Démonstration n°1 : Hérétiques, schismatiques et apostats publics ne sont pas membres de l’Eglise

Par le cœur, nous croyons et nous confessons de bouche non pas une église des hérétiques, mais l’Église Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé. – Pape Innocent III, Eius Exemplo

La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir à l’extérieur de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère. – Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9

Ce n’est pas celui qui ne croit pas seulement en toutes ces hérésies qui peut pour cette raison se considérer ou même être appelé catholique. Car il peut y avoir ou se présenter d’autres hérésies qui ne sont pas énoncées dans ce travail qui est le Nôtre, et, le cas échéant, si il s’en tient à une seule d’entre elles, il n’est pas catholique.Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9

Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, amène un homme à rompre du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie. – Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 23


Démonstration n°2 : un hérétique ne peut donc pas être la tête d’un corps duquel il est étranger

Personne, donc, sauf en communion avec Pierre, ne peut partager son autorité, car il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Église. – Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15

La raison en est qu’il ne peut pas être la tête de ce dont il n’est pas un membre ; or celui qui n’est pas chrétien n’est pas membre de l’Église, et un hérétique manifeste n’est pas un chrétien, comme l’enseignent clairement St Cyprien (lib. 4, Epist. 2), St. Athanase (Scr. 2 cont. Arian.), St. Augustin (Lib. De Grat. Christ. cap. 20), St. Jérôme (contra Lucifer) et d’autres ; par conséquent l’hérétique manifeste ne peut pas être papeSaint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, XXX.


Démonstration n°3 : un hérétique public ne peut donc pas être pape

Et, puisque là où le danger s’étend, là aussi il devient plus profond, il faut y veiller avec plus de diligence de telle sorte que des pseudo-prophètes ou des hommes revêtus d’une juridiction séculière ne puissent prendre misérablement dans leurs actes les âmes des gens simples, entraîner avec eux à la perdition et à la damnation éternelle des peuples innombrables soumis à leur soin et à leur autorité, soit spirituelle, soit temporelle. Et, pour que nous puissions ne jamais voir dans le lieu Saint l’abomination de la désolation prédite par le Prophète Daniel, nous voulons autant que nous le pourrons avec l’aide de Dieu et selon notre charge pastorale, capturer les renards occupés à saccager la vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas sembler être comme les chiens muets, impuissants à aboyer, pour ne pas nous perdre avec les mauvais serviteurs et ne pas être assimilé à un mercenaire. De plus, par Notre présente Constitution, qui doit rester valide à perpétuité, Nous adoptons, déterminons par un décret et définissons que si jamais un jour il apparaissait qu’un évêque, faisant même fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat ; qu’un cardinal de l’Église Romaine, même légat ; qu’un souverain pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour illégitime. S’il s’agit du souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, adoration (agenouillement devant lui), l’obéissance à lui jurée, le cours d’une durée quelle qu’elle soit (de son règne), que tout cela a convalidé ou peut convalidé son pontificat ; celui-ci ne peut être tenu pour légitime jamais et en aucun de ses actes. De tels hommes, promus évêques, archevêques, patriarches, primats, cardinaux ou souverain pontife, ne peuvent être censés avoir reçu ou pouvoir recevoir aucun droit d’administration, ni dans le domaine spirituel, ni dans le domaine temporel. Tous leurs dits, faits, et gestes, leur administration et tous ses effets, tout est dénué de valeur et ne confère, par conséquent, aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus seront donc, sans besoin d’aucune déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la foi catholique, tombant dans le schisme ou l’hérésie, qu’après son élection, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs. Quand aux personnes assujetties au Pontife, aussi bien clercs séculiers et réguliers que laïcs, cardinaux y compris, qui auraient participé à l’élection du Pontife Romain déjà hors de la foi catholique, par hérésie ou schisme, ou qui y consentiraient de quelque autre manière, qui lui auraient promis obéissance, qui se seraient agenouillées devant lui…etc. de même quiconque se lierait à de telles personnes par hommage, serment ou caution, au lieu de renoncer en tout temps à leur obéir, les servir impunément, de les éviter comme des magiciens, des païens et des publicains et hérésiarques, toutes ses personnes assujetties, si elles prétendent néanmoins rester attachées fidèles et obéissantes… toutes ces personnes seront soumises au châtiment des censures et des peines qui frappent les gens qui déchirent la tunique du Seigneur.Pape Paul IV, Cum ex Apostolatus Officio, n°1, n°6, n°7


Démonstration n°4 : Aucune déclaration juridique n’est nécessaire pour constater l’hérésie publique et formelle et la vacance d’un office ecclésiastique

En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont vacants « ipso facto » et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc :

1) Fait profession religieuse, sauf si doit être tenu compte des prescriptions du Can. 584 , en ce qui concerne les bénéfices;
2) Est négligent à prendre possession de l’office qui lui a été conféré dans le temps utile établi par le droit, ou si le droit ne dit rien, dans le délai fixé par l’Ordinaire;
3) Accepte un autre office ecclésiastique incompatible avec le premier et obtient la possession pacifique de celui-ci;
4) Apostasie publiquement la foi catholique
5) Conclue un mariage, même s’il est seulement civil
6) Conclue un engagement dans l’armée contrairement au Can. 141 p.1 .
7) Abandonne sans juste cause, de sa propre autorité, l’habit ecclésiastique, et, averti par son Ordinaire, refuse de le reprendre dans un délai de un mois à partir de la monition reçue.
8) Abandonne illégitimement la résidence à laquelle il est tenu, et sans aucun empêchement légitime, n’obéit ni ne répond, dans le délai fixé par l’ordinaire, à la monition reçue de celui-ci.

Code de Droit Canon 1917, Première partie : Des Clercs, Section 1 : Des clercs en général, Titre 4 : Des offices ecclésiastiques, Chapitre 2 : De la perte des offices, n°188. 

Il est nécessaire, d’après les lois naturelles et divines, que, soit pour l’excommunica­tion, soit pour la suspense, il y ait un examen personnel préalable ; par conséquent, les sentences dites ipso facto n’ont pas d’autre force qu’une sérieuse menace sans aucun effet actuel (De la pénitence, § 21, 23)­ : Proposition fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse pour l’autorité de l’Église, erronée.Pape Pie VI, Auctorem Fidei, 47e proposition condamnée.


Démonstration n°5 : Les docteurs de l’Eglise enseignent qu’un hérétique ne peut être élu pape et qu’un pape hérétique perd automatiquement son office par loi divine

Car, en premier lieu, il est prouvé avec des arguments d’autorité et de raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déposé. L’argument d’autorité se fonde sur saint Paul (Tite 3:10), qui stipule que l’hérétique doit être évité après deux avertissements, c’est-à-dire, après s’être montré manifestement obstiné — ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et c’est ce qu’écrit saint Jérôme, ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’exilent et se séparent eux-mêmes, par leur propre acte, du corps du Christ. Ce principe est très certain. Le non-chrétien ne peut en aucun cas être pape, comme l’admet lui-même Cajetan (ib. c. 26). La raison en est qu’il ne peut pas être la tête de ce dont il n’est pas un membre ; or celui qui n’est pas chrétien n’est pas membre de l’Église, et un hérétique manifeste n’est pas un chrétien, comme l’enseignent clairement St Cyprien (lib. 4, Epist. 2), St. Athanase (Scr. 2 cont. Arian.), St. Augustin (Lib. De Grat. Christ. cap. 20), St. Jérôme (contra Lucifer) et d’autres ; par conséquent l’hérétique manifeste ne peut pas être papeSaint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, XXX.

Dans le cas où le pape deviendrait hérétique, il se trouverait lui-même, par le fait même et sans aucune autre déclaration, séparé de l’Église. Une tête séparée d’un corps ne peut pas, aussi longtemps qu’elle en demeure séparée, être la tête de ce même corps duquel elle a été coupée. Un pape qui se séparerait de l’Église par l’hérésie, de cette manière, cesserait immédiatement et par ce seul fait, d’être la tête de l’Église. Il ne pourrait aucunement être hérétique et être pape dans le même temps, car, étant hors de l’Église, il ne peut en posséder les clefs. – Saint Antonin de Florence, in Summa theologica, cité dans les Actes du Ier Concile de Vatican


Démonstration n°6 : Réfutation des objections modernes par l’enseignement des canonistes traditionnels

Objection 1 : Le pape Pie XII a levé toutes les peines ecclésiastiques concernant l’élection d’un pape lors d’un conclave. Ainsi, même si les « papes » de Vatican 2 étaient hérétiques avant leur élection, ils seraient quand même validement élus papes.

Réponse à l’objection : C’est par loi divine que les hérétiques et les schismatiques ne peuvent être élus papes. Le pape Pie XII a levé les peines ecclésiastiques, mais il n’a pas, ni ne pouvait en aucune manière dispenser quiconque de la loi divine.

Preuves par l’enseignement des canonistes traditionnels :

Election à l’office du siège apostolique : Concernant ce qui est requis par loi divine pour cette élection…Il est requis pour que l’élection soit valide, que la personne élue soit membre de l’Eglise. Ainsi, les hérétiques et les apostats publics en sont exclus. – Coronata, Institutiones Iuris Canonici, 1950.

Les hérétiques et les schismatiques sont exclus de l’élection au pontificat suprême par la loi divine elle-même, car, bien que par loi divine, ils ne sont pas considérés incapables de participer à un certain type de juridiction ecclésiastique, néanmoins, ils doivent avec certitude être considérés comme exclus de l’occupation du trône du Siège apostolique, lequel est le docteur infaillible des vérités de foi et le centre de l’unité ecclésiastique. – Marato, Institutiones Iuris Canonici, 1921.

La loi actuellement en force concernant l’élection du pontife romain consiste en ces critères : Sont exclus comme étant incapables d’être validement élus : les femmes, les enfants n’ayant pas atteint l’âge de raison, les personnes souffrant habituellement de folie, les non-baptisés, les hérétiques et les schismatiques. – C. Baldii, Institutiones Iuris Canonici, 1921.

Toute personne n’étant pas empêchée par loi divine ou par loi ecclésiastique est validement éligible à l’élection papale. De là, tout mâle qui jouit d’un usage de la raison suffisant à accepter l’election et à exercer juridiction, et qui est un vrai membre de l’Eglise, peut être validement élu, même s’il n’est encore qu’un laïc. Sont exclus et considérés comme inaptes à être validement élus, toute femme, tout enfant n’étant pas encore atteint l’âge de raison, tous ceux atteints d’insanité courante, tous les hérétiques et les schismatiques. – Wernz-Vidal, Jus. Can., tome 2, p.415

Preuves par l’Encyclopédie Catholique :

Bien sûr, l’élection d’un hérétique, schismatique, ou femme [en tant que Pape] serait nulle et non avenue. Encyclopédie catholique, article « élections papales », 1914, Vol. 11, p. 456

Le pape lui-même, s’il était notoirement coupable d’hérésie, cesserait d’être pape parce qu’il cesserait d’être membre de l’Eglise. – Encyclopédie catholique, article « hérésie », 1914, Vol. 7, p. 261


Démonstration n°7 : Le siège apostolique n’est jugé par personne, le pape hérétique est donc déposé par Dieu Lui-Même et par le fait de son apostasie publique, sans autre déclaration

« Que faire du pape si celui-ci devient hérétique ? » Il fut répondu qu’un tel cas de figure n’a jamais existé ; le concile des évêques peut le déposer pour hérésie, car à l’instant même où il devient un hérétique, il n’est plus ni la tête, ni même un membre de l’Eglise. L’Eglise n’aurait aucune obligation de l’écouter lorsqu’il se mettrait à enseigner une doctrine que l’Eglise sait être une fausse doctrine, et il cesserait d’être le pape, étant déposé par Dieu Lui-même. Si le pape, par exemple, affirmerait que la croyance en Dieu est fausse, vous n’auriez aucune obligation de le croire, ou bien s’il venait à nier le reste du Credo, « Je crois en Christ », etc. La simple idée [que le pape puisse être hérétique] est une supposition injurieuse, mais elle sert à vous démontrer à quel point cette question a été considérée [à l’occasion du concile de Vatican I, ndt] dans toutes ses éventualités. Si le pape nie n’importe quel dogme de l’Eglise, il n’est pas plus le pape que vous et moi. Ainsi, de ce point de vue, le dogme de l’infaillibilité ne pourrait nullement être invoqué comme un argument relatif au gouvernement temporel ou comme une prétexte pour nier l’évidence de l’hérésie. – Mgr. John Baptist Purcell, cité par le Révérend Père James J. McGovern, Life and life work of Pope Leo XIII, Chicago, Allied Printing, 1903, p.241.


Conclusion : Le siège apostolique est vacant et l’entité moderniste n’est pas l’Eglise catholique

Le siège de Saint-Pierre est vacant depuis la mort du pape Pie XII le 9 Octobre 1958. Les individus connus sous les noms de Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoit XVI et François ayant tous enseigné, promulgué et professé des hérésies de manière publique, répétée et obstinée, en particulier les doctrines hérétiques de Vatican 2, et ayant tous en outre commis de nombreux actes d’apostasie publique, sont donc avec certitude non-catholiques, hérétiques, apostats et schismatiques. Ils sont des usurpateurs assis, non pas dans la chaire de Saint Pierre, dont le siège, pur de toute erreur, est vacant, mais dans une chaire de pestilence, celle-là même qui est décrite dans le livre de Daniel et ailleurs dans la Sainte Ecriture, ainsi que l’a enseigné le pape Paul IV, comme vu dans l’extrait de sa bulle Cum Ex Apostolatus Officio citée plus haut. Ces individus, avec leur hiérarchie, professent les doctrines du modernisme, une hérésie radicalement condamnée par le pape Saint Pie X. Ces individus, avec leur hiérarchie, ne sont pas à la tête de l’Eglise, mais en sont exclus par loi divine et par le fait de leur hérésie manifeste et continue. Ils ne sont pas membres du Corps mystique du Seigneur Jésus-Christ, mais sont des adultères, membres du corps mystiques de l’antéchrist, ainsi que cela a été prophétisé par plusieurs saints et docteurs, et ainsi que cela a été enseigné par les exégètes catholiques traditionnels.