Fide Catholica

[Prophéties] Vatican 2, le 3e secret de Fatima et la vérité sur Soeur Lucie

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Dieu va châtier le monde et ce sera d’une manière terrible. Le châtiment céleste est imminent. Père, que manque-t-il encore pour [que le 3e secret de Fatima soit révélé en, ndt] 1960 [comme l’a ordonné la Très Sainte Vierge à Lucie et comme le pape Pie XII souhaitait le faire, ndt] et qu’arrivera-t-il alors ? Ce sera vraiment triste pour tout le monde, nullement réjouissant si auparavant le monde ne prie et ne fait pas pénitence. Je ne peux donner d’autres détails puisque c’est encore un secret. C’est la troisième partie du message de Notre Dame qui restera secret jusqu’à cette date de 1960. […] ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront certainement si le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obstinés dans le péché. Maintenant il faut que chacun de nous commence lui-même sa propre réforme ; il doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. Le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et une bataille décisive est une bataille finale où l’on saura de quel côté est la victoire, de quel côté est la défaite.

Aussi, dès à présent : soit nous sommes avec Dieu, soit nous sommes avec le démon ; il n’y a pas de moyen terme. Dieu donne deux derniers remèdes au monde ; le Saint Rosaire et la dévotion au Coeur Immaculé de Marie. Et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie que ce sont les derniers, qu’ils n’y en aura pas d’autres. La troisième raison est celle-ci : dans les plans de la Divine Providence, Dieu ne châtie jamais le monde avant d’avoir employé tous les remèdes possibles. Ainsi, quand Il voit comment le monde se détourne, comme nous le disons dans nos mots maladroits, non sans crainte, Il nous offre les derniers moyens de salut, Sa Très Sainte Mère. Non sans crainte, car si vous méprisez et repoussez ces derniers recours, nous n’aurons plus aucun pardon des Cieux, car nous commis ce péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit Saint. Ce péché consiste en rejetant ouvertement, en pleine connaissance et consentement, le salut qu’Il offre. Rappellons-nous que Jésus Christ est un Très bon Fils et qu’Il ne permet point que nous puissions offenser et mépriser Sa Très Sainte Mère. Nous avons vu au travers l’histoire de l’Église le témoignage évident de ces châtiments tombés sur ceux qui attaquèrent l’honneur de Sa Très Sainte Mère et comment Notre Seigneur Jésus Christ a toujours défendu l’honneur de Sa Mère. Les deux moyens pour sauver le monde sont la prière et le sacrifice.

Mon père, La Très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. De telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, ou bien à la vie des peuples et des nations, que nous ne puissions résoudre par la prière du Saint Rosaire. Avec le Saint Rosaire, nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes. Enfin, la dévotion au Coeur Immaculé de Marie, notre Très Sainte Mère, en la considérant comme le siège de la clémence, de la bonté et du pardon, et comme la porte sûr pour entrer au Ciel.

Dernière entrevue connue de Soeur Lucia dos Santos avec le père Augustin Fuentes, le 26 décembre 1957.


Commentaire : Il s’agit ici d’un extrait de la dernière déclaration connue de Soeur Lucia Dos Santos de Fatima. Le père Augustin Fuentes était le chef postulateur pour les causes de béatification de Francisco et Jacintha, les deux autres petits voyants de 1917. Rentré au Mexique, le père Fuentes donna une conférence le 22 mai 1958 pour exposer ce que Soeur Lucie lui avait révélé. Cette conférence eut un retentissement international énorme et fut relayée dans de grands quotidiens occidentaux. Toutefois, une suite de graves et mystérieux évenements, manifestement liés à l’imminente diffusion du Secret, ainsi qu’à la popularité croissante de Notre Dame de Fatima (qui était jusque là encore relativement peu connue), vont se jouer immédiatement après la mort de Pie XII, dernier pape catholique, et l’élection de Jean XXIII, qui sera le grand architecte de la révolution Vatican 2.

Père Augustin Fuentes

Le 2 juillet 1959, alors que le pape Pie XII était décédé depuis neuf mois et que Jean XXIII et les modernistes avaient pris le contrôle du Vatican, le diocèse de Coimbra en Espagne, celui où se trouvait alors Soeur Lucie, publia une déclaration officielle dans laquelle le père Fuentes avait accusé d’avoir menti et d’avoir exagéré les propos de Soeur Lucie. Dans cette lettre, les autorités de ce diocèse affirmèrent :

Le R.P. Augustin Fuentes, postulateur de la cause de béatification des voyants de Fatima…a rendu visite à Soeur Lucie au carmel de Coimbra et a parlé avec elle exclusivement des choses concernant le procès en question. Mais revenu au Mexique…ce prêtre s’est permis de faire des déclarations sensationnelles, de caractère apocalyptique, eschatologique et prophétique qu’il affirme avoir entendues de la bouche même de Sœur Lucie. Etant donné la gravité de telles affirmations, la curie diocésaine de Coimbra a cru de son devoir d’ordonner une enquête rigoureuse sur l’authenticité de telles informations et sur les choses qui se rapportent à Soeur Lucie, la curie diocésaine de Coimbra rend publiques les paroles de Lucie, en réponse à des questions qui lui furent posées par qui de droit. – Communiqué officiel du diocèse de Coimbra, 2 juillet 1959

A ce communiqué est adjointe une soi-disant rétractation de Soeur Lucie, rédigée à la machine à écrire, et non manuscrite :

Le père Fuentes a parlé avec moi en tant que postulateur de la cause de béatification des serviteurs de Dieu, Jacinthe et François Marto. Nous avons traité uniquement des choses qui concernent ce sujet. Pour le reste, auquel il se réfère, ce n’est ni exact, ni vrai. Ce que je déplore, car je ne comprends pas quel bien on peut faire aux âmes avec des choses qui ne se basent pas sur Dieu qui est la vérité. Je ne sais rien, et par conséquent je ne pouvais rien dire sur de tels châtiments que l’on m’a attribués faussement.

Le communiqué du diocèse de Coimbra s’achève ainsi :

La curie diocésaine de Coimbra est habilitée à pouvoir déclarer que Soeur Lucie ayant dit jusqu’à présent ce qu’elle a cru devoir dire sur Fatima, et qu’on put trouver dans les livres publiés sur Fatima, n’a rien dit de nouveau et en conséquence, n’a autorisé personne à publier, tout au moins depuis février 1955, quoi que ce soit de nouveau qu’on puisse lui attribuer au sujet de Fatima.

A la suite de ces événements de 1959, le brave père Fuentes se vit curieusement retirer sa charge de postulateur pour les causes de béatification de Jacintha et Francisco, malgré le soutien qu’il reçut de l’archevêque Manuel Pio Lopez et du Cardinal José Garibi y Rivera. Ce n’est que le 19 mars 1961 que les nouvelles autorités en place au Vatican nommèrent à cette charge le père Louis Kondor, prêtre aux tendances libérales, officiant dans la Hongrie communiste.

Père Luis Kondor

Il faut aussi savoir que l’évêque José Alvès Da Silva de Fatima, l’un des rares amis qui restaient à Soeur Lucie à la fin des années 1950 et qui avait joué un rôle immense auprès d’elle, décéda au cours de l’année 1957. C’est lui qui avait encouragé Soeur Lucie à compléter la rédaction du 3e secret afin de le faire connaître au Siège apostolique.

Il faut également savoir que le pape Pie XII a été marqué pendant toute sa vie par La Très Sainte Vierge Marie, envers laquelle il a constamment montré une profonde dévotion. En effet, Eugenio Pacelli a été consacré évêque le 13 mai 1917, au jour et à l’heure même de la première apparition de Notre Dame de Fatima. En outre, le 22 août 1944, il proclama l’institution de la fête du Coeur Immaculé de Marie. En 1952, il consacra le peuple de Russie au Coeur Immaculé de Marie par la lettre Sacro Vergente Anno, conformément aux demandes de la Sainte Vierge aux petits enfants de Fatima.

Ajoutons encore que le pape Pie XII a été témoin de quatre répétitions du miracle du Soleil de Fatima entre la fin du mois d’Octobre et le début du mois de Novembre 1950 alors qu’il se trouvait à Rome, dans les jardins du Vatican. La même année, à la même période, Pie XII venait de proclamer le dogme de l’Assomption de Marie, le 30 Octobre 1950.

Il est admis que le pape Pie XII, souhaitait attendre 1960 pour ouvrir le secret, conformément aux demandes de la Sainte Vierge, mais il mourut, possiblement d’un empoisonnement chimique, le 9 octobre 1958. Quant à Soeur Lucie, il ne fait aucun doute que celle-ci disparut, mourut ou fut tuée par des ennemis de l’Église entre Janvier 1958 et le mois de juin 1959, date à laquelle le diocèse de Coimbra, comme nous l’avons vu plus haut, a de toute évidence commencé à publier des récits faussement attribuées à Soeur Lucie. Ainsi, à partir de la fin de l’année 1959 et le début de l’année suivante, des proches de Soeur Lucie remarquent qu’il devient de plus en plus compliqué d’obtenir de ses nouvelles et encore plus d’obtenir une autorisation de la voir.

Dans sa note du 2 juillet 1959, nous l’avons vu, la curie épiscopale déclarait, d’autorité, que “sœur Lucie n’a plus rien à dire sur Fatima” ! Aussi, devint-il de plus en plus difficile de la rencontrer et l’on ne publia, pendant des années, aucun écrit de sa plume. Son témoignage devenait gênant. En 1962, Maria de Freitas remarque que “de plus en plus les visites à sœur Lucie sont interdites ; de plus en plus, elle devient invisible. – F. Michel, Toute la vérité sur Fatima, T. 3, p. 506″

Le 11 octobre 1990, Carolina, la sœur de sang de sœur Lucie, dit au Père Gruner qu’elle avait visitée sœur Lucie au Carmel de Coimbra pendant plus de 40 ans et qu’elle n’avait jamais été capable de parler seule à seule avec sa sœur dans la même pièce. Elles étaient toujours séparées par la grille et beaucoup d’autres nones du couvent étaient présentes à toutes les visites – Francis Alban, The Fatima Priest, Introduction

L’introduction de la fausse Soeur Lucie

Ainsi, il est clair que c’est à cette période, entre 1957 et 1960, que les ennemis de l’Eglise ont mis en place la fausse Soeur Lucie qui devint par la suite une ardente supportrice de la révolution Vatican II et de ses antipapes. En effet, voici une photographie montrant la vraie Soeur Lucie en 1945 à l’âge de 38 ans :

Et une autre montrant la fausse Soeur Lucie en 1967, prétendument âgée de 60 ans :

L’imposture apparaît plus clairement à l’examen attentif du visage de la vraie Soeur Lucie, lequel est marqué par des fossettes sur les joues, ainsi qu’un sourire en U lorsqu’elle sourit :

Tandis que la fausse Soeur Lucie d’après 1959, si elle ressemble vaguement à la vraie Soeur Lucie de par la forme générale du visage, ne présente aucune marque de fossettes et lorsqu’elle sourit, son sourire forme un U inversé :

Concernant la forme du visage de Soeur Lucie, on voit aussi nettement ici que la vraie Soeur Lucie avait un visage plat et allongé, tandis que la fausse Soeur Lucie avait un menton beaucoup plus proéminent :

Enfin, comment expliquer que la vraie Soeur Lucie était marquée par une dentition irrégulière, comme en témoigne William T. Walsh dans Notre Dame de Fatima, page 25 : « Ses dents, irrégulières, faisaient ressortir sa lèvre supérieure, et sa lèvre inférieure était épaisse et lourde… »

Alors que la fausse Soeur Lucie lors de sa première sortie publique à Fatima en 1967 avec l’antipape Paul VI, aborde une dentition absolument régulière. Mais ce n’est pas tout : la photographie ci-dessous est en réalité un montage.

Voici la photographie originale :

De même que celle-ci :

Ceci a été démontré par le groupe d’enquête scientifique créé en 2017 par le Dr. Peter Chojnowski , un catholique traditionaliste. Vous pouvez lire ici un passionant dossier écrit par lui-même, sur ces stupéfiants montages photographiques, accompagnés des sources originales dans lesquels ces forfaitures apparaissent pour la première fois.

Ces images de la pseudo-Soeur Lucie accompagnée du pseudopape Paul VI ont fait le tour du monde et sont connues de tous les dévots de Fatima. Or, il s’agit irréfutablement de photomontages. Cette image-ci fut publiée pour la première fois dans le magazine ‘Stalla’, éditée par la Congregação das Irmãs Reparadoras de Nossa Senhora de Fátima, fondée en 1949 par le père  Manuel Nunes Formigão, un authentique fatimiste. Cette congrégation fût totalement mise sous le contrôle de la secte moderniste après sa mort en 1958 et après le concile Vatican 2. L’original peut être consulté ici.

Avec son organisation, The Sister Lucy Truth Project, le Dr. Chojnowski a engagé une batterie d’experts scientifiques indépendants avec de déterminer avec certitude, au moyen de différentes technologies scientifiques modernes, que la « Soeur Lucie » connue depuis la fin des années 1960 n’était pas la même personne que la vraie Soeur Lucie, c’est à dire la voyante de Fatima. Les résultats de cette enquête, qui dura plus de deux ans, sont sans appel. Il y a bien eu une substitution de personnes et une usurpation d’identité.

Le faux 3e secret de Fatima et la secte moderniste

Le 8 février 1960, contre toute attente, les autorités de la secte moderniste désormais installée au Vatican informent le monde que le 3e secret de Fatima ne sera pas révélé. Le 26 septembre 1959, Jean XXIII publia son encyclique Grata Recordatio, dans laquelle il introduisait la grande révolution apostate de Vatican 2 :

Nos pensées se tournent sur les territoires de cette Terre ; Nous voyons l’humanité entière désirer un avenir meilleur ; Nous voyons l’éveil d’une force mystérieuse, et ceci nous fait espérer que l’homme sera tiré par une conscience droit et un sens du devoir pour faire avancer les vrais intérêts de la société humaine.

En mai 1994 – 77 ans après que la Sainte-Vierge soit apparue aux trois enfants de Fatima, le père Raymond Arnette, défenseur du rite latin traditionnel, écoutait un CD intitulé Mysterium Fidei, avec des paroles françaises et chanté par les chœurs français. Alors qu’il écoutait dévotement, la musique a décliné tout à coup en arrière-plan et une voix claire, perçue normalement et non pas comme une source d’inspiration intérieure, a été entendue par le prêtre :

L’église saignera de toutes ses plaies.

Il y eut ensuite ce message :

Il y aura un concile méchant, planifié et préparé, qui changera la physionomie de l’Église. Beaucoup perdront la Foi. La confusion régnera partout. Les brebis chercheront en vain leurs bergers. Un schisme déchirera la sainte tunique de Mon Fils. Ce sera la fin des temps, prédit dans les Saintes Écritures et rappelé par moi en de nombreux endroits. L’abomination des abominations atteindra son apogée et elle apportera le châtiment annoncé à La Salette. Le bras de mon Fils, que je ne pourrai plus retenir, punira ce pauvre monde qui doit expier ses crimes. On ne parlera que de guerres et de révolutions. Les éléments de la nature seront déchaînés et causeront l’angoisse, même parmi les meilleurs (les plus courageux). L’Église saignera de toutes ses plaies. Heureux ceux qui persévéreront et chercheront refuge dans Mon Cœur, car à la fin Mon Cœur Immaculé triomphera.

Après ce message, le père Arnette n’entendit qu’une phrase :

 Tel est le Troisième Secret de Fatima.

Nous n’avons naturellement aucun moyen de vérifier le témoignage du Père Raymond Arnette, personnage dont le parcours peu commun, passé de l’espionnage au sein de la Gestapo pour le compte de la résistance parisienne, à l’OAS des années 1960, mériterait une enquête plus approfondie et en tout cas, induit à la plus grande prudence. Quoiqu’il en soit, le contenu de ce message, quoique présentant quelques problèmes évidents (la Tunique du Seigneur ne peut être déchirée), semble beaucoup plus cohérent et en adéquation avec les messages de Notre Dame entre le milieu du XIXe siècle et 1917, que le soi-disant 3e secret de Fatima que la secte Vatican 2 a révélé au monde en Juin 2000, plus de quarante ans après le refus de Jean XXIII en 1960.

En effet, le 26 juin 2000, à la demande de l’antipape Jean-Paul II, la « congrégation pour la doctrine de la foi », présidée par le « cardinal » Ratzinger, divulgua une lettre présentée comme étant le 3e secret de Fatima. Même les traditionalistes et autres dévots de Fatima en union avec la secte Vatican 2 tiennent cette lettre pour un faux grossier, en raison des incohérences qui y apparaissent.

Remarquons à ce sujet que la fausse Soeur Lucie était présente à cette occasion et que même certains dévots de Fatima qui adhèrent à la thèse selon laquelle Soeur Lucie n’a pas fait l’objet d’une substitution et d’une usurpation d’identité, furent obligés d’admettre que le comportement de cette dernière [la fausse Soeur Lucie] fut extrêmement étrange :

En fait, son exubérance à Fatima en 2000 était presque troublante. Il est certain que la cause de son bonheur éclatant, et sa nouvelle grâce envers Jean-Paul, résultait de la béatification de ses deux cousins. Et pourtant, elle est restée dans cet état d’exubérance, même à l’écoute de la version du Troisième Secret par le Cardinal Sodano, allant jusqu’à faire de grands gestes maladroits vers la foule. – Mark Fellows, Fatima in Twilight, page 327

Or, la fausse Soeur Lucie a en effet validé non seulement tous les enseignements hérétiques de la secte Vatican II, mais de plus, elle a nié, démenti et fourni de faux témoignages à propos de la vie de la vraie Soeur Lucie, à propos des messages de Fatima et du 3e secret en particulier. Ainsi, dans la célèbre entrevue de 1992 « Two Hours with Sister Lucy » conduite par le « cardinal » Padiyara, par Francis Michaelappa, par le « père » Francisco Pacheco et par Carlos Evaristo, un journaliste présent en qualité de traducteur, la fausse Soeur Lucie a fourni les réponses suivantes, en totale contradiction avec toutes les déclarations faites par Soeur Lucie dans les années 1940 et 1950 à l’éveque Da Silva ou au Père Fuentes :

Padiyara : Est ce que la consécration [de la Russie] a été accomplie par Jean-Paul II le 25 mars 1984 ?

Sœur Lucie : Oui, Oui, Oui.

Carlos Evaristo : Donc cette consécration a depuis été acceptée par Notre-Dame ?

Sœur Lucia : Oui.

Carlos : Notre Dame est contente et l’a acceptée ?

Sœur Lucia : Oui.

Padiyara : Est-ce que Dieu et Notre-Dame veulent toujours que l’Église révèle le Troisième Secret ?

Sœur Lucia : Le Troisième Secret n’est pas destiné à être révélé. Il était seulement destiné au Pape et à la hiérarchie directe de l’Église.

Carlos : Mais Notre Dame n’a-t-elle pas dit qu’il devait être révélé au public en 1960, au plus tard ?

Sœur Lucie : Notre Dame n’a jamais dit ça. Notre Dame a dit que c’était pour le pape.

Pacheco : Est-ce que le Troisième Secret a un lien avec le Second Concile du Vatican ?

Sœur Lucie : Je ne peux dire.

Carlos : Le Pape peut-il révéler le Troisième Secret ?

Sœur Lucia : Le Pape peut le révéler s’il le veut, mais je lui conseille de ne pas le faire. S’il choisit de le faire, je lui conseille une grande prudence. Il doit être prudent.

On peut lire également d’autres fausses déclarations de la fausse Soeur Lucie validant la falsification du message de Fatima par la secte Vatican 2. En particulier, on peut voir que cette fausse Soeur Lucie affirme que la consécration de la Russie fut faite en 1984 par le pseudopape Jean-Paul II, alors qu’en réalité, le pape Pie XII avait déjà opéré cette consécration longtemps auparavant. De plus, la soit-disant consécration de la Russie faite par Jean-Paul II en Mars 1984, ne mentionnait même pas nommément la Russie :

Passant au problème de la troisième partie du Secret de Fatima, elle [“Sr. Lucie”] affirma qu´elle avait lu attentivement et médité le fascicule publié par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et confirme tout ce qui y est écrit. À qui est pris par le doute que quelque chose ait été caché du “Troisième Secret”, elle répond : “Tout a été publié, il n’y a plus rien de secret.” À qui parle et écrit à propos de nouvelles révélations, elle dit : “Rien n’est vrai là-dedans. Si j´avais eu de nouvelles révélations, je ne les aurais dites à personne, mais je les dirais directement au Saint-Père” ! Il fut demandé à sœur Lucie : “Que dites-vous des affirmations obstinées du P. Gruner qui recueille des signatures pour que le pape fasse finalement la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, qui n´a jamais été faite” ? Sœur Lucie répond : “La communauté du Carmel a rejeté les formulaires pour la récolte des signatures. J’ai déjà dit que la consécration désirée par Notre-Dame a été faite en 1984 et qu’elle a été acceptée par le Ciel. – Vatican Information Service, 20 décembre 2001

La fausse Soeur Lucie baisant la main après avoir reçu la « communion » par l’antipape Jean-Paul II.

Dans un récent article, le Dr. Chojnowski est revenu en détail sur l’interview du 11 octobre 1994 entre la fausse Soeur Lucie et le journaliste Carlos Evaristo. Le Dr. Chojnowski résume ainsi les affirmations manifestement problématiques de cet entretien, prouvant que la fausse Soeur Lucie est bien une usurpatrice et fût probablement un agent actif de la secte moderniste, dont la tâche était de falsifier totalement le message de Fatima :

1/ « Soeur Lucie » conseille à Jean-Paul II de ne pas révéler le 3e secret, alors que Notre Dame en avait explicitement fait la demande pour 1960.

2/ La consécration de la Russie a été faite le 25 mars 1984 par Jean-Paul II et aurait évité miraculeusement une guerre nucléaire. C’est doublement faux, car Jean-Paul II n’a pas nommé la Russie dans cette « consécration » et par ailleurs, le pape Pie XII avait déjà consacré la Russie au coeur immaculé de Marie en 1952.

3/ « Soeur Lucie » prétend que la Sainte Vierge n’a jamais dit que le pape devait explicitement nommer la Russie pour cette consécration et que la paix promise concernant les guerres et les persécutions que les erreurs de l’athéisme communiste causaient dans le monde.

4/ « Soeur Lucie » insiste dans cet entretien pour dire que le message de Fatima a été l’objet d’interprétations erronées au cours des années.

5/ « Soeur Lucie » affirme que Gorbatchev fut un instrument de Dieu dans le processus de conversion de la Russie.

6/ « Soeur Lucie » affirme que la consécration faite par Pie XII en 1952 était incomplète en raison d’un « déficit d’union des évêques » dans cette démarche.

7/ « Soeur Lucie » se contredit en affirmant que la « consécration » de Jean-Paul II en 1984 était valide, quand bien même tous les évêques ne s’y sont pas unis.

8/ « Soeur Lucie » affirme que la 2e guerre mondiale fut une guerre athéiste, une guerre conduite par le Diable et dirigée contre les Juifs qui continuent, selon elle, d’être le peuple élu de Dieu.

9/ « Soeur Lucie » affirme que la conversion de la Russie a eu lieu.

10/ « Soeur Lucie » affirme que la Sainte Vierge Marie ne parlait pas d’une conversion de la Russie au catholicisme, mais d’une conversion à la « paix » et aux droits de l’homme.

11/ « Soeur Lucie » affirme que le triomphe du Coeur Immaculé de Marie a déjà eu lieu » et qu’il a commencé lorsque, toujours selon elle, Notre Dame a « sauvé la vie du pape Jean-Paul II sur la place Saint Pierre le 13 mai 1981. Toujours selon elle, le triomphe du Coeur Immaculé est toujours en cours, la paix sensée venir de ce triomphe est la fin de la diffusion de l’athéisme communiste de la Russie soviétique, mais cette paix ne signifie pas que d’autres guerres mondiales n’auront pas lieu.

12/ Selon « Soeur Lucie », la destruction des nations n’est pas une destruction par la guerre ou par quelque moyen physique.

13/ Selon « Soeur Lucie », le troisième secret etait uniquement destiné au pape. Elle se déclare opposée à sa révélation publique.

14/ Carlos Evaristo, lors de son témoignage en 1998, insiste pour dire que selon ce que « Soeur Lucie » lui a dit, « Notre Dame n’a jamais dit que le Secret devait être révélé en 1960 ».

15/ Selon « Soeur Lucie », la signification du début du 3e secret est que le dogme de l’Immaculée Conception serait toujours défendu par les Portugais.

16/ « Soeur Lucie » affirme que ce qu’elle souhaite avant tout dire au monde (au moment de son interview) est que « Quiconque n’est pas avec le pape Jean-Paul II n’est pas avec Dieu ». Pour rappel, nous sommes là environ sept ans après l’abomination de la réunion d’Assise.

17/ Selon « Soeur Lucie », la « consécration » de la Russie par Jean-Paul II a permis l’établissement d’un régime qui favorise la liberté religieuse et sous lequel les gens peuvent exercer leur liberté de conscience, peu importe qu’ils embrassent le catholicisme ou non.

18/ « Soeur Lucie » affirme que la conversion de la Russie n’est pas une conversion au catholicisme, mais à la liberté de choisir entre le bien et le mal.

La fausse soeur Lucie et le journaliste Carlos Evaristo.

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