Les hérésies manifestes des chefs de la secte modernistes sont innombrables. Celles de Jean-Paul II se distinguaient par une certaine subtilité que sa formation et son intelligence lui permettaient. Cette subtilité tranchait pourtant radicalement avec les grands rassemblements interreligieux qu’il a organisé, en particulier à Assises. Mais ce fût loin d’être le seul évenement de la sorte lors du « pontificat » du pseudopape polonais. On se souvient moins que le 31 juillet 2002, lors de la « messe » de « canonisation » de Juan Diego (le visionnaire de Notre Dame de Guadalupe), Jean-Paul II a invité des sorcières amérindiennes. Ces dernières ont réalisé un rite de « purification » sur la personne même de Jean-Paul II. Cet événement est rapporté1 par le célèbre journaliste américain John L. Allen, présent à cette occasion :

Je me rappelle avoir été à Mexico avec Jean-Paul II en 2002 à l’occasion de la messe de canonisation de Juan Diego, et y avoir vu une chamane mexicaine exécutant une danse rituelle de purification sur le pontife avec des sortes de branchages pendant la messe : en effet, la sorcière exorcisa Jean-Paul II.

Il est intéressant que les textes du Magistère de l’Église qui condamnent les usurpateurs du siège pontifical désignent précisément ces derniers comme des magiciens. En effet, au paragraphe 7 de l’immortelle bulle Cum Ex Apostolatus officio, le pape Paul IV formule une terrible menace à l’encontre de ceux qui considèrent les hérésiarques manifestes comme de vrais successeurs de l’apôtre Pierre :

Quant aux personnes assujetties au Pontife, aussi bien clercs séculiers et réguliers que laïcs, cardinaux y compris, qui auraient participé à l’élection du Pontife Romain déjà hors de la foi catholique, par hérésie ou schisme, ou qui y consentiraient de quelque autre manière, qui lui auraient promis obéissance, qui se seraient agenouillées devant lui…etc. de même quiconque se lierait à de telles personnes par hommage, serment ou caution, au lieu de renoncer en tout temps à leur obéir, les servir impunément, de les éviter comme des magiciens, des païens et des publicains et hérésiarques, toutes ses personnes assujetties, si elles prétendent néanmoins rester attachées fidèles et obéissantes… toutes ces personnes seront soumises au châtiment des censures et des peines qui frappent les gens qui déchirent la tunique du Seigneur.

Paul IV, Cum ex Apostolatus Officio

Avec le recul, il est vraiment stupéfiant de constater de quelle façon Jean-Paul II ait pu si impunément duper le monde en son temps. En effet, aussi impensable que cela puisse paraître aujourd’hui, Jean-Paul II réalisa à son époque un relatif consensus entre le parti progressiste et le parti conservateur de la secte moderniste entre les années 1970 et 2000, en raison de la subtilité de son « magistère de la vie » et de son enseignement sur la « dignité humaine ». Jean-Paul II réalisa une transition importante pour la progression de la secte moderniste. Alors que l’antipape Paul VI avait été le signataire et en quelque sorte le coordinateur de la plupart des révolutions théologiques, liturgiques et disciplinaires de Vatican II, c’est Jean-Paul II qui en fût l’habile et très populaire propagateur. En particulier dans sa politique « ecclésiastique », car c’est sous Jean-Paul II que la secte Vatican 2 commença à intégrer les communautés liturgiquement traditionalistes, par la fameuse diplomatie de la commission dite « Ecclesia Dei ».