Notre Seigneur, qui a fait du mariage un rite sanctifiant, a également souligné la double obligation de l’unicité et de l’indissolubilité.

Unicité : Le couple forme un seul corps. Ils doivent être comme deux en une chair, dit la Génèse. Certes, en raison de la grossièreté humaine, des formes de polygamie apparurent. Notre Seigneur les interdit et l’Eglise a toujours pris soin d’obliger à l’observance de la Loi. L’Amour lui-même l’exige. Le mariage est une réalité intime si spéciale. Vivre le mariage avec divers individus en même temps est condamné la nature elle-même. La Loi divine ne fait donc que rappeller une exigence basique. En outre, la stabilité familiale ainsi que le bonheur des enfants sont des arguments supplémentaires en faveur de l’unicité du mariage.

Indissolubilité : Le mariage crée un lien d’unicité éternelle; une unité qui ne peut être dissoute que par la mort de l’un des époux. L’encyclique de Pie XI, « Casti Connubii » rappelle au monde ceci :

 

Car tout mariage, dans la mesure où il s’agit d’une union conjugale de tel homme et de telle femme, n’est produit uniquement que par le consentement libre de chacun des époux; et cet acte libre de la volonté, par lequel chacune des deux parties confie et accepte ces droits propres à l’état de mariage, et si essentiel pour constituer un vrai mariage, qu’il ne peut être supplée par aucun pouvoir humain. Cette liberté, toutefois, ne concerne que le fait de savoir si les parties contractantes désirent réellement d’entrer dans le mariage ou de marier telle ou telle personne; car la nature du mariage est complètement indépendante du libre arbitre de l’homme, de telle façon que, dès lors qu’un tel a contracté le mariage, il est par ce fait, sujet à ces Lois divines et à leurs propriétés essentielles.

—Christ in the Home (Nihil Obstat and Imprimatur, 1951).