Les protestants et les hérétiques de la contre-église affirment : « Luther était un vrai instrument de Dieu pour réformer l’Eglise » ou encore, comme l’a dit (entre autres déclarations) François : « L’intention de Martin Luther, il y a 500 ans, était celle de réformer l’Église, et non de la diviser. » De même, en Janvier dernier, le « conseil pontifical » du Vatican a déclaré que « les catholiques sont maintenant en mesure d’entendre le défi que Luther pose à l’Église de notre temps » et surtout que Luther devait désormais être tenu comme un authentique et vertueux « témoin de l’Évangile« , bien qu’il fut surtout un horrible destructeur des Saintes Écritures. Après avoir concélébré les 500 ans de la révolution luthérienne en Octobre 2016 en compagnie du clergé protestant de Suède, le chef de l’entité Novus Ordo a autorisé en ce jour de vigile de la Toussaint 2017, la publication d’un timbre honorant les deux infects hérétiques que furent Martin Luther et Melanchton, un autre des innombrables autopapes que fit naître l’hérésie protestante. « Infects hérétiques » ? Des mots bien durs, intolérants et obscurantistes, nous disent les modernistes vieillissants. Avant de voir ce que l’Église catholique dit de l’hérésie protestante, que les lecteurs, modernistes ou non, prennent connaissance de quelques-unes des abominations que Martin Luther a osé écrire à propos du Seigneur Jésus. Nous verrons ensuite, si nos mots étaient trop, ou pas assez durs.

Martin Luther était un moine défroqué et rebelle aux saintes vérités révélées à l’Église. Il méprisait en particulier l’ascèse, la discipline des ordres, la tradition liturgique romaine et les œuvres de pénitence. Les gens encensent Luther, mais savent-ils vraiment ce qu’il a écrit ? Voici ce que l’hérétique Luther écrivait dans ses journaux personnels, compilés par ses disciples sous le titre « Propos de table » :

Le christ a commis l’adultère une première fois avec la femme de la fontaine de Jacob dont parle Saint Jean. « Personne ne lui demanda : Qu’est ce que tu fais avec elle ? » Après cela, encore une fois avec Marie Madeleine, et une fois encore avec la femme prise en flagrant délit d’adultère, adultère dont Jésus la libéra avec tant de laxisme. Ainsi, même christ, qui était si juste, devait se rendre coupable de fornication avant de mourir. – 1. Lutero, Tischredden, Conversas à mesa, Edição de Weimar, n 1472, vol. 2, p. 107, apud Funck Brentano, Martinho Lutero, Rio de Janeiro: Ed. Vecchi, 1956, p. 15.

Il faut comprendre le mépris des sectes protestantes pour le Divin Sacrifice de la Messe en lisant les lignes qui suivent :

Ne pensez-vous pas que le christ ivre, ayant trop bu lors de la Dernière Cène, n’avait pas égaré ses disciples par son bavardage creux ? – Ibid, p.135

Cette haine des Ordres de Melchisédek et du Saint Rite de la Messe, des Sacrements et de tout ce qui constituent la source même de la Doctrine chrétienne, se comprend encore plus nettement en lisant ces lignes :

Lorsque que la messe sera renversée, nous aurons enfin renversé la papauté ! Parce que c’est sur la messe que le papauté repose complètement, comme sur une pierre, avec ses monastères, ses évêchés, collèges, autels, ministres et sa doctrine…Tout ceci s’écroulera lorsque sera abolie cette messe abominable et sacrilège. – Pere Barriele, Avant de Mourir, apud, Lex Orandi: « La Nouvelle Messe et la Foi, » Daniel Raffard de Brienne, 1983.

On voit ici quelle parenté d’esprit réunissait protestants et modernistes. Concernant l’Offertoire, l’un des éléments qui invalide (entre autres) le rite novus ordo de Paul VI, Luther écrit encore :

Puis il y a cette abomination appelée Offertoire, dans laquelle tout exprime l’Oblation. – 7. Henri Chartier, La Messe Ancienne et la Nouvelle, 1973, apud, Lex Orandi, ibid.

Sur le canon de la messe :

Cet abominable canon est une compilation d’embrouillaminis …qui font de la messe un sacrifice, les offertoires y sont ajoutés. La messe n’est pas un sacrifice, ni l’action de quelqu’un qui offre un sacrifice. Nous le voyons plutôt comme un sacrement ou un testament. Appelons plutôt cela une bénédiction, l’eucharistie, le banquet du seigneur ou le souvenir du Seigneur. – 8. Luther, Sermon of the 1er dimanche de l”Avent, apud Lex Orandi, ibid.

On comprend alors que Luther avait une vision complètement naturaliste de ce point de vue de la Révélation. Pour lui, la messe n’est pas un sacrifice divinement établi, mais un simple souvenir, une commémoraison. Luther, comme nous l’avons lu, avait compris que l’unité de l’Église reposait dans son harmonie totale entre Doctrine, liturgie et discipline. Aussi, réfléchissait-il au moyen de séduire les foules par le caractère populiste et hâbleur de son « église » :

Afin d’atteindre notre but de façon sûre et heureuse, nous devons conserver certains cérémoniaires de l’ancienne messe, de manière à ce que nous soyons acceptés par les plus faibles, qui pourraient être scandalisés par des changements trop rapides. – Jacques Maritain, Trois Réformateurs, apud Lex Orandi, ibid.

Reproduction du masque mortuaire de Luther.

De quelle haine profonde et perverse était emplie Luther ? Il semblait mépriser Dieu et profondément le méconnaître :

Certes, Dieu est grand et tout-puissant et miséricordieux et tout ce que l’on peut imaginer de ce point de vue, mais il est aussi stupide. – 3. Lutero, conversas à mesa, n. 963, vol. 1, p. 487, apud F. Brentano, ibid. p. 147.

On trouve encore bien d’autres blasphèmes et propos insoutenables dans les écrits personnels de Luther, mais nous avons déjà trop de peine à retranscrire ici ces horribles mots. Dans ces écrits personnels, récemment mis à jour et publiés par Théobald Beer, qui en fit une étude, Luther dévoile réellement sa philosophie dévoyée. Pour lui, le Christ semble être à la fois Dieu et Satan, le bien et le mal. Il apparaît alors que derrière la doctrine de Luther (ce n’est pas le cas d’autres théoriciens protestants de son époque) se cache un inquiétant gnosticisme dualiste. La plupart des protestants ignorent tout de ces choses. De même que les musulmans avant eux, la plupart des protestants en Europe ne le sont devenus que par la contrainte de leurs princes, ou encore à cause de la libération perverse que le luthéranisme a induit, à savoir le développement du relativisme et du subjectivisme en matière de religion.

L’antipape François, recevant une délégation de jeunes protestants au début de cette année, avait fait orner la salle de réception d’une curieuse statue rouge de Luther. On lit aussi, dans la Civilta Cattolica (désormais tenue par les jésuites modernistes) une entrevue de François avec le « père » Ulf Jonsson : « En mettant la Parole de Dieu dans les mains du peuple, Luther a réalisé un grand pas. Ces deux mots “Réforme” et “Écritures” sont deux éléments importants que nous pouvons creuser en regardant la tradition luthérienne. »

Dans nos régions, comme en Alsace, les protestants des campagnes furent généralement convertis de force et furent ainsi accoutumés à vivre dans la débauche spirituelle, jusqu’à tomber très tôt dans l’apostasie relative ou totale. Il est difficile de penser que le clergé protestant ignore ces ignobles propos de Luther, qui ne sont que quelques-uns parmi d’autres. Ou bien leur clergé est si médiocre qu’il ignore ces choses, ou bien il est si pervers et subjectiviste, que ces propos sont cachés ou bien présentés de façon relativiste. Luther accusait Dieu des crimes de l’Histoire, il ne comprenait pas l’Écriture dont il se revendiquait le libérateur et le vulgarisateur : ce faisant, il apporta au mouvement déjà souterrain de la révolution anthropologique à l’époque moderne, le ferment décisif de la rupture générale en Europe. Ce fut notamment la cause d’une grande rupture morale et philosophique. Pour s’en convaincre, lisons encore ces lignes navrantes :

Du matin au soir, je ne fais rien d’autre que d’être ivre. Vous me demandez pourquoi je bois tant, pourquoi je suis si loquace et pourquoi je mange si souvent. C’est pour tromper le démon qui vient me tourmenter. C’est en mangeant, en buvant, en ripaillant de cette façon et plus encore, et même commettant quelque péché, que je défie et affiche mon mépris pour le démon ; j’essaye alors que remplacer les pensées que le Démon suscite par d’autres, comme par exemple, penser avec avidité à une très belle fille ou à un coït dans l’ivresse. Si je n’agissais pas ainsi, je serais plus déchaîné encore. – Marie Carré, J’ai Choisi l’Unité, DPF, 1973, apud Lex Orandi, ibid.

Telle était la morale personnelle du réformateur qui s’était élevé contre l’Eglise, contre laquelle il osa porta le blasphème en l’accusant de s’être prostituée et d’avoir fait défaut aux promesses du Christ. Comme souvent, l’accusateur injuste était lui-même l’infect adultérin, vrai fils de Bélial :

« J’ai eu jusqu’à trois femmes en même temps. » – Guy Le Rumeur, La Révolte des Hommes et l’Heure de Marie, 1981, apud Lex Orandi, ibid.

Et en effet, trois mois après avoir écrit ces lignes, il maria une quatrième femme, une sœur religieuse qu’il pervertit et débaucha. Tel est l’homme, amis lecteurs, tel est l’infernal instrument du démon que commémore aujourd’hui et depuis un an la contre-église de Vatican 2, au point de lui décerner un timbre honorifique lors d’une journée de jeune et de prière comme celle du 31 Octobre. L’ironie de l’histoire est bien sûr que les protestants rejettent la vénération et l’intercession des saints.

Représentation de Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus (à laquelle est sensé appartenir François) terrassant littéralement la langue de l’hérétique Luther. Cathédrale Saint Nicolas de Prague.

Maintenant, voyons de quelle façon la véritable Église de Jésus-Christ, par les décrets infaillibles de Ses authentiques Vicaires, a condamné Martin Luther. On lit ici la bulle Exsurge Domino du Pape Léon X, en 1520 :

En outre, parce que les erreurs précédentes et beaucoup d’autres sont contenues dans les livres ou les écrits de Martin Luther, nous condamnons, réprouvons et rejetons de même complètement les livres ainsi que tous les écrits et sermons du dit Martin, que ce soit en latin ou en toute autre langue, contenant les dites erreurs ou l’une quelconque d’entre elles ; et nous souhaitons qu’ils soient considérés comme tout à fait condamnés, réprouvés et rejetés. Nous interdisons tous et chacun des fidèles des deux sexes, en vertu de la sainte obéissance et sous les peines ci-dessus qui seraient encourues automatiquement, de les lire, de les faire valoir, de les prêcher, de les louanger, de les imprimer, de les publier ou de les défendre. Ils subiront ces pénalités s’ils présument les respecter en quelque manière que ce soit, personnellement ou par d’autres personnes, directement ou indirectement, explicitement ou tacitement, en public ou en privé, dans leurs propres maisons ou dans d’autres lieux publics ou privés.

En effet, immédiatement après la publication de cette lettre, ces œuvres, où qu’elles soient, seront recherchées avec soin par les ordinaires et d’autres [ecclésiastiques et réguliers] et seront brûlées publiquement et solennellement en présence des clercs et du peuple, sous peine de chacune des peines ci-dessus.

Pour autant que Martin lui-même est concerné, Ô Bon Dieu, qu’avons-nous oublié ou pas fait ? Qu’avons-nous omis comme charité paternelle pour que nous puissions le rappeler de telles erreurs ? Car, après l’avoir cité, voulant traiter plus gentiment avec lui, nous l’avons prié instamment à travers diverses conférences avec notre légat et à travers nos lettres personnelles d’abandonner ces erreurs. Nous lui avons même offert un sauf-conduit et de l’argent pour le voyage nécessaire, lui demandant de venir sans crainte ni réticence, qu’une parfaite charité chasserait, pour parler non pas en secret mais ouvertement et en face à face à l’exemple de notre Sauveur et de l’Apôtre Paul. S’il avait fait cela, nous sommes certains que son cœur aurait été changé et qu’il aurait reconnu ses erreurs. Il n’aurait pas trouvé toutes ces erreurs à la Curie Romaine qu’il attaque si sauvagement, lui attribuant plus qu’il ne devrait à cause des rumeurs vides d’hommes méchants. Nous lui aurions montré plus clairement que la lumière du jour que les Pontifes Romains, nos prédécesseurs, qu’il attaque de manière injurieuse au-delà de toute décence, n’ont jamais erré dans leurs canons ou Constitutions qu’il essaie d’assaillir. Car, selon le prophète, ni l’huile de guérison ni le médecin ne manquent en Galaad.

Mais il a toujours refusé d’écouter et, méprisant la citation précédente et chacun des ouvertures ci-dessus, il a dédaigné de venir. Jusqu’à ce jour il est rebelle. Avec un esprit endurci, il a continué sous censure pendant plus d’un an.

Ce qui est pire, en ajoutant le mal au mal et apprenant la citation, il éclata dans un appel irréfléchi à un futur Concile. C’était bien sûr contraire à la Constitution de Pie II et Jules II, nos prédécesseurs, à savoir que tout appel de cette manière doit être puni par des peines d’hérétiques. En vain, implore-t-il l’aide d’un Concile puisqu’il admet ouvertement qu’il ne croit pas à un Concile.

Nous pouvons donc, sans autre citation ou retard, procéder contre lui à sa condamnation et à sa damnation comme celui dont la foi est notoirement suspecte et qui est en fait un véritable hérétique avec la pleine gravité de chaque pénalité et censure ci-dessus.


Concluons à présent sur un extrait d’un texte non moins puissant et définitif du pape Pie IX, évoquant le protestantisme dans ses rapports filiaux avec la révolution contemporaine, depuis l’humanisme libéral jusqu’au communisme totalitaire :

C’est dans le maintien de cette union commune des peuples, dans l’obéissance au Pontife Romain, que se trouve le moyen le plus court et le plus direct pour les conserver dans la profession de la vérité catholique. En effet, on ne peut se révolter contre la foi catholique sans rejeter en même temps l’autorité de l’Église romaine, en qui réside le magistère irréformable de la Foi, fondé par le divin Rédempteur, et en qui conséquemment a toujours été conservée la tradition qui vient des Apôtres. De là vient que les hérétiques anciens et les protestants modernes, si divisés dans le reste de leurs opinions, se sont toujours entendus pour attaquer l’autorité du Siège Apostolique, qu’ils n’ont pu, en aucun temps, par aucun artifice, par aucune machination, amener à tolérer même une seule de leurs erreurs. Aussi, les ennemis actuels de Dieu et de la société humaine n’omettent rien pour arracher les peuples italiens à notre obéissance et à l’obéissance du Saint-Siège persuadés qu’alors il leur sera possible de parvenir à souiller l’Italie de l’impiété de leur doctrine et de la peste de leurs nouveaux systèmes. Quant à cette doctrine de dépravation et à ces systèmes, tout le monde sait déjà qu’ils ont pour but principal de répandre dans le peuple, en abusant des mots de liberté et d’égalité, les pernicieuses inventions du Communisme et du Socialisme. Il est constant que les chefs soit du Communisme, soit du Socialisme, bien qu’agissant par des méthodes et des moyens différents, ont pour but commun de tenir en agitation continuelle et d’habituer peu à peu à des actes plus criminels encore les ouvriers et les hommes de condition inférieure, trompés par leur langage artificieux et séduits par la promesse d’un éclat de vie plus heureuse. Ils comptent se servir ensuite de leur secours pour attaquer le pouvoir de toute autorité supérieure, pour piller, dilapider, envahir les propriétés de l’Église d’abord, et ensuite celles de tous les autres particuliers; pour violer enfin tous les droits divins et humains, amener la destruction du culte de Dieu et le bouleversement de tout ordre dans les sociétés civiles. Dans un si grand danger pour l’Italie, il est de votre devoir, Vénérables Frères, de déployer toutes les forces du zèle pastoral pour faire comprendre au peuple fidèle que, s’il se laisse entraîner à ces opinions et à ces systèmes pervers, ils le conduiront à son malheur temporel et à sa perte éternelle. – Pie IX, Nostis et Nobiscum, n 17

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