Partie 3 : LES NOCES DE ZAYNAB ET MOHAMMED OU COMMENT FURENT REVELES LES VERSETS SUR LE VOILE ISLAMIQUE (CORAN 24-31 et 33-59)

Ainsi, Noémie a cru bon de croire aux apparences trompeuses de l’islam. De toute évidence, à moins d’être folle, elle ignorait certainement la vie de cette Safiya Bint Huyyay dont elle a pris le nom dans son apostasie. Noémie, ex-candidate délurée de la TV Réalité fut surtout remarquée, lors du bref buzz autour de sa conversion, parce qu’elle s’était mise à porter le voile et à publier des photos à tour de bras sur les réseaux sociaux. Je précise bien : le voile islamique, dont nous allons voir que là aussi, en islam, dans le Coran, il est clairement une farce du démon, et non pas le commandement de Dieu : la façon dont les versets concernant le voile ont été « révélés » dans le Coran le démontrent clairement.

Certains ont accusé Noémie de céder à l’effet de mode, à la coquetterie, à l’égotisme, à une névrose égocentrique à base de perte de repères moraux et de crise d’identité. Mais ce n’est sûrement pas nous, catholiques, qui iraient blâmer quiconque chercherait à être pudique, bien au contraire ! C’est une bonne chose pour une femme chrétienne de porter le voile, car c’est un commandement évangélique fondé précisément sur la fidélité et l’harmonie dans le foyer. Nous avons écrit de très nombreux articles1 2, non seulement pour faire l’apologie du port du voile chrétien, mais aussi pour démontrer qu’il est enseigné dans la Bible, chez les pères et docteurs de l’Église3, dans le Magistère de l’Église (concernant le voile au culte), mais aussi qu’il s’agit d’une tradition vestimentaire chrétienne qui fut observée par les catholiques européennes jusqu’au milieu du 20e siècle.

Mais vraiment, il est clair que la plupart des musulmanes, et Noémie avec, ignorent complètement sur quels faux principes reposent le voile en islam, c’est à dire, dans quel contexte le prophète a-t-il prétendument reçu cet enseignement de ‘Dieu’ dans Coran 24-31 et Coran 33-59, qui sont communément les versets tenus pour fonder ces questions de pudeur féminine par l’orthodoxie islamique la plus classique. Or, de nos jours, les musulmans libéraux, et surtout les musulmanes, subjectivistes et coranistes, en viennent à nier la chose par aversion pour le port du voile. Avant de continuer, lisons rapidement les raisons qui ont poussé Noémie à non seulement se convertir à l’islam, mais aussi à en adopter très rapidement les apparats les plus communs, à savoir le voile islamique :

Pour moi, oui, je me préserve, depuis que je porte le foulard, déjà, tous les garçons qui venaient m’accoster dans la rue… ça ne me plaisait pas. Donc à partir du moment où j’ai mon foulard, en turban ou en hijab, j’ai plus tous ces garçons qui viennent vers moi, donc je me sens mieux en fait…Je me préserve pour mon mari plus tard. – Noémie

Les Saintes Écritures ainsi que les pères de l’Église et les saints pères enseignent tous les vertus de la modestie et du voile de la femme chrétienne. L’Eglise catholique ordonne aux hommes et aux femmes croyantes dévotion dans l’adoration de Dieu, modestie et pudeur dans la vie, et fidélité dans le mariage. Toutes les femmes catholiques se tiennent voilées et couvertes pour la louange du Seigneur, pour la Sainte Messe. Les femmes de l’Ancien et du Nouveau Israël (qui est l’Eglise catholique) se voilaient et pratiquaient la modestie 7 siècles avant l’apparition de la religion de Mohammed et elles ont continué à le faire jusqu’au milieu du XXe siècle, jusqu’à mai 68 et Vatican II, deux grandes révolutions du démon qui ont gravement nui à notre époque et nous allons voir que l’émergence de la secte de Mohammed fut un événement précurseur. Pour nous, catholiques, la Sainte Écriture, la tradition apostolique, la tradition des pères et des docteurs de l’Église nous assurent que le voile, la pudeur, la modestie sont des vertus divinement inspirées pour la femme. Ceci concerne évidement aussi les hommes, dans leur propre mesure.

Cependant Isaac était revenu du puits de Lachaï-roï, et il habitait dans le pays du midi. Un soir qu’Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux arrivaient. Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau. Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre? Et le serviteur répondit: C’est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit.  Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites. Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère. – Genèse 24;62-67

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.  – Genèse 2;24

Mais, au commencement de la création, Dieu les fit mâle et femelle. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne seront qu’une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme donc ne sépara pas ce que Dieu a uni ! – Marc 10;6-9

Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. – 1 Corinthiens 11;3-6

On voit donc, dans la Sainte Écriture, que le voile de la femme n’est pas un instrument de coquetterie, encore moins une « cage » oppressante, mais la marque d’une dignité incomparable, un honneur rendu à Dieu et aussi la distinction de l’union du mariage de deux croyants, de la consécration de l’épouse à son époux. Mariage qui, dans la vraie religion catholique, est indissoluble par nature (et dissoluble par exception extrême). Or, dans l’islam, ainsi que dans toutes les fausses religions (talmudisme, protestantisme, paganismes, lois athées, etc.), le mariage n’est ni exclusif, ni indissoluble par principe : au contraire, il peut être rompu au moindre caprice, pour le moindre prétexte et pire encore, en islam, le Coran enseigne, à l’exemple de la vie de Mohammed, qu’on peut avoir plusieurs épouses en même temps, en plus d’autres relations avec d’autres femmes (Coran 4-3), en dehors même du mariage islamique. Or, le divorce, la fornication : c’est l’adultère que Dieu condamne radicalement. Rappelons-nous ici que dans la précédente partie, nous avons cité la malheureuse ignorante Noémie qui prétendait trouver de hautes vertus morales dans le mariage islamique, affirmant que cette religion était faite pour elle, et qu’elle y voyait un moyen d’échapper à la vie dissolue qu’elle menait auparavant. Quelle ironie terrible. Mais qu’est-ce que le voile islamique a à voir avec le mariage islamique, finalement ?

Hé bien, dites-nous, chères musulmanes : savez-vous vraiment de quelle manière le commandement du voile, donc d’une marque de modestie, de pudeur et de dignité suprême a été révélée dans le verset célèbre Al-Hijab ? Beaucoup d’entre vous me répondront certainement qu’elles le savent bien et évoqueront les deux versets que nous allons étudier, Coran 24-31 et Coran 33-59. Nous allons donc voir ensemble, avec les sources islamiques les plus irréfutables, de quelle manière, dans quel contexte, furent « révélés » ces versets au prophète de l’islam. Rappelons encore à ceux qui se disent musulmans qu’il ne leur est pas permis de remettre en cause quoi que ce soit de l’interprétation authentique et antiquement admise de ces versets, sans être jugées de fait comme des égarés :

 Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident. – Coran 33-36

De même, aucun musulman qui affirme suivre la secte de Mohammed ne peut douter de l’excellence absolue de ses comportements, y compris ceux que vous allez maintenant découvrir : 

En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. – Coran 33;21


1. LES STUPÉFIANTES RÉVÉLATIONS QUI RENDIRENT POSSIBLE LE MARIAGE DE MOHAMMED ET DE ZAYNAB

Pour comprendre comment a été révélé le verset sur le voile en islam, il faut naturellement connaître le contexte des faits au moment de la « révélation » de ces versets. A ce titre, rappelons aussi, car beaucoup l’ignorent, qu’il n’y a aucun ordre logique dans la disposition des versets du Coran, qui sont en fait une compilation de versets allant du plus long au plus court. Il en résulte que d’un verset à l’autre, ou d’un paragraphe de verset à l’autre, nous sommes transportés dans un contexte tout à fait différent, qui n’apparait et ne peut être compréhensible que si l’on se rapporte aux hadith authentiques qui permettent de donner plus de détails contextuels ou sur les tafsirs (commentaires exégétiques) les plus orthodoxes et communs, qui se fondent justement sur ces hadiths pour proposer des interprétations logiques ou en tout cas conséquentes des versets en question. Il en résulte par ailleurs, que le coran est un ouvrage fondamentalement occulte, totalement impropre à l’édification spirituelle en raison des hérésies, erreurs, contradictions et mensonges anti-moraux qui s’y trouvent, mais aussi tout simplement parce que sa simple lecture permet de s’apercevoir objectivement de son incohérence philologique.

D’ailleurs, dans l’introduction de chacune des parties de notre série d’articles sur le thème du mariage, de la moralité et de la pudeur en islam, nous avons cité les deux versets de Coran 33-21 :

En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. – Coran 33;21

Et de Coran 33-36 : 

Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident. – Coran 33-36

Et bien que le Coran soit notoirement désordonné dans la disposition de ses versets (nous le verrons plus loin), démontrant son origine non-révélée et son caractère foncièrement ésotérique, et donc, non universel, nous verrons que la Sourate 33 est fort heureusement pleine d’enseignements très nets, pour qui a un minimum de bonne foi et d’intelligence. En effet, ces deux versets cités plus hauts, Coran 33-21 et Coran 33-36, sont très souvent utilisés, aussi bien par de doctes musulmans que par des apologistes catholiques comme nous, afin de rappeler aux musulmans ignorants qu’ils ne peuvent clairement pas prétendre interpréter tel ou tel passage du Coran d’eux-mêmes, et qu’ils doivent donc recourir et suivre avec obéissance les explications, éclaircissements, mises en lumières contenues dans la Sunna et les hadiths authentiques et valides du prophète de l’islam. Voyez d’ailleurs ces deux sentences de Coran 33-21 et surtout celle de Coran 33-36 : « Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident. » Voyez le caractère autoritaire de cette ‘aya. Le musulman naïf et ignorant (ou le musulman de mauvaise foi) s’imaginera certainement que le contexte de la révélation de cette ‘aya est pleine de sérieux, de pudeur, de piété, de retenue. Est-ce vraiment le cas ? Comment en avoir le coeur net ?

Hé bien, c’est pourquoi, pour bien exposer le contexte du verset 33-36, il est aisé d’étudier comment fut « révélé » le verset 33-37, qui fait partie de la même trame narrative. Pourquoi ? Parce que les versets sur le voile des femmes en islam ont été révélés lors du mariage de Mohammed et de Zaynab Bint Jaysh et que le verset 33-37 (ainsi que le reste de la Sourate 33) vont nous permettre de bien cerner les conditions, le contexte de ce mariage, dont nous allons très vite apercevoir les aspects sordides. Et fort heureusement, les Sahih Boukhari et Mouslim nous fournissent des détails abondants et très concordants au sujet de cet événement très important, puisque jusqu’à ce jour, c’est pour cette unique raison là que les musulmanes du monde entier, dont l’apostate Noémie, portent le voile islamique, lequel, une fois encore, n’est pas le voile demandé par les Saintes Écritures. Donc, tout d’abord, voici comment Mohammed et Zaynab en sont venus à se marier selon Coran 33-37. L’auteur ou l’inspirateur du Coran, qui en bout de course est nettement un démon, interpelle le messager :

(Rappelles-toi) Quand tu disais à celui (Zayd bin Harithah) qu’Allah avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l’avais comblé : «Garde pour toi ton épouse et crains Allah», et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle (Zaynab), Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent (divorcent) toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté. – Coran 33-37

Coran 33-37 n’est pas une sourate anodine, car elle concerne la définition de la nature du mariage, du divorce et de la filiation en islam. Vous aurez remarqué qu’il est question dans ce verset des « femmes de leurs fils adoptifs » que les croyants en islam peuvent épouser. Tout ceci parait moralement douteux, a priori. Comment cette sourate a-t-elle été révélée ? Qui sont Zayd et Zaynab dont il ici question ? Zaynab est en fait la fille de la tante de Mohammed, du côté paternel. C’est donc l’une de ses cousines. Quant à Zayd, il était un enfant captif, issu d’une famille noble, que Khadija, la première femme du prophète de l’islam, avait acheté. Et Mohammed avait pris Zayd comme son fils, au point de lui donner son nom, Zayd Bin Mohammed. Et même quand les parents de Zayd, devenu adultes, lui proposèrent de les rejoindre, Mohammed y consentit généreusement, mais Zayd préféra rester aux côtés de celui qui allait devenir le grand chef de bande que nous savons. Plus tard, Mohammed arrangea le mariage entre Zayd et Zaynab, lequel dura deux ans et donna des enfants. Toutefois, on voit que des problèmes de couples vont naitre entre Zayd et Zaynab, selon Coran 33-37, puisqu’on y apprend que Mohammed est soudainement autorisé (par « Dieu ») à prendre Zaynab pour femme, parce que « Zayd a cessé toute relation avec elle (Zaynab) ». Une lecture coraniste ou personnaliste pourrait facilement conduire un musulman à s’imaginer peut-être, qu’il s’agissait là de la fameuse « destinée » (maktoub) qu’ils idolâtrent ou peut-être d’un commandement divin incompréhensible et mystérieux. Donc voici comment Coran 33-37 a été révélé :

Le messager de Dieu vint à la maison de Zayd bin Harithah.. Peut-être que le messager de Dieu venait de le manquer de peu, car il demanda, ‘où est Zayd’ ! Il vint à sa résidence pour le trouver mais ne le trouva pas. Zaynab Bint Jahsh, la femme de Zayd, se leva pour le rencontrer. Parce qu’elle était dévêtue, le messager de Dieu détourna son regard. Elle dit :’il n’est pas ici, messager de Dieu. Entre, toi qui m’est cher comme mon père et ma mère !’ Le messager de Dieu ne voulut pas entrer. – Tafsir At-Tabari, volume 8, page 2 

Notez bien comment Zaynab précise bien « toi, Mohammed, qui m’est cher comme mon père et ma mère », ce qui est tout à fait logique étant donné qu’il est autre que son beau-père en plus d’être son cousin ainé.

Zaynab s’était couverte hâtivement quand on lui dit ‘le messager de Dieu est à la porte’. Aussi se leva-t-elle à la hâte et excita l’admiration du messager de Dieu, de telle façon qu’il se détourna en murmurant quelque chose qui ne pouvait être entendu partiellement. Toutefois, il dit ouvertement : ‘Gloire à Dieu le Tout-Puissant ! Gloire à Dieu, qui cause le retournement des coeurs !’. – At-Tabari, volume 8, page 2 

Notez bien cette déclaration du prophète de l’islam, car elle est cruciale pour la bonne compréhension de la suite.

Quand Zayd revint à la maison, sa femme lui dit que le messager de Dieu était venu. Zayd dit :’Pourquoi ne lui as tu pas demandé d’entrer ?’ Elle répondit :’Je lui ai demandé, mais il refusa’.’L’as-tu entendu dire quelque chose ?’ Elle répondit :’Alors qu’il se tournait, je l’entendis dire : ‘ Gloire à Dieu le Tout-Puissant ! Gloire à Dieu, qui cause le retournement des coeurs !’ Zayd sortit et étant allé auprès du messager de Dieu, il dit :’messager de Dieu, on m’a dit que tu étais venu à ma maison. Pourquoi n’est-tu pas entré, toi qui m’est cher comme un père et une mère ? Messager de Dieu, peut être que Zaynab a excité ton admiration et par conséquent, je vais me séparer d’elle.’ Le messager de Dieu dit : ‘Garde ta femme pour toi-même’. Après cela, Zayd ne voulut plus approcher d’elle. » – At-Tabari, volume 8, page 2 

Ces évènements sont vraiment frappants et bien sûr, ça ne s’arrête pas là. On lit, toujours dans le même Tafsir de Tabari, un résumé encore plus précis :

Selon Younous bin Abdallah ibn Wahb ibn Zayd qui a dit : ‘Le messager de Dieu a marié Zayd Bin Harithah à Zeinab bin Jahsh, la fille de sa tante coté paternel. Un jour, le messager de Dieu vint pour trouver Zayd. Il y avait là un rideau de fils à sa porte, mais le vent écarta les fils du rideau, de telle manière que l’entrée était découverte. Zaynab était dans sa chambre, dévêtue et l’admiration pour elle entra dans le cœur du prophète. Après que ceci arriva, elle fut rendue non désirable aux autres hommes. Il vint et dit : ‘O messager de Dieu, je veux me séparer de ma compagne’. Mohammed répondit : ‘Quel est le problème ? Est-ce que quelque chose chez elle t’a déplu ?’ Non, par Allah, répondit Zayd, ‘rien de ce qu’elle ait pu faire ne m’a déplu, Messager de Dieu, ni n’ai rien vu d’elle que de bon.’ Et quand tu dit celui que Dieu comblé de bienfaits et toi qui a comblé de bienfaits, ‘garde ta femme pour toi-même et crains Dieu’. Et tu dissimulas dans ton coeur ce que Dieu s’apprêtait à apporter en pleine lumière.’ Tu dissimulas dans ton esprit (la pensée) que ‘si il se sépare d’elle, je la marierai’. – Tafsir At-Tabari, volume 2, page 4

Ainsi, Mohammed dissimulait en son coeur son désir ardent pour Zaynab après l’avoir vue dévêtue dans la scène que nous venons de voir. Et on comprend donc avec Tabari qu’il lui aurait soudainement été révélé (Coran 33-37) qu’il ne devait pas réfréner ses désirs, mais plutôt s’autoriser à épouser la femme de son adoptif Zayd. Toutefois, qu’est ce qui a vraiment décidé Zaynab et Zayd à divorcer ? Comme nous l’avons vu plus haut, Zayd assure au prophète qu’il trouve Zaynab tout à fait à son goût, mais que, étrangement, il souhaite néanmoins divorcer d’elle ; ce à quoi répond le prophète « garde ta femme et crains Allah ». Mais alors, pourquoi est-ce que Zaynab et Zayd ont-ils divorcé ? Un hadith de Boukhari donne de meilleurs détails.

Zayd bin Haritha vint chez le prophète en se plaignant de sa femme. Le prophète lui répétait : « Crains Allah et garde ta femme ». Aisha a dit : « Si l’apôtre d’Allah » aurait pu retirer quelque chose du Coran, il aurait retiré ce verset ». Zaynab se vantait alors devant les femmes du prophète et disait : « Vous avez été donnés en mariage par vos familles, alors que moi j’ai été mariée au prophète par Allah, dans sept paradis. » Et Thabit récita le verset : « Mais (O Mohammed) tu cachais dans ton coeur ce qu’Allah était sur le point de faire apparaître, tu craignais les gens ». Coran 33-37 a été révélé en relation avec Zaynab et Zayd Bin Haritha. – Sahih Boukhari, volume 9, livre 93, n°516

En réalité, Mohammed, en tyran orgiaque, a fait clairement fait comprendre à Zayd qu’il souhaitait prendre Zaynab pour lui. Le pauvre Zayd était clairement épris de sa femme, puisqu’on apprend qu’il fut très attristé et gêné de cette situation humiliante :

Anas a dit : Quand l’Iddah de Zaynab fut terminée, le messager d’Allah dit à Zayd de dire à Zaynab qu’il l’avait remarquée. Zayd alla jusqu’à ce qu’il rencontre (Zaynab) qui était en train de faire fermenter sa farine. Zayd dit : Alors que je la regardais, je réalisais dans mon cœur une idée de la grandeur de sa beauté, si bien que je ne pouvais plus la regarder, à cause du fait que le messager d’Allah avait fait mention d’elle. Aussi je lui tournais le dos et je dis : Zaynab, le messager de Dieu m’a envoyé avec un message pour toi. Elle dit : Je ne ferai rien avant d’avoir eu la certitude de la volonté de Dieu. Aussi se plaça-t-elle à la place où elle priait et le verset du Coran (autorisant son mariage avec Mohammed) fut révélé et le messager d’Allah vint à elle librement. – Sahih Mouslim, Livre 8, n°3330

Donc, il est clair ici que Mohammed a brisé le mariage de Zayd et Zaynab pour assouvir une passion charnelle. On peut même supposer, à la vue de ces faits sordides, qu’il se rendit exprès à la maison de Zayd comptant bien se retrouver seul à seul avec Zaynab. Mohammed avait déjà l’aura magnétique d’un gourou charismatique et d’un chef de guerre fortuné, puisqu’on voit que Zaynab, loin d’être fâchée de se séparer de son mari –le fils adoptif de Mohammed- se sent très honorée d’être comptée parmi les femmes du prophète de l’islam. La petite Aïcha, en revanche, semble souffrir de ces nouveaux scandales. Et c’est elle, rapportée par Tabari, qui nous explique exactement que c’est en se réveillant d’une extase que le prophète de l’islam eut la « révélation » soudaine de Coran 33-37, révélation tombant à pic, puisqu’elle lui permit de justifier son « mariage » avec Zaynab, la femme de son fils.

Tandis que le messager de Dieu parlait avec Aicha, il s’évanouit. Quand il revint à ses esprits, il sourit et dit : « Qui ira chez Zaynab pour lui porter la bonne nouvelle, lui annonçant que Dieu l’a mariée à moi ? » Aussitôt le messager de Dieu récita : « Quand tu disais à celui (Zaid bin Harithah) qu’Allah avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l’avais comblé : « Garde ta femme » – et tout le même verset. » Aïcha a dit : « J’ai commencé à me sentir mal à l’aise à cause de ce qu’on nous avait dit de la grande beauté de Zaynab et aussi à cause de ce que Dieu avait fait pour elle en la donnant en mariage. J’ai alors dit qu’elle se vanterait devant nous. – Al-Tabari, La Victoire de l’islam, volume 8, pages 2 et 3

Pourquoi  Zaynab se vante-t-elle devant les autres femmes du prophète ? Parce que celui-ci l’a convaincu de divorcer et de se marier avec lui, Mohammed, qui était donc son beau-père adoptif (et cousin direct). Donc, Mohammed a convaincu aussi bien Zayd que Zaynab de divorcer, en affirmant avoir reçu de ‘Dieu’ le verset 37 de la sourate 33. Pour ces raisons, Zaynab, certainement influencée par l’aura de pouvoir du gourou Mohammed, semble très heureuse et prompte d’être comptée parmi les femmes-concubines du faux prophète et de pouvoir jouir du prestige et du pouvoir qu’elle en retirera. Telles sont les femmes du coran que les musulmanes tiennent pour « saintes ».


2. ABOLITION DE CORAN 33-37 PAR CORAN 33;4-5 ET LA RÉSOLUTION DU CAS ZAYD

Continuons un instant avec Coran 33-37 afin d’aborder un autre aspect grave de cette affaire, qui est le fait que Mohammed prenne la femme de son fils adoptif Zayd. Nous allons voir que cette soi-disant révélation permet non seulement à Mohammed de prendre Zaynab, mais aussi de se dédouaner du fait de prendre la femme de son fils. Nous allons voir ensuite qu’un autre verset de la même sourate ira encore plus loin. Mais relisons d’abord Coran 33-37 :

(Rappelles-toi) Quand tu disais à celui (Zaid bin Harithah) qu’Allah avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l’avais comblé: «Garde pour toi ton épouse et crains Allah», et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle (Zaynab), Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent (divorcent) toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté. – Coran 33-37

On voit donc que le prophète de l’islam, fin manipulateur, craignait le qu’en dira-t-on. Il craignait, non sans raison, que les gens ne soient scandalisés par sa décision de prendre Zaynab, sa cousine directe et la femme de son fils adoptif, pour sa propre femme (plus exactement, sa nouvelle concubine). Ceci est confirmé par le tafsir al-Jalalayn concernant coran 33-37 :

Mais tu avais caché dans ton cœur ce que Dieu était sur le point de révéler [c’est à dire] de manifester ton amour pour elle et manifester [le fait] que si Zayd la quittait, tu la prendrais pour épouse, et tu craignais que le peuple ne dise : ‘il a marié la femme de son fils’ !

En effet, la décision du messager d’Allah de se marier avec la femme de son fils adoptif provoqua un scandale parmi les gens qui le suivaient. Heureusement, comme nous l’avons vu, une ‘révélation’ opportune vint alors au secours du prophète pour faire taire les gens et se tirer avec profit de cette situation. Remarquez bien le tafsif Al-Jalalayn que nous avons cité à l’instant. Nous lisons clairement que le scandale portait précisément sur le fait que Mohammed voulait prendre la femme de son fils adoptif, Zayd, par pure envie et concupiscence. Or, Al-Jalalayn nous parle bien de « la femme de son fils ». Il n’y pas de nuance et ceci se comprend naturellement. On adopte pas un enfant pour lui dire ensuite : « en fait, tu n’es pas vraiment mon fils ». Maintenant, lisez attentivement, car le tafsir d’Ibn Kathir nous apprend que les dispositions du verset 33-37 concernant le mariage d’une personne avec la femme de son fils, a été aboli, non pas par un verset suivant…mais par un verset précédent, conformément au désordre intrinsèque du Coran. En effet, Coran 33-4 et 5 indique qu’en réalité, les enfants adoptés ne doivent pas être considérés comme les propres enfants de l’adoptant. Cette soi-disant révélation n’est en réalité que la suite de la justification de Mohammed pour se dédouaner de ses actes scandaleux :

Allah n’a pas placé à l’homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: «Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère». Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction. – Coran 33;4-5

Ibn Kathir nous confirme l’abrogation, en fait l’amplification de Coran 33-37 par Coran 33-4 et 5 :

Ceci est un ordre qui abroge l’état de fait (Coran 33-37) qui existait aux débuts de l’islam, quand il était permis d’appeler les fils adoptifs d’après le nom de celui qui les a adoptés. Puis Allah commanda qu’on leur rende le nom de leurs vrais pères et a affirmé que cela était plus équitable et juste. Al Boukhari narra que ‘Abdullah bin Omar a dit : ‘Zayd bin Harithat, que Allah soit satisfait de lui, le servant affranchi du Messager de Dieu, a toujours été appellé Zayd bin Muhammad, avant que (les mots du) Coran ne furent révélés. » – Tafsir Ibn Kathir, Volume 7, p.634-637

De quels mots parle-t-on ici ? De ceux du verset 33-4;5 qui ont été opportunément « révélés » à Mohammed, « révélation » lui permettant soudainement d’épouser sans honte devant le peuple, la femme de son fils adoptif qu’il venait de voir quasiment nue et dont il avait provoqué et sans doute prémédité le divorce, ceci au prix du reniement de son fils adoptif Zayd, au moyen d’une justification que nous ne pouvons que qualifier de pathétique. En résumé, l’abolition de Coran 33-37 par Coran 33-4;5 montre qu’en très peu de temps, le prophète de l’islam a non seulement reçu une ‘révélation’ lui permettant de prendre Zaynab pour femme, mais surtout de faire taire ceux qui ont visiblement critiqué Mohammed pour avoir épousé la femme de son fils adoptif, tout en reniant ce dernier. Nous allons voir plus tard que les noces de Zaynab et Mohammed sont l’occasion de nombreuses « descentes » de versets, en particulier dans ce qui concerne le terme du voile. Vous aurez remarqué d’ailleurs que ce thème était déjà présent dans Coran 33-37, puisque c’est derrière un rideau dérobé que Mohammed fut enflammé par le corps dénudé de la femme de son fils.

Et pour bien confirmer que toute cette affaire eut des conséquences, il faut voir que Mohammed pour une fois, donna l’exemple de l’application de ces versets, car le prophète ordonna alors que Zayd ne devait plus être appelé « Bin Mohammed », mais « Bin Harithat », son nom de famille original. Et maintenant, relisons une dernière fois Coran 33;4 à 5.

Allah n’a pas placé à l’homme deux coeurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: « Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère ». Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction. Appelez-les du nom de leurs pères: c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. – Coran 33;4-5

Donc, conséquences pour Zayd ? Mohammed l’a renié comme fils, afin de pouvoir prendre sa femme. Ceci explique pourquoi, aujourd’hui encore dans le monde musulman, les enfants adoptés ne prennent que rarement le nom de leurs adoptants. Et tout ceci n’est fondé que sur cette pathétique compulsion sensualiste du faux prophète Mohammed.


3. CORAN 24-31 ET LA RÉVÉLATION DES VERSETS AL-HIJAB PAR OMAR IBN AL-KHATTAB

Donc maintenant que nous avons planté le décor de ces versets de la Sourate 33, venons-en aux origines du voile en islam. En effet, les noces de Zaynab et Mohammed sont l’occasion de nombreuses « révélations » de versets, dont les deux fameux versets qu’on appelle al-Hijab (Coran 24-31) et al-Jilbeb (Coran 33-59) :

Et dis aux croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté et qu’elles ne montrent de leur parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur sur leur poitrine; et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leurs mains possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir, ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants. Peut-être seriez-vous gagnants ? – Coran 24-31 

Et le verset « al-Jilbeb » présent dans Coran 33-59 :

Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. – Coran 33-59

Dans Coran 24-31, le mot « voile » est traduit dans la version d’Hamidullah par « Khîmar », ce qui « désigne tout ce qui couvre la tête de quelque forme qu’il soit : une mantille, un châle ou une écharpe, par exemple« . Et dans Coran 33-59, le mot « voile » est traduit chez Hamidullah par « Jilbeb », c’est à dire une mante, un couvre-corps de type djellaba pouvant également couvrir la tête en plus du reste du corps. Et voici différents hadiths expliquant le contexte de la révélation de Coran 24-31 et Coran 33-59. Comme on l’a vu précédemment selon Aïcha, Zaynab se vante en permanence devant les femmes du prophète, pendant ces noces :

Le verset d’Al Hijab (le voile de la femme) fut révélé en rapport avec Zainab bint Jahsh. Le jour de son mariage avec lui (Mohammed), le prophète donna un banquet de mariage avec du pain et de la viande ; et elle aimait à se vanter devant les autres femmes du prophète et disait, « Allah m’a mariée au prophète dans le Paradis » – Sahih Boukhari, volume 9, livre 93, n°517

Zaynab se juge ainsi bénie en raison des diverses pseudo-révélations ayant eu lieu entre son divorce d’avec Zayd et les événements qui vont se passer lors de son mariage avec le prophète. Et l’un de ces événements n’est pas des moindres, puisqu’il s’agit du contexte de la révélation des versets sur le voile en islam, donc Coran 24-31 et 33-59, qui, bien qu’étant éloignés de plusieurs chapitres dans le désordre du Coran, sont soi-disant révélés dans le même contexte, qui est celui des noces de Zaynab et Mohammed. Je prie donc le lecteur de se placer dans ce contexte et de bien réaliser que les faits que nous allons décrire maintenant pour comprendre comment fut révélé Coran 24-31, à l’appui bien sûr des sources exégétiques les plus authentiques et communes de la doctrine islamique, se déroulent pendant la nuit même de ces noces. Nous allons voir que non seulement le contexte de cette soi-disant révélation est extrêmement choquant, mais qu’il montre là encore le mensonge incroyable de cette fausse religion qu’est l’islam. En effet, ce verset ne fut pas « révélé » au messager de l’islam, mais à l’un de ses compagnons les plus ambitieux, le très fameux Omar Ibn Al-Khattab, très vénéré dans le monde sunnite.

Narré par ‘Aïcha: Les femmes du Prophète allaient souvent à Al-Manasi, un vaste endroit ouvert (près de Baqia, à Médine) pour répondre à l’appel de la nature la nuit. ‘Omar disait souvent au Prophète: « [Fais] que tes femmes se couvrent » mais l’apôtre d’Allah ne faisait pas ainsi. Une nuit Sauda bint Zam’a, femme du Prophète sortit au moment de ‘Isha’ – et c’était une grande femme. ‘Omar lui dit ainsi: « Je t’ai reconnue, Ô Sauda. » Ainsi parla-t-il, parce qu’il désirait fortement que les versets d’Al-Hijab furent révélés. Et ainsi Allah révéla les versets d' »Al-Hijab. – Boukhari, volume 1, livre 4, n°148

Donc, trois choses ici. Ce hadith nous parle donc des femmes du prophète qui se rendent à leurs toilettes de nuit, et visiblement, Omar, qui, soit dit en passant, est le père de Hafsa, l’une des femmes du prophète de l’islam, est en train d’épier les femmes du prophète pendant que celles-ci sont dans l’intimité de leur toilette. Pourtant, Omar n’a visiblement pas honte de venir se plaindre auprès de Mohammed en lui demandant avec insistance de voiler ses femmes. Ce dernier ne semble pas vouloir accéder à cette demande, du moins pas immédiatement. Mais ce qui devrait choquer n’importe quel musulman ici, chose très curieuse, on voit ici que « Dieu » a révélé directement le verset à Omar ou au mieux à Mohammed,  mais seulement après que Omar ait fortement insisté pour que « les versets d’Al Hijab soient révélés ». Comment est-ce possible ? Omar est-il également un messager ? Boukhari commente abondamment cette histoire dont l’authenticité est nette.

Narré par ‘Aïcha: ‘Omar bin Al-Khattab disait souvent à l’apôtre d’Allah: « Que tes femmes se couvrent » mais il ne faisait pas ainsi. Les femmes du Prophète allaient répondre à l’appel de la nature –seulement la nuit– à Al-Manasi. Une fois, Sauda, fille de Zam’a sortit– et c’était une grande femme. ‘Omar bin Al-Khattab la vit pendant qu’il était à un rassemblement et dit : « Je t’ai reconnue, Ô Sauda! » Il (‘Omar) parla ainsi comme il était anxieux que vînt quelque ordre divin concernant (le voile des femmes). C’est ainsi qu’Allah révéla le verset de la Couverture. – Sahih Boukhari, n° 257 (Voir Hadith No. 148, Vol. 1)

Il existe plus d’une dizaine de hadith sur cette seule affaire. Le Sahih Mouslim confirme lui aussi :

Aïcha a rapporté que les femmes du Messager d’Allah allaient, couvertes par la nuit, dans des champs -en plein air (dans la périphérie de Médine) pour se soulager. ‘Omar bin Khattab disait souvent: Messager d’Allah, demande à tes dames de porter le voile, mais le Messager d’Allah ne le fit pas. Ainsi sortit Sauda, fille de Zam’a, femme du Messager d’Allah durant une des nuits sombres. C’était une dame à haute stature. ‘Omar l’appela, disant: Sauda, nous te reconnaissons. Il fit ceci, espérant que des versets concernant le port du voile fussent révélés. ‘Aïcha dit: Allah, l’Exalté et le Glorieux, révéla ensuite les versets concernant le voile. – Sahih Muslim, volume 26, n°5397 

La question se pose donc, Omar était-il lui aussi un prophète ? Tous les sunnites savent quelle vénération existe en effet autour du personnage d’Omar Ibn Khattab. On lit un hadith fameux d’At-Tirmidi :

D’après Oqba Ibn Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Si il y avait eu un prophète après moi, ça aurait été Omar Ibn Al Khattab ». – At-Tirmidhi, Sounan n°3686 

Ce qui est certain est que cet Omar semblait avoir un sérieux problème de voyeurisme. D’ailleurs, remarquons ici que le prophète de l’islam ne semble pas reprocher le fait qu’Omar, l’un de ces principaux lieutenants et accessoirement son beau-frère, et qui sera le 2e calife de l’islam après Abou Bakr, espionne de façon répétée ses femmes à leurs toilettes la nuit venue. Rappelons que le prophète de l’islam, présenté comme un personnage sage et pondéré, toujours prêt à pardonner, fit mettre à mort par tromperie Ka’b Bin Al-Ashraf car ce dernier, opposé à la secte de Mohammed, avait composé quelques poèmes se moquant de lui (Sahih Boukhari, volume 5, n°369) et en fit de même pour ‘Asma’ bint Marwan (Ibn Ishaq, Sīrat rasūl Allāh, pp. 675-676), Abou Afak et bien d’autres pour des motifs analogues et tout aussi puérils. Sa tolérance extrême envers le comportement autrement plus outrancier d’Omar est à ce titre, plus qu’étrange. D’ailleurs, les femmes du prophète n’ont pas manqué de lui rapporter ces faits, en particulier Sauda. Car, même après la ‘révélation’ du verset, Omar récidive :

 Narré par ‘Aïcha: Sauda (une femme du Prophète) sortit pour répondre à l’appel de la nature après que l’obligation (pour toutes les musulmanes) de porter un voile fut fixée. C’était une grande et grasse dame, et quiconque la connaissait avant peut [pouvait] la reconnaître. ‘Omar bin Al-Khattab la vit et dit: « Ô Sauda! Par Allah, tu ne peux te cacher à nous, pense donc à un moyen pour que tu ne fusse reconnue si tu sors. » Sauda s’en retourna alors que l’Apôtre d’Allah était chez moi en train de prendre son dîner et un os couvert de chair était dans sa main. Elle entra et dit: « Ô Apôtre d’Allah! Je suis sortie répondre à l’appel de la nature et ‘Omar m’a dit ceci et cela. » Allah l’inspira ensuite (le Prophète) et quand l’état d’inspiration était fini et l’os toujours dans sa main qu’il n’avait pas posé, il dit (à Sauda), « Vous (les femmes) avez été autorisées à sortir pour vos besoins. – Sahih Boukhari, n°318

On voit ici que même après la seconde plainte de Sauda à propos du comportement d’Omar, le prophète de l’islam ne semble pas s’en émouvoir un seul instant. Attablé, il se borne de lui répondre nonchalamment que ‘Dieu’ lui a révélé à l’instant que « les femmes ont été autorisées à sortir faire leurs toilettes« . Quant à Omar, ce n’est pas la première fois ni la dernière qu’il est à l’origine de la « révélation » d’un verset opportun, comme nous l’apprend le Sahih Boukhari.

Narré par Anas: ‘Omar a dit: « J’ai été d’accord avec Allah sur trois choses » ou bien a dit: « Mon Seigneur a été d’accord avec moi sur trois choses. J’ai dit: « Ô Apôtre d’Allah! Voudrais-tu prendre la station d’Abraham (La kaaba) comme lieu de prière ? » J’ai également dit: « Ô Apôtre d’Allah! De bonnes et de mauvaises personnes [viennent] te visiter! Donnerais-tu l’ordre aux Mères des croyants de se couvrir d’un voile?’ Et les divins versets d’Al-Hijab furent révélés. J’appris que le Prophète avait blâmé quelques-unes de ses femmes, j’alla donc [vers] elles et leur parlais. Quand je suis allé vers une de ses femmes, elle me dit: « Ô ‘Omar! l’Apôtre d’Allah n’a-t-il pas de conseil à donner à ses femmes, pour que tu essayes de les conseiller? » « Sur ce, Allah révéla:– « Il se peut que s’il divorce d’avec vous, son Seigneur vous remplace pour lui par des épouses meilleures que vous, Soumises à Dieu[…] » (Coran 66.5) – Sahih Boukhari, volume 6, livre 60, n°10 


 4. CONCLUSIONS SUR CORAN 33-59

Il faut donc retenir ici dans quelles pitoyables circonstances fut « révélé » le verset qui fonde les musulmanes, jusqu’à aujourd’hui, à porter le voile. Il existe entre musulmanes d’infinis débats concernant le port du voile, certaines d’entre elles, aidés de théoriciens libéraux, estimant que rien dans le Coran ne prouve une quelconque obligation à ce sujet. Les autres, qui portent le voile, le font la plupart du temps par une sorte de fidéisme sensualiste propre à l’infestation de la mentalité islamique, dont la foi repose bien souvent sur une superficialité spirituelle qui conduit en réalité à singer les réelles vertus de modestie et de pudeur que Dieu enseigne dans la vraie religion qui est le catholicisme. En effet, telle est l’œuvre du démon : singer la vraie religion. A ce titre, l’étude des doctrines coraniques et islamiques nous permet de constater l’évidente marque du diable dans cette parodie horrible de religion.

Revenons maintenant à notre étude de ces deux versets de Coran 24-31 et Coran 33-59. Coran 33-59 fût donc révélé dans ces mêmes circonstances de cette nuit de noces entre Mohammed et Zaynab. Comme nous l’avons vu précédemment, Coran 33-4;5 a été « révélé » juste après que les gens aient critiqué le prophète de l’islam pour avoir pris la femme de son fils adoptif et lui permettre de trouver une solution pour garder la face tout en assouvissant ses envies adultérines. Garde aussi bien en tête les circonstances dans lesquelles ont été révélées les deux versets concernant al-Hijab, c’est à dire à la suite des rondes nocturnes d’Omar épiant les femmes du prophète. Et voici un nouveau verset qui descend sur le prophète, alors que la nuit laisse place au matin et qu’il ne reste plus que quelques invités :

O vous qui croyez! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu’Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c’est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d’Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d’Allah, un énorme péché. – Coran 33-53 

C’est donc un troisième verset révélé par Dieu lors du mariage entre Zaynab et Mohammed . Il faut donc comprendre la fierté de celle-ci et la jalousie qu’elle provoqua chez les autres femmes du prophète. Il s’agit d’un élément qui éclaire énormément le tempérament du prophète de l’islam. Celui-ci est souvent décrit comme naturellement timide. Que signifie donc ce verset 33-53 et dans quelles circonstances très exactes fut-il révélé ?

Narré par Anas bin Malik: Moi, entre tous les gens, je connais le mieux ce verset d’Al-Hijab. Quand l’Apôtre d’Allah se maria avec Zaïneb bint Jahch elle était avec lui dans la maison et il prépara un repas et (y) invita les gens. Ils s’assirent (après avoir fini de manger) et commencèrent à discuter. Le Prophète se leva et revint plusieurs fois pendant qu’ils étaient encore en train de discuter. Allah révéla ainsi le verset: ‘Ho, les croyants! n’entrez pas aux demeures du Prophète, – à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, et encore, pas dans le temps qu’on le cuisine. […] Et quand vous demandez à ses femmes quelques objets, demandez-leur, alors, de derrière un rideau […]’ (33:53) Ainsi le rideau (voile) fut placé et les gens partirent. – Sahih Boukhari, vol 6, livre 60, n°315

Les apologistes de l’islam, en raison de cette double apparition du thème du voile au cours de ces noces, affirment parfois que c’est Coran 33-53, et non Coran 24-31, qui fournit le vrai sens moral à trouver au voile des musulmanes. Mais nous allons voir que là encore, une telle objection est illogique et condamnatoire pour ceux qui défendent cette théorie. L’épisode d’Omar épiant les femmes du prophète leur étant honteux, ce qui n’est pas surprenant, ils affirment donc que c’est en fait 33-53 qui fonde le port du voile en islam, ceci afin de trouver une explication un peu plus vertueuse à cette pratique, bonne en soit, mais qui dans ce contexte là, fait des musulmanes de misérables ignorantes. L’objection de ces apologistes ne tient pas la route, premièrement car les docteurs de l’islam qui ont rapporté le contexte de la révélation du verset du hijab l’ont non seulement clairement établi, non pas une fois, mais deux fois, grâce à l’insistance du sociopathe Omar. Donc, l’objection est déjà irrecevable de ce point de vue là. En outre, il apparaît clairement que Coran 33-53 n’évoque pas du tout le voile des femmes, mais réellement un rideau (contrairement à 33-59 qui évoque bien une « mante » et qui se réfère à l’épisode voyeuriste d’Omar), il suffit pour cela de relire et de comparer les hadiths de Boukhari que nous avons rapporté ci-dessus. Et en plus, le hadith suivant n°316 est encore plus précis, et ce n’est pas un voile-rideau que Mohammed a posé sur ses femmes et entre elles et les autres, comme veulent le faire croire les apologistes musulmans actuels pour cacher l’histoire d’Omar, car dans le Sahih Boukhari, on lit très clairement :

Narré par Anas: Le Prophète était une personne très timide, il sortit donc (pour la deuxième fois) et retourna dans la demeure de ‘Aïcha. Je ne me rappelle pas si je l’ai informé du fait que les gens étaient partis. Alors il s’en revint, et dès qu’il passa le portail, il plaça un rideau entre moi et lui, et le verset d’Al-Hijab fut révélé. – Sahih Bukhari volume 6, livre 60, n°316

Encore une fois, je pourrais en citer presque dix autres encore qui affirment bien qu’un rideau fût bien placé entre lui (Anas Bin Malik) et le prophète, non pas entre lui et les femmes du prophète. Mohammed a littéralement tiré un rideau pour être tranquille et ‘Dieu’ lui aurait même ordonné, selon Coran 33-53 de commander aux croyants de demander telle ou telle choses à ses femmes, mais en restant « derrière le rideau ». Et en plus, cela n’est donc pas en contradiction avec l’explication de l’origine de la révélation du verset al-Hijab dans Coran 24-31, puisque cela indique justement que 24-31 fut précisément révélé après que Mohammed ait en fait fermé la porte, ou le rideau, au nez d’Anas bin Malik. Or, quel est le contexte de Coran 24-31 et de Coran 33-59 ? Omar épiant les femmes du prophète et recevant personnellement la révélation du voile que le prophète allait recevoir peu de temps après, bien qu’Omar ne soit pas un prophète selon le Coran ou aucun autre hadith.


5. CONCLUSION : LE VOILE ISLAMIQUE N’EST PAS CONFORME AU VOILE DES SAINTES ÉCRITURES

Cette histoire laisse apparaître le désordre et l’incohérence du placement des sourates du Coran, qui est censé être un livre clair, car on voit que des sourates aussi éloignées que Coran 24-31, Coran 33-59 et Coran 33-53 se déroulent dans le même cadre temporel, le mariage de Zaynab et Mohammed, et concernent deux ‘révélations’ liées et ‘reçues’ coup sur coup, celle venant d’Omar concernant le voile des femmes musulmanes, et l’autre concernant le fameux « rideau », sans compter Coran 33-37 et 33-4;5. Donc c’est bien l’histoire scabreuse d’Omar épiant les femmes aux toilettes qui est à l’origine de Coran 24-31 et de Coran 33-59 ! Et ce qu’on comprend vraiment dans Coran 33-53, c’est que le timide prophète n’appréciait pas le fait que les invités s’attardent chez lui, arrivent trop en avance pour le repas ou même restent à discuter au pas de la porte, surtout quand le prophète se trouvait avec sa nouvelle femme, la plantureuse Zaynab bin Jaysh, et que les gens venaient de l’ennuyer (à propos du fait qu’il se marie avec la femme de son fils) et qu’Omar lui cassait les pieds avec ses problèmes de voyeurisme. Et pour cette seule raison, « Dieu » lui révéla toutes ces sourates.

Que les musulmanes ignorantes considèrent donc et réalisent que c’est parce qu’un compagnon du prophète, Omar, espionnait les femmes du même prophète lors de leurs toilettes et réclamait qu’elles se voilent, non pas seulement la tête, mais tout le corps. Amies musulmanes, mesurez-vous le ridicule de la chose ? Réalisez-vous l’ironie cruelle et démoniaque qui se cache derrière le Coran, qui n’est clairement pas de Dieu, mais plutôt du diable ? Dans son entrevue avec Sam Zirah, Noémie affirmait que depuis qu’elle se voilait, les hommes ne la prenaient plus pour une fille facile. Ironiquement, le voile islamique, selon l’islam, vient d’une révélation soit-disant divine, en fait venue d’un homme, Omar, qui était précisément en train de harceler des femmes du prophète Mohammed. Que les musulmanes nous disent donc honnêtement : est-ce que le voile islamique est de Dieu ? Ou plutôt, en vérité, le voile de la sainte pudeur, n’est-il pas plutôt à trouver dans les Saintes Ecritures, dans Genèse 24-65, dans 1 Corinthiens 11 ? Est-ce qu’elle ne se trouve pas plutôt chez Saint Augustin, chez Saint Jean Chrysostome et dans les Lois de l’Eglise ? Oui, clairement, ce sont les Saintes Écritures qui enseignent la vraie doctrine du mariage, de la fidélité, de l’union, de l’amour conjugal, de la pudeur, de la modestie et qui justifient vraiment le port du voile.