Objection n°18 : Il existe divers degrés d’hérésie et vous, les sédévacantistes, usez d’un jugement privé et téméraire pour qualifier avec certitude les « papes » de Vatican 2 d’hérétiques manifestes, publics et formels. Il n’y aucun moyen de prouver que les « papes » de Vatican 2 furent des hérétiques manifestes et intentionnels.

Réponse à l’objection : Faux, absurde, insensé, contraire au droit divin et à la raison naturelle. Les hérésies les plus notoires de Vatican 2, telles que la liberté religieuse absolue, le relativisme théologique et moral, le faux œcuménisme, le conciliarisme, l’omnisme, ont toutes été explicitement condamnées par le Magistère. Prises dans leur ensemble, les hérésies de Vatican 2 constituent en fait l’hérésie libérale et moderniste, laquelle fut complément condamnée par les papes Grégoire XVI, Pie IX ou encore Saint Pie X.


Preuve n°1 : Il est totalement absurde de dire que l’hérésie manifeste, publique et pertinace, ne pourrait être identifiée et constatée chez tel ou tel individu, en particulier chez un prétendu « pape » qui s’exprimerait constamment par des actes magistériels écrits et publics.

Car les hommes ne sont pas en mesure de lire dans les cœurs, mais lorsqu’ils voient que telle personne est un hérétique par ses œuvres extérieures, ils le jugent comme étant un hérétique, purement et simplement, et le condamnent comme tel. – Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30.


Preuve n°2 : Les « papes » de Vatican 2 ont enseigné des hérésies modernistes condamnées par le Magistère de l’Eglise. Il n’y a donc aucun doute qu’ils sont des hérétiques formels.

Pénétrée à fond de ses principes et soucieuse de son devoir, l’Eglise n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Les Ariens, les Montanistes, les Novatiens, les Quartodécimans, les Eutychiens n’avaient assurément pas abandonné la doctrine catholique tout entière, mais seulement telle ou telle partie : et pourtant qui ne sait qu’ils ont été déclarés hérétiques et rejetés du sein de l’Eglise ? Et un jugement semblable a condamné tous les fauteurs de doctrines erronées qui ont apparu dans la suite aux différentes époques de l’histoire. – Pape Léon XIII, Satis Cognitum

Telle a été toujours la coutume de l’Eglise, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Eglise quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique. Epiphane, Augustin, Théodoret ont mentionné chacun un grand nombre des hérésies de leur temps. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. « De ce que quelqu’un, dit-il, ne croit point ces erreurs (à savoir les hérésies qu’il vient d’énumérer), il ne s’ensuit pas qu’il doive se croire et se dire chrétien catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque embrasserait l’une d’entre elles, cesserait d’être chrétien catholique » (De Hæresibus, n. 88). – Léon XIII, Satis Cognitum


Preuve n°3 : Il est donc certain, à l’examen simple des hérésies de Vatican 2 telles que la liberté religieuse, que les « papes » de Vatican 2 sont formellement hérétiques au premier degré.

Matière et forme d’hérésie admettent des degrés qui trouvent leur expression dans la formulation technique utilisée par la théologie et le droit canonique comme suit. L’adhésion pertinente à une doctrine contradictoire à un point de foi clairement défini par l’Église est une hérésie pure et simple, une hérésie au premier degré. – Père Joseph Wilhelm, Encyclopédie Catholique, 1910, Volume 7, article « heresy »

Les clercs hérétiques et tous ceux qui les reçoivent, les défendent ou les favorisent sont ipso facto déchus de leurs bénéfices, offices et juridictions ecclésiastiques. Le pape lui même, s’il était un hérétique notoire, cesserait d’être pape, car il cesserait alors d’être membre de l’Eglise.Père Joseph Wilhelm, Ibid.


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