Objection n°20 : On peut admettre ou prouver ou affirmer l’orthodoxie des doctrines de Vatican 2 en considérant ces enseignements « à la lumière de la tradition » ou par « l’herméneutique de la continuité », et ainsi soutenir que les « papes » de Vatican 2 furent des vrais papes, mais que leur magistère a été mal compris, mal implémenté ou mal interprété. Une observation similaire peut être faite concernant la liturgie de Paul VI.

Réponse à l’objection : Absolument faux, vain et illusoire. Il est proprement impossible de soutenir que les hérésies et autres erreurs de Vatican 2 ou du magistère des « papes » de Vatican 2 expriment la doctrine catholique. Considérer les doctrines de Vatican 2 à la lumière de la tradition catholique ne peut mener qu’à une conclusion : les doctrines de Vatican 2 sont fausses, hérétiques et n’ont donc pas pu être promulguées par un vrai pontife romain, ni donc, par l’Eglise, mais par un antipape et une secte étrangère à l’Eglise. Ainsi, la prétendue « herméneutique de la continuité » de Benoit XVI ou l’application de « l’enseignement intégral du Concile à la lumière de toute la sainte tradition » selon Jean-Paul II ne sont que de vaines formules employées par des faux prophètes et des artisans d’iniquité.


Preuve n°1: Jean-Paul II et Benoit XVI ont tous deux, à leur manière, cherché à présenter les doctrines de Vatican 2 comme correspondant à la doctrine catholique. Chacun à leur manière, ils ont fait mine de déplorer des interprétations erronées, soit trop progressistes, soit trop « traditionalistes », des enseignements de Vatican 2.

L’obéissance à l’Esprit-Saint s’exprime dans la réalisation authentique des tâches indiquées par le Concile, en plein accord avec l’enseignement qui y est proposé. On ne peut pas traiter de ces tâches comme si elles n’existaient pas. On ne peut pas prétendre pour ainsi dire, faire remonter à l’Église le cours de l’Histoire de l’humanité. Mais on ne peut pas non plus courir présomptueusement en avant, vers des manières de vivre, de comprendre et de prêcher la vérité chrétienne, et finalement vers des modes d’être chrétien, prêtre, religieux et religieuse, qui ne s’abritent pas sous l’enseignement intégral du Concile ; intégral, c’est-à-dire entendu à la lumière de toute la sainte Tradition et sur la base du magistère constant de l’Église. Tâche grande et multiple que celle qui place devant nous l’impératif de la réalisation du Concile ! Elle demande une vigilance continuelle par rapport à l’authenticité de toutes les initiatives dans lesquelles s’articulera cette réalisation. – Jean-Paul II, Discours aux participants à la réunion plénière du sacré-collège des cardinaux, 5 novembre 1979

Une question se pose : pourquoi l’accueil du Concile, dans de grandes parties de l’Eglise, s’est-il jusqu’à présent déroulé de manière aussi difficile ? Tout dépend en réalité de la juste interprétation du Concile ou – comme nous le dirions aujourd’hui – de sa juste herméneutique, de la juste clef de lecture et d’application. Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L’une a engendré la confusion, l’autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits. D’un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » ; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d’une partie de la théologie moderne. D’autre part, il y a l’« herméneutique de la réforme », du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, tout en restant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche. L’herméneutique de la discontinuité risque de finir par une rupture entre Eglise préconciliaire et Eglise post-conciliaire. […] A l’herméneutique de la discontinuité s’oppose l’herméneutique de la réforme comme l’ont présentée tout d’abord le pape Jean XXIII, dans son discours d’ouverture du Concile le 11 octobre 1962, puis le pape Paul VI, dans son discours de conclusion du 7 décembre 1965. Je ne citerai ici que les célèbres paroles de Jean XXIII, dans lesquelles cette herméneutique est exprimée sans équivoque, lorsqu’il dit que le Concile « veut transmettre la doctrine de façon pure et intègre, sans atténuation ni déformation » et poursuit : « Notre devoir ne consiste pas seulement à conserver ce trésor précieux, comme si nous nous préoccupions uniquement de l’antiquité, mais de nous consacrer avec une ferme volonté et sans peur à cette tâche, que notre époque exige… Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée d’une façon qui corresponde aux exigences de notre temps. En effet, il faut faire une distinction entre le dépôt de la foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérée doctrine, et la façon dont celles-ci sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée » (S. Oec. Conc. Vat. II Constitutiones Decreta Declarationes, 1974, pp. 863-865).Benoit XVI, Discours à la curie romaine, 22 décembre 2005


Preuve n°2 : La réalité, c’est que ces deux antipapes ont prouvé, par leurs enseignements et par leurs actes publics, en qualité de prétendus « pasteurs suprêmes », qu’ils étaient des hérétiques manifestes et formels, et qu’ils appliquaient donc les réels enseignements de Vatican 2, non pas à la lumière de la tradition catholique, mais à la « lumière » de la tradition du Démon, ce qui la seule manière de prétendre que les enseignements hérétiques de Vatican 2 correspondent à une quelconque tradition. Jean-Paul II et Benoit XVI ont ainsi enseigné dans leur « magistère » quantités d’hérésies graves contre la foi. Il n’est pas l’objet de ce document de présenter le détail de leurs hérésies, mais simplement de donner pour chacun d’entre eux la preuve irréfutable que, loin de maintenir la vraie foi catholique, tout ce qu’ils maintinrent dans leur magistère, furent les principales hérésies de Vatican 2. Voyons d’abord Jean-Paul II, qui répète l’hérésie de Lumen Gentium selon laquelle les musulmans adorent « avec les catholiques » le vrai Dieu « futur juge des hommes au dernier jour », alors que les musulmans nient la Sainte Trinité et la divinité de Jésus Christ :

C’est avec joie que nous, chrétiens, reconnaissons les valeurs religieuses que nous avons en commun avec l’Islam. Je voudrais aujourd’hui reprendre ce que je disais il y a quelques années aux jeunes musulmans, à Casablanca : « Nous croyons au même Dieu, le Dieu vivant, le Dieu qui crée les mondes et porte ses créatures à leur perfection » (Insegnamenti, VIII/2 [1985], p. 497).Jean-Paul II, Audience Générale, 5 mai 1999, n°2

Partout, j’ai voulu témoigner aux Eglises orthodoxes l’affection et l’estime de l’Eglise catholique, dans le désir que la mémoire des fautes passées contre la communion soit pleinement purifiée et qu’elle laisse place à la réconciliation et à la fraternité. En outre, j’ai eu l’occasion de réaffirmer l’ouverture sincère avec laquelle l’Eglise s’adresse aux croyants de l’Islam, auxquels nous unit l’adoration du Dieu unique.Jean-Paul II, Audience Générale, 16 Mai 2001, n°1

Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. – Paul VI, Lumen Gentium, n°16


Preuve n°2 : Ce sont là des erreurs et des hérésies probables. Consulter notre dossier sur les hérésies spécifiques de Vatican 2 sur l’islam. Le Magistère enseigne que l’adoration de Dieu est unique à la religion catholique.

La vraie adoration de Dieu, est unique à la religion catholique. – Pape Grégoire XVI, Summo iugiter studio

Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. 1 Jean 2 ; 22-23

Nous croyons en un Dieu, Père tout-puissant, créateur de toutes les choses visibles et invisibles; et en un Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, unique engendré du Père, c’est-à-dire de la substance [ousia] du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel [homoousios] au Père, par qui tout a été fait, ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre; qui, pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu, S’est incarné, S’est fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts; et en l’Esprit Saint. Pour ceux qui disent : « Il fut un temps où il n’était pas », et : « Avant de naître, Il n’était pas », et : « Il a été créé du néant », ou qui déclarent que le Fils de Dieu est d’une autre substance [hypostasis] ou d’une autre essence [ousia], ou qu’Il est soumis au changement ou à l’altération, l’Église catholique et apostolique les anathématise. 1er Concile de Nicée, Profession de Foi des 318 pères du Concile de Nicée, n°1

Si quelqu’un ne confesse pas que la nature ou substance divine est une et consubstantielle en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; qu’il soit anathème. – Pape Vigile, 2e Concile de Constantinople, 1er Anathème contre les Trois chapitres

Il est impossible au Dieu véritable – Qui est la Vérité elle-même, Qui est le meilleur, le plus sage Dispensateur, et le Rémunérateur des hommes bons – d’approuver toutes les sectes qui professent de faux enseignements souvent incompatibles et contradictoires entre eux, et de conférer à leurs membres des récompenses éternelles… par foi divine nous tenons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… C’est pourquoi nous professons qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Église. – Pape Léon XII, Ubi Primum

Ainsi, absolument a priori, et au nom de certains principes philosophiques qu’ils affectent d’ignorer mais qui sont les bases de leur système, ils dénient au Christ de l’histoire réelle la divinité, comme à Ses actes tout caractère divin. – Pape Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis, n°40


Preuve n°3 : L’antipape Jean-Paul II a enseigné bien d’autres hérésies, par exemple en cherchant à faire croire que les juifs talmudiques qui renient le Christ et les Prophètes, font encore partie de l’Alliance.

Il ne s’agit pas seulement de corriger une fausse vision religieuse du peuple juif, ce qui, au cours de l’histoire, a été en partie une cause de malentendus et de persécutions, mais surtout du dialogue entre les deux religions, qui – avec l’islam – pourrait donner au monde la foi en l’unique et ineffable Dieu qui nous parle… La première dimension de ce dialogue, à savoir la rencontre entre le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance, jamais révoquée par Dieu (cf. Rm 11, 29), et celle de la Nouvelle Alliance, est en même temps un dialogue au sein du notre Église, pour ainsi dire entre la première et la deuxième partie de sa Bible. – Jean-Paul II, Discours aux représentants de la communauté juive de Mayence, 17 Novembre 1980

L’Ancien Testament est une partie inamissible de l’Écriture Sainte. Ses livres sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente (cf. DV 14) car l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée. – Catéchisme de Jean-Paul II, n°121

La communauté chrétienne de Rome, par l’intermédiaire du Successeur de Pierre, participe avec vous à l’action de grâce au Seigneur pour cet heureux anniversaire. Comme j’ai eu l’occasion de le dire au cours de la visite que j’ai évoquée, nous vous saluons comme nos « frères bien-aimés » dans la foi d’Abraham, notre Patriarche. Vous continuez à être le peuple premier-né de l’Alliance. – Jean-Paul II, Message au Grand Rabbin de Rome, 23 mai 2004

S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. (Licet autem Ecclesia sit novus populus Dei, Iudaei tamen neque ut a Deo reprobati neque ut maledicti exhibeantur, quasi hoc ex Sacris Litteris sequatur). – Paul VI, Déclaration Nostra Aetate, n°4


Preuve n°4 : Ce sont là des hérésies. Les juifs talmudiques qui rejettent le Seigneur Jésus Christ sont impies et ne font plus partie de l’Alliance, tant qu’ils ne se convertissent pas et ne rejoignent pas le Vrai Israël.

Mais quiconque Me reniera devant les hommes, Je le renierai aussi Moi-même devant Mon Père qui est dans les Cieux. – Matthieu 10 ; 33

La très sainte Église romaine, fondée par la voix de notre Seigneur et Sauveur, croit fermement, professe et prêche un seul vrai Dieu, tout-puissant, immuable et éternel, le Père, le Fils et le Saint-Esprit…Ainsi, tous ceux qui pensent des choses opposées ou contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare comme étrangers au Corps du Christ qu’est l’Église. (Quoscunque ergo adversa et contraria sentientes damnat, reprobat et anathematizat et a Christi corpore, quod est ecclesia, alienos esse denuntiat).Pape Eugène IV, Concile de Florence, Bulle Cantate Domino, 11e Session.

Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas le véritable Israël, et pour être la postérité d’Abraham, tous ne sont pas ses enfants ; mais  « C’est la postérité d’Isaac qui sera dite la postérité », c’est-à-dire que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité d’Abraham. – Romains 9 ; 6-8

Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.Galates 3-29

Je connais ta tribulation et ta pauvreté, – mais tu es riche, – et les insultes de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas, mais bien une synagogue de Satan. Ne crains rien de ce que tu auras à souffrir. – Apocalypse 2-9

Si vous êtes à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham (Gal. 3 :29). Si en raison de notre foi en Christ nous sommes considérés enfants d’Abraham, alors les juifs ont cessé d’être Sa descendance à cause de leur perfidie. – Pape Saint Grégoire le Grand, cité in The Sunday Sermons of the Great Fathers, 1959, Volume 1, p. 92

C’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas « et aux descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un, « et à ta descendance », c’est à-dire le Christ (Gal. 3 :16).Pape Saint Léon le Grand, Concile de Chalcédoine, Lettre à Flavien, cité in Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, Tome 2, p.183

Car ces ingrats envers Notre Seigneur Jésus Christ, Lequel attend patiemment leur conversion par la gloire de Ses longues souffrances, ne montrent aucune honte de leur faute, ni ne respectent l’honneur de la foi chrétienne, et renient et falsifient la Loi mosaïque et les Prophètes, suivent certaines traditions qu’ils tiennent de leurs anciens que le Seigneur a réprimandé dans l’Evangile en leur disant : Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu et pourquoi L’irritez-vous par votre tradition, enseignant des doctrines et des commandements humains ? C’est dans cette sorte de tradition, qui est appelée en hébreu le Talmud…qu’ils nourrissent et enseignent leurs fils et les rendent ainsi complètement étrangers à la Doctrine de la Loi et aux Prophètes, craignant qu’en apprenant la vérité, laquelle se trouve dans la Loi et les Prophètes, laquelle témoigne incontestablement que le Fils unique de Dieu s’incarnerait, ils ne se convertissent à la Foi et retournent humblement à leur Rédempteur. – Pape Innocent IV, Impia Judeorum Perfidia

La Sainte Eglise Catholique croit fermement, professe et enseigne que tous ceux qui sont en dehors de l’Eglise catholique, non seulement les païens mais aussi les Juifs, les hérétiques et les schismatiques, ne peuvent prendre part à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, à moins qu’ils ne soient unis à l’Eglise catholique avant la fin de leur vie. – Pape Eugène IV, Concile de Florence, 11e session

La première considération est que les cérémonies de la loi mosaïque ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être observées sans péché après la promulgation de l’Évangile. – Pape Benoit XIV, Ex Quo Primum, n°61

Alors, dit saint Léon le Grand en parlant de la Croix du Seigneur, le passage de la Loi à l’Evangile, de la Synagogue à l’Eglise, des sacrifices nombreux à la Victime unique, se produisit avec tant d’évidence qu’au moment où le Seigneur rendit l’esprit, le voile mystique qui fermait aux regards le fond du temple et son sanctuaire secret, se déchira violemment et brusquement du haut en bas (Sermo LXVIII, 3, PL 54, 374). Sur la croix, par conséquent, la Loi Ancienne est morte; bientôt elle sera ensevelie et elle deviendra cause de mort (Saint Jérôme et Saint Augustin, Epist. CXII, 14 et CXVI, 16. PL 22, 924 et 943; Saint Thomas, Somme théol. I-II, q. 103, art. 3 ad 2; art. 4 ad 1; Concile de Florence: Décret pro Iacobitis, MANSI XXXI, 1738. Denzinger n. 712), pour céder la place au Nouveau Testament, dont le Christ avait choisi les Apôtres pour ministres qualifiés (2 Corinthiens 3 ; 6).Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi


Preuve n°5 : Voyons à présent les hérésies de Benoit XVI sur l’islam ou sur la liberté religieuse. Elles sont essentiellement les mêmes que celles de Jean-Paul II ou des autres antipapes modernistes.

J’espère qu’en divers moments  de  ma visite – par exemple, lorsque j’ai souligné à Munich combien il est important de respecter ce qui est sacré pour les autres – est apparu clairement mon profond respect pour les grandes religions et, en particulier, pour les musulmans, qui « adorent le Dieu unique » et avec lesquels nous sommes engagés à « protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté » (Nostra Aetate, n. 3).Benoit XVI, Audience Générale, 20 Septembre 2006

Il est vrai que l’islam… a hérité d’Israël et des chrétiens le même Dieu. – Benoît XVI, Faire route avec Dieu ; 2003, p. 273

Je souhaite que le lecteur de mon texte puisse comprendre rapidement que cette phrase n’exprime pas mon jugement personnel sur le Coran, envers lequel j’ai le respect dû au livre sacré d’une grande religion.Benoit XVI, Discours aux représentants du monde scientifique à l’Université de Ratisbonne, 12 Septembre 2006

C’est le devoir des Autorités civiles dans tout pays démocratique de garantir la liberté effective de tous les croyants et de leur permettre d’organiser librement la vie de leur communauté religieuse. Je souhaite bien sûr que les croyants, à quelque communauté religieuse qu’ils appartiennent, puissent toujours bénéficier de ces droits, certain que la liberté religieuse est une expression fondamentale de la liberté humaine et que la présence active des religions dans la société est un facteur de progrès et d’enrichissement pour tous. Cela implique bien sûr que les religions elles-mêmes ne recherchent pas à exercer directement un pouvoir politique, car elles n’ont pas vocation à cela, et, en particulier, qu’elles renoncent absolument à cautionner le recours à la violence comme expression légitime de la démarche religieuse. – Benoit XVI, Discours au corps diplomatique auprès de la république de Turquie, 28 Novembre 2006

Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. – Paul VI, Déclaration Dignitatis Humanae, n°2

Le pouvoir civil, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit donc, certes, reconnaître et favoriser la vie religieuse des citoyens, mais il faut dire qu’il dépasse ses limites s’il s’arroge le droit de diriger ou d’empêcher les actes religieux. – Dignitatis Humanae, n°3

Les communautés religieuses ont aussi le droit de ne pas être empêchées d’enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix et par écrit. – Dignitatis Humanae, n°4


Preuve n°6 : La liberté religieuse telle qu’enseignée par Vatican 2 est absolument hérétique et condamnée par le Magistère de l’Eglise.

De ces considérations, il résulte donc qu’il n’est aucunement permis de demander, de défendre ou d’accorder sans discernement la liberté de la pensée, de la presse, de l’enseignement, des religions, comme autant de droits que la nature a conférés à l’homme.Léon XIII, Libertas Praestantissimum

Non, de par la justice ; non, de par la raison, l’État ne peut être athée, ou, ce qui reviendrait à l’athéisme, être animé à l’égard de toutes les religions, comme on dit, des mêmes dispositions, et leur accorder indistinctement les mêmes droits. Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie et que l’on reconnaît sans peine, au moins dans les pays catholiques, aux signes de vérité dont elle porte en elle l’éclatant caractère… Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les réprimer sa sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. Léon XIII, Libertas Praestantissimum

En vertu de l’autorité suprême que Dieu Nous a conférée, Nous, pour les motifs exposés ci-dessus, Nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l’Église et de l’État comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement, en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte. – Saint Pie X, Vehementer Nos

De cette source empoisonnée de l’indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh ! « Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur ! » disait saint Augustin (S. Aug. Ep. CLXVI). Pape Grégoire XVI, Mirari Vos

De plus, contrairement à la doctrine de l’Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils ne craignent pas d’affirmer que « le meilleur gouvernement est celui où l’on ne reconnaît pas au pouvoir l’obligation de réprimer, par la sanction des peines, les violateurs de la religion catholique, si ce n’est lorsque la tranquillité publique le demande. » En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement social, ils n’hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire, savoir, que « la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme, qui doit être proclamé et assuré dans tout État bien constitué ; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement, leurs opinions, quelles qu’elles soient, par la parole, par l’impression ou autrement, sans que l’autorité ecclésiastique ou civile puisse le limiter. »Pape Pie IX, Quanta Cura

Propositions condamnées : A notre époque, il n’est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’État, à l’exclusion de tous les autres cultes (Allocution Nemo Vestrum). Aussi c’est avec raison que, dans quelques pays catholiques, la loi a pourvu à ce que les étrangers qui y immigrent y jouissent de l’exercice public de leurs cultes particuliers (Allocution Acerbissimum). Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent le fléau de l’indifférentisme (Allocution Nunquam Fore). Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et faire un compromis avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.Pape Pie IX, Syllabus des Erreurs, Erreurs se rapportant au libéralisme moderne


Preuve n°7 : De même, sur des aspects plus liturgiques ou « pastoraux », Jean-Paul II, Benoit XVI ou encore François ont clairement montré qu’ils étaient des hérétiques et des ennemis de la Foi Catholique, par leur participation récurrente à des rites impies, juifs, islamiques, protestants, païens, etc. appliquant ainsi la doctrine de l’œcuménisme et de l’indifférentisme selon le concile de Vatican 2.

Le pape s’est recueilli jeudi en direction de La Mecque comme le font les musulmans dans ce haut lieu religieux d’Istanbul. C’était un geste hautement symbolique. Pour la dernière étape de sa visite en Turquie, Benoît XVI s’est rendu jeudi après-midi à la Mosquée Bleue à Istanbul et s’y est recueilli en direction de La Mecque, comme le font les musulmans.TF1 News, Benoît XVI prie à la Mosquée Bleue, 30 novembre 2006


Preuve n°8 : Tous ces actes proches de l’apostasie a fide, sont équivalents à l’expression publique, externe, volontaire, pertinace, d’une hérésie sous forme écrite.

Toutes les cérémonies sont des protestations de la foi en quoi consiste le culte divin intérieur. On peut professer sa foi intérieure par des actes aussi bien que par des paroles, et dans les deux cas il y a péché mortel si l’on affirme une erreur.Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Pa. I-II, a. 103, art. 4

L’apostasie a fide ou perfidiae désigne l’abandon total et volontaire de la religion chrétienne, que l’apostat embrasse une autre religion telle que le paganisme, le judaïsme ou l’islam, etc. ou qu’il fasse profession de naturalisme, de rationalisme, etc. L’hérétique diffère de l’apostat dans la mesure où il nie un ou plusieurs points de la doctrine catholique, tandis que l’apostat renie la religion elle-même, un péché qui a souvent été considéré comme l’un des plus graves de tous. – Père Van Hove, Encyclopédie Catholique, 1907, article « Apostasie »


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