Ce qui suit est une démonstration systématique prouvant de façon incontestable, par la théologie dogmatique et le droit canon, que le siège apostolique de l’Eglise catholique est vacant depuis la révolution moderniste de Vatican 2. Ce document vise avant tout à prouver que les individus qui ont prétendu être les vicaires du Christ depuis Octobre 1958 ne pouvaient en aucune manière être de vrais papes catholiques, en raison des innombrables hérésies qu’ils ont enseigné et des nombreux actes d’apostasie publique dont ils se sont rendus coupables, de façon manifeste, publique, pertinace et formelle. Voici le principe général de la présente démonstration :

1/ Tout catholique doit être soumis au souverain pontife.

2/ Le souverain pontife, exerçant l’office papal, c’est-à-dire « remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens » ne peut en aucun cas enseigner une hérésie, car le Magistère est infaillible en matière de foi et de mœurs et l’Eglise est indéfectible : les portes de l’enfer, c’est-à-dire l’hérésie, ne peuvent en aucune manière prévaloir sur elle.

3/ Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI et François ont de façon certaine enseigné et promulgué des hérésies et des erreurs contre la Foi dans leur « magistère ».

4/ Ils sont donc des hérétiques publics, pertinaces et formels. Ils ne peuvent donc pas détenir l’autorité pontificale. Ce ne sont pas de vrais Papes, mais des imposteurs.

5/ La religion issue du concile Vatican 2 n’est pas la religion catholique. La hiérarchie issue de Vatican 2 ne sont pas les autorités légitimes de l’Eglise catholique. La secte moderniste n’est pas l’Eglise catholique.

6/ La foi nous commande de rejeter les enseignements de Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI et François et de tenir ces individus comme non catholiques et imposteurs.

Avant de consulter les réponses aux objections ci-dessous, lire ces dix rappels doctrinaux essentiels qui prouvent sommairement le constat de la vacance du siège apostolique.


Réfutation des principales objections au constat de la vacance du siège 

Cliquez sur chaque objection pour lire la réponse accompagnée des preuves magistérielles et canoniques.

Objection n°1 : Le pape Pie XII, dans la constitution apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, a levé toutes les peines ecclésiastiques concernant l’élection d’un cardinal lors d’un conclave. Ainsi, même si les « papes » de Vatican 2 étaient hérétiques avant ou après leur élection, ils seraient quand même validement élus papes.

Objection n°2 : La bulle Cum Ex Apostolatus Officio du pape Paul IV n’était que disciplinaire, ne relevait que du droit ecclésiastique et fut abrogée par la Constitution Vacantis Apostolicae Sedis du pape Pie XII.

Objection n°3 : Le siège apostolique n’est jugé par personne.

Objection n°4 : Suivant l’enseignement du Cardinal Billot, il semble impossible d’affirmer que les papes de Vatican 2 ne furent pas légitimement élus, malgré leurs indubitables hérésies, étant donné que « toute l’Eglise » a admis ces pontifes comme vrais papes.

Objection n°5 : L’élection du souverain pontife est infaillible et l’acceptation universelle de cette élection est un signe de la certitude de cet acte. Le pape, même tombé dans l’hérésie publique la plus radicale, continue donc d’être pape.

Objection n°6 : Vous, les sédévacantistes, en affirmant que le siège est vacant depuis au moins la promulgation de Vatican 2, affirmez implicitement que l’Eglise a fait défection.

Objection n°7 : Le 1er concile de Vatican a enseigné que Saint Pierre aurait perpétuellement des successeurs. Ainsi, il est impossible de croire que le siège apostolique ait pu rester vacant pendant soixante ans. Vous, les sédévacantistes, tenez une position qui va à l’encontre de la visibilité de l’Eglise.

Objection n°8 : Si les « papes » de Vatican 2 sont des faux papes, ils n’ont donc pas de juridiction valide. Les individus qu’ils ont nommés cardinaux ne sont donc pas de vrais cardinaux de l’Eglise, et n’ont donc aucune légitimité à procéder à l’élection d’un pape, pas plus que les individus qu’ils ont nommé « évêques ». D’autant plus que les cardinaux et évêques nommés du temps de Pie XII sont tous morts. Une telle situation semble empêcher l’élection d’un nouveau pape et donc contrevenir à la perpétuité de l’office papal et même à la visibilité de l’Eglise, ce qui est impossible.

Objection n°9 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile, on peut légitimement leur résister et refuser ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car les « papes » en question n’ont pas explicitement enseigné sur la doctrine, ni en matière de foi, ni de mœurs, ni rien défini, décrété ou proclamé en la matière (erreur nantiste).

Objection n°10 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile, on peut légitimement leur résister et refuser d’obéir à ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car les « papes » en question n’ont pas explicitement ou pas vraiment engagé l’infaillibilité de leur magistère. Ils n’ont pas enseigné, ni défini, ni promulgué les doctrines de Vatican 2 « ex cathedra » (Erreur minimaliste et néo-gallicane).

Objection n°11 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement refuser d’obéir à ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car leurs documents magistériels ne peuvent être considérés comme infaillibles et contraignants que si, selon notre propre jugement, rien de contraire à la foi et aux mœurs n’y est enseigné. (Erreur opinioniste et libre-exaministe)

Objection n°12 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, à cause de toutes ou parties des objections ci-dessus, on peut légitimement leur résister et refuser d’obéir à leurs enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car les « papes » en question n’ont pas explicitement obligé les fidèles à accepter les doctrines de Vatican 2 ou celles de leur magistère.

Objection n°13 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement leur résister et refuser d’obéir à leurs enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car les « papes » en question sont des « mauvais pères » et qu’il y a déjà eu par le passé des papes à la moralité douteuse, tels que Jean XII ou Alexandre VI.

Objection n°14 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement leur résister et refuser d’obéir à ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car il y a déjà eu des papes hérétiques par le passé.

Objection n°15 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement leur résister et refuser d’obéir à ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car Vatican 2 ne fut qu’un concile « pastoral ».

Objection n°16 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement refuser d’obéir à ces enseignements, tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car ces « papes », de Jean XXIII jusqu’à François, n’ont jamais rien enseigné qui relevât du magistère infaillible. On peut donc également légitimement rejeter leurs disciplines, leur droit canon, leur catéchisme, leurs liturgies et leurs canonisations.

Objection n°17 : Quand bien même on admet que les « papes » de Vatican 2 ont enseigné l’hérésie lors du concile et dans leurs actes magistériels, on peut légitimement leur résister, les ignorer et refuser d’obéir à ces enseignements tout en reconnaissant ces individus comme vrais papes, car seul le Christ est à la tête de l’Eglise (hérésie dissociative), ou encore, parce que ces « papes » de Vatican 2 sont en réalité les chefs de deux églises, l’une catholique, l’autre moderniste (hérésie de la « double église »).

Objection n°18 : Il existe divers degrés d’hérésie et vous, les sédévacantistes, usez d’un jugement privé et téméraire pour qualifier avec certitude les « papes » de Vatican 2 d’hérétiques manifestes, publics et formels. Il n’y aucun moyen de prouver que les « papes » de Vatican 2 furent des hérétiques manifestes et intentionnels.

Objection n°19 : On peut librement et indifféremment considérer les « papes » de Vatican 2 comme des vrais papes ou des antipapes, pourvu qu’on s’attache à la fréquentation des sacrements, qu’on observe la piété chrétienne, qu’on s’en tienne à observer les enseignements de l’Eglise de toujours, etc. Constater la vacance du siège et l’identité réelle des « papes » de Vatican 2 n’est qu’une affaire d’opinion personnelle qui n’oblige aucun catholique (Erreur libre-opinioniste et semi-quiétiste).

Objection n°20 : On peut admettre ou prouver ou affirmer l’orthodoxie des doctrines de Vatican 2 en considérant ces enseignements « à la lumière de la tradition » ou par « l’herméneutique de la continuité », et ainsi soutenir que les « papes » de Vatican 2 furent des vrais papes, mais que leur magistère a été mal compris, mal implémenté ou mal interprété. Une observation similaire peut être faite concernant la liturgie de Paul VI.

Objection n°21 : Vous, les sédévacantistes, en affirmant que les « papes » de Vatican 2 ne sont pas de vrais papes et qu’ils ne sont pas à la tête de l’Eglise catholique, vous mettez en échec le mouvement de résistance à ces « papes ».

Objection n°22 : Vous, les sédévacantistes, usez d’un jugement privé et téméraire pour affirmer que les « papes » de Vatican 2 sont mauvais et vous usez de ce même jugement privé pour déclarer et déposer ces individus comme faux papes. Vous reproduisez ainsi les erreurs de Jean Hus et de Martin Luther.

Objection n°23 : Saint Pierre, comme premier pape de l’Eglise, a renié le Christ trois fois avant Sa Passion (Matthieu 26 ; 69-75). Il a donc apostasié et est néanmoins resté pape. Donc, l’infaillibilité pontificale n’empêcherait pas des papes de renier l’Eglise en enseignant des hérésies ou en participant à des cultes idolâtres, tout en restant papes.

Objection n°24 : Vous, les sédévacantistes, en affirmant que les « papes » de Vatican 2 ne sont pas de vrais papes et qu’ils ne sont pas à la tête de l’Eglise catholique, par une attitude schismatique, vous vous retranchez de la communion avec l’Eglise catholique, hors de laquelle il n’y a pas de salut. En affirmant que ces « papes » sont de faux papes, vous affirmez ainsi que « les portes de l’enfer ont vaincu l’Eglise ».

Objection n°25 : Vous, les « sédévacantistes », en affirmant que les « papes » de Vatican 2 sont des antipapes et en affirmant que la secte moderniste n’est pas l’Eglise, vous abandonnez l’Eglise alors que celle-ci vit sa Passion prophétisée. Et ainsi, vous refusez de participer à ses douloureuses souffrances.

Conclusion : Le siège apostolique est vacant et l’entité moderniste n’est pas l’Eglise catholique. Toutes les objections sont totalement réfutées.