Depuis l’éclatement, l’an dernier, des innombrables affaires de crimes homosexuels et pédophiles commis dans les dernières décennies par les membres de la secte moderniste, révélées par Carlo Maria Vigano, la contre-église de Vatican 2 n’a cessé de régulièrement susciter une intense couverture médiatique, tout ceci, hélas, au détriment évident de la foi catholique. Dernièrement, à la fin du mois de février 2019, François fut contraint d’organiser un sommet sur les abus sexuels commis par son clergé. Ce sommet fût essentiellement celui de l’hypocrisie, puisque de nombreux hauts responsables de la contre-église, le sinistre Théodore McCarrick en tête[1], sont non seulement connus et dénoncés comme débauchés pédérastes et criminels homosexuels de longue date, mais en plus, beaucoup d’autres individus du même acabit furent protégés par François lui-même, pendant de nombreuses années. En France, c’est le cas Barbarin, condamné hier à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels, qui ravive les débats, ainsi que le documentaire d’Arte sur les viols en série des « religieuses » modernistes. Un retour sur ces abominables affaires nous permet de réfléchir sur la nature même de la religion moderniste et de sa destination dans l’histoire.

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François a sciemment protégé le criminel McCarrick pendant plusieurs années

Parmi les affaires impliquant directement François, on compte celle du fameux McCarrick, exposée par les révélations de Vigano l’été dernier[2], mais également celle de la terrifiante affaire impliquant un gigantesque et ignoble trafic pédophile mené par des membres de la secte moderniste dans une école d’enfants muets en Argentine, dans le « diocèse » alors occupé par Jorge Bergoglio[3]. Ce dernier, à cette époque, a notoirement grandement aidé à innocenter les nombreux crimes pédophiles de Julio Grassi[4], un « prêtre » novus ordo qui tenait un réseau de foyers pour enfants des rues, un individu qui a finalement été condamné à 15 ans de prison par la justice civile argentine.

Dans un autre cas, « l’archevêque » moderniste d’Oràn, en Argentine, Gustavo Zanchetta fut dénoncé dès 2015 comme pédophile, coupable d’abus sexuels sur des séminaristes et possédant des fichiers d’images pédérastiques. La réputation de Zanchetta était si sulfureuse que ce dernier démissionna de sa charge en aout 2017, sous prétexte de problèmes médicaux et relationnels. Cela n’a pas empêché François, quatre mois plus tard, d’offrir à son complice moderniste, un confortable poste de responsable à l’Administration du Patrimoine au Vatican[5], entité qui gère les biens immobiliers et mobiliers que la secte Vatican 2 a volé à l’Eglise catholique ! Ainsi, nous ne pouvons que rejoindre l’opinion générale d’un article du blog (pourtant gauchiste) Mediapart, qui titrait récemment « l’Affaire Zanchetta ou l’hypocrisie de Bergoglio »[6]. En vérité, nous n’avons pas attendu l’avis des gens du monde pour savoir que les hérétiques se complaisaient généralement dans la plus haute immoralité, par suite de leurs erreurs théologiques : les catholiques demeurés fidèles à l’orthodoxie et ayant très tôt compris l’usurpation de la secte moderniste, ont depuis longtemps analysé et dénoncé ce phénomène, en en exposant les causes, dont nous allons parler un peu plus loin. Il serait long d’énumérer d’autres cas similaires, car ils sont innombrables. Tels sont les fruits de la secte Vatican 2, qui occupe illégalement Rome depuis 1958. Ces crimes sexuels sont en grande partie la résultante de l’influence particulièrement importante de l’homosexualisme parmi les chefs modernistes. A ce sujet, d’ailleurs, la presse moderniste de tendance conservatrice, présente lors du sommet de février 2019, n’a pu que constater que cet évènement n’était qu’une opération de façade, devant permettre à une hiérarchie acculée par les scandales, de produire un écran de fumée. Au final, comme l’a correctement remarqué la journaliste Hannah Brockhaus[7], ce sommet a soulevé beaucoup plus de questions qu’il n’a adressées de réponses concrètes. Tous les journalistes ayant tenté d’adresser les cas criminels les plus graves, en particulier ceux impliquant l’évidente complicité de Bergoglio, furent déboutés et enjoints à « poser des questions sur les principes généraux, et non sur des cas spécifiques ». Comble du ridicule, « l’archevêque » moderniste chargé de donner l’homélie de clôture du sommet, Mark Coleridge, a été placé sous mise en examen dans le cadre des récentes enquêtes criminelles sur des affaires d’abus sexuels dans les diocèses modernistes australiens[8].

La foi moderniste de Coleridge dans toute sa splendeur. Il ne veut pas de Jésus Christ, ni comme « consultant », ni comme Roi.

D’une manière générale, ces comportements criminels sont tout simplement la conséquence morale des doctrines modernistes, lesquelles, par leur apostasie et leur opposition totale à la foi catholique, induisent et enseignement logiquement le relativisme moral le plus absolu. Chez les modernistes, les crimes sexuels sont dans l’immense majorité des abus pédérastiques de nature homosexuelle. Dès 2004, le rapport John Jay établissait qu’aux Etats-Unis, 81% des cas d’abus sexuels impliquant des « prêtres » modernistes, concernaient des abus commis sur des mineurs mâles. Et puisque la secte moderniste est ouvertement favorable à l’homosexualisme (ainsi qu’à toutes sortes d’autres déviances morales), plusieurs personnes tentèrent ainsi de soulever la question de l’évidente mafia pédérastique qui domine le paysage politique de la secte. Le journaliste John Allen[9], présent lors du sommet de février, nota que l’homosexualisme ne fut pas évoqué une seule fois par les principaux responsables et proches de François, tels que les Blase Cupich, Reinhard Marx et Oswald Gracias, tous trois étant notoirement connus pour leur défense des invertis, ni de François lui-même. Le fameux journaliste Sandro Magister posa directement la question de l’influence homosexualiste dans ces affaires de mœurs à Charles Scicluna, un « archevêque » moderniste, responsable d’une commission sur les cas d’abus sexuels. Sans surprise, ce dernier exposa clairement la morale infecte et hérétique des modernistes, en déclarant que la secte Vatican 2 juge « l’homosexualité comme une condition humaine que nous reconnaissons et qui existe, mais qui n’est pas une condition qui prédispose réellement au péché ». Une déclaration évidemment contredite par la Sainte Ecriture et par l’enseignement de tous des docteurs et théologiens de l’Eglise. Pire encore, l’abominable Blase Cupich trouva auprès d’une journaliste de CNN, Delia Gallager, un soutien significatif, lorsque cette dernière présenta l’évidence du lobby homosexualiste au Vatican comme « un écran de fumée servant à ne pas résoudre la crise des abus ». Cupich ne se pria pas pour conclure hypocritement qu’il s’agissait là, selon lui, d’une théorie plausible. Un autre cas retentissant, ces derniers jours, fut celui du « cardinal » Georges Pell, incarcéré en Australie pour des faits de pédophilie dont il a été jugé coupable[10]. Son cas est particulièrement intéressant, d’une part, parce qu’il a souvent été loué par les diverses factions conservatrices de la secte moderniste pour son supposé attachement au traditionalisme (ce qui est évidemment grotesque), d’autre part parce que ces importantes fonctions aux finances de la secte faisaient de lui un individu puissant et redouté. D’ailleurs, une pétition a été récemment lancée par des personnes convaincues de l’innocence de Pell et qu’il s’agit là d’une cabale montée contre lui[11], ce qui est d’ailleurs tout à fait plausible[12].

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En France, plus près de nous et dans un cas assez semblable, la condamnation du très moderniste « cardinal » Barbarin[13], « archevêque » de Lyon, a ravivé la question des abus sexuels dans les médias francophones. Condamné à six mois de prison ferme pour non-dénonciation des crimes pédophiles du « prêtre » moderniste Bernard Preynat, Barbarin a annoncé vouloir rendre (pour la deuxième fois) sa démission à Bergoglio. Bernard Preynat, bourreau de près de 70 victimes déclarées, avait été dénoncé dès 1991 au « cardinal » moderniste Decoutray, mais ce dernier, loin de le dénoncer ou de le faire défroquer, l’a confirmé dans ses fonctions d’enseignant de catéchisme et responsable de plusieurs « paroisses »[14]. Barbarin peut être comparé à Pell dans la mesure où il fut longtemps très bien considéré par les factions conservatrices et « tradismatiques » en France, notamment parce que ce genre de prélats modernistes, à l’instar de l’hérétique « cardinal » Gerhard Muller, mêlent doctrines et pratiques hérétiques ( Muller est trop peu connu pour sa négation des dogmes de la Transsubstantiation ou encore de la Virginité de la Sainte Vierge Marie) à quelques postures conservatrices de bon aloi, que peuvent également tenir n’importe quel juif ou n’importe quel protestant, en particulier sur des aspects de la loi naturelle, comme la question du genre dans le mariage ou de l’avortement. C’est un grand classique. C’est la raison pour laquelle Barbarin était très populaire dans les naïfs milieux « tradis » de la Manif pour Tous, à tel point que le site moderniste-conservateur « Riposte Catholique » rapportait l’avis de « Monseigneur » David Macaire, lequel estimait dès 2016 que les accusations portées contre Barbarin étaient le résultat d’une cabale organisée en raison de son soutien à la manif pour tous[15]. Là encore, nous laissons aux lecteurs le soin d’enquêter eux-mêmes sur ces affaires qui nous demanderaient des pages et des pages, s’il fallait seulement les évoquer une à une (notons par ailleurs, que les milieux modernistes-conservateurs n’échappent certainement pas à l’infestation du « lobby gay »[16]). Il s’agit ici de relever l’une des pratiques les plus abominables de la secte moderniste, et l’une des plus délétère dans l’histoire récente, depuis 1958, dans la mesure où, avec la promulgation des nombreuses thèses hérétiques du concile Vatican 2 et des enseignements des hérésiarques depuis Jean XXIII, ces crimes de mœurs sont très certainement l’une des deux causes majeures de l’apostasie d’innombrables enfants, victimes de ces chiens et de ces horribles individus. Hier, les télévisions et autres médias francophones n’ont pas manqué de faire leur beurre de ces affaires sensationnelles. Nous sommes ainsi tombés sur une émission de radio, sur RTL, qui a passé toute une heure à obtenir les témoignages terribles de nombreuses victimes d’abus. Ici, le cas d’un jeune homme né à la fin des années 1980 et ayant sombré dans la toxicomanie, au désespoir de ses parents ; là, une femme née à la fin des années 1950, et ayant subi les attouchements d’un curé vers la fin des années 1960. Elle déclare que cet évènement l’a conduite à ne pas faire baptiser ses enfants et à entretenir une défiance à l’égard de ce qu’elle croit encore être l’Eglise. Pire, encore, cette femme déclare ensuite que pour elle, c’est François qu’il faut féliciter pour avoir organisé ce sommet de février et « avoir mis un grand coup de pied dans la fourmilière ». La réalité, c’est que François est la reine de cette mafia : pour preuve, le sinistre Zanchetta, dont nous avons parlé plus haut, accompagne François pendant sa « retraite de carême » !

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Voici, hélas, quel degré d’aveuglement affecte ces malheureuses âmes. Voici une autre manifestation de la diabolique secte moderniste et de son chef actuel, François. Car, ne nous y trompons pas : les chefs de la secte Vatican 2 ne sont pas seulement, pour beaucoup d’entre eux, les protecteurs ou les membres d’un vaste réseau pédéraste. Ils sont également, pour la plupart d’entre eux, les membres choisis d’une élite occulte, francs-maçons pour certains, et adhérant, quoiqu’il en soit pour la plupart, au culte hérétique du modernisme. La plupart d’entre eux, et en particulier le chef de la secte Vatican, ne sont pas placés là par hasard, mais par validation et cooptations entre réseaux occultes et réseaux d’influence. Ainsi, si la presse mainstream peut taper à l’envie sur ce qui apparait inévitablement aux yeux du monde, comme le catholicisme, cette même presse mondialiste est également régulièrement très conciliante envers François[17] ou envers d’autres prélats modernistes, pour autant qu’ils fassent avancer tous les agendas du mondialisme impie : homosexualisme, relativisme moral, syncrétisme religieux, culte écolo-tellurique, culte sioniste et shoatique, immigrationnisme, etc. A tel point que le Huffington Post rapporte le témoignage d’une jeune américaine qui s’est convertie au modernisme (qu’elle pense être le catholicisme, bien entendu) après avoir assisté à une gay pride et y avoir rencontré les activistes homosexualistes d’une « paroisse » de New-York[18]. Il n’est donc pas surprenant qu’au final, la pauvre dame dont nous parlions, abreuvée par le storytelling médiatique, en vienne à considérer François comme un héros, alors qu’il est actuellement la représentation même du problème. De plus, dans le plan du démon, lequel influence assurément ces milieux médiatiques et ces usurpateurs, il s’agit d’attaquer et de calomnier la religion catholique. Quel moyen plus pernicieux que celui-là ? De façon nette, dans la presse de masse, en Occident, c’est le catholicisme (d’apparence en l’occurrence) qui est constamment attaqué. C’est à la religion chrétienne qu’on se permet de susciter des polémiques et des débats retransmis partout dans le monde. Ainsi, le documentaire de la chaine impie Arte, sur le dossier des « religieuses » modernistes violées[19] –des cas qui concernent particulièrement le clergé moderniste d’Amérique du Sud et d’Inde- a fait grand bruit, suscité des centaines d’articles dans la presse mainstream, notamment féminine, et a été regardé avec consternation et appétit malsain par des centaines de milliers de gens.

Et pourtant, si l’immoralité de la religion moderniste découle de sa doctrine hérétique, et que cette immoralité moderniste correspond et est louée par l’esprit du monde actuel (adultèrisme, libertinage, homosexualisme, relativisme moral, immodestie, etc.), cette immoralité n’est nullement enseignée –tout au contraire- dans le vrai catholicisme, mais elle l’est en revanche dans les fausses religions que la secte moderniste tient au haute estime –selon l’enseignement du concile Vatican 2- en particulier dans le judaïsme talmudique et dans l’islam, religions qui enseignent elles, réellement, de telles déviances morales comme étant permises. Tels sont les paradoxes abyssaux de cette époque de mort. Et tel est le douloureux fardeau des derniers et peu nombreux catholiques demeurés fidèles à l’orthodoxie. En effet, le lecteur aura remarqué que nous faisons partie de ces catholiques intransigeants, de ces « intégristes », de ces adeptes du prosélytisme, en somme, de ces catholiques que François ne manque jamais de dénoncer dès qu’il le peut. D’ailleurs, plutôt que de s’occuper de ses amis pédérastes, dès qu’il fut découvert par le scandale Vigano, François ne trouva rien de mieux, comme l’avaient noté nos amis de Radio Regina, que de s’élever contre le « cléricalisme ». Argument hypocrite s’il en est, puisqu’en cherchant à pousser à l’extrême son vocabulaire moderniste, François se moque de ses ouailles comme le ferait Emmanuel Macron en prétendant vouloir lutter contre les abus des puissants de la 5e république. Le cléricalisme de la secte moderniste est seul coupable de ces affaires, en plus de tout le reste.

Ainsi, dans l’épreuve que nous traversons, et bien que nous ayons le privilège d’être parmi les rares humains à connaitre les vérités de ce temps, à savoir l’imposture de la secte moderniste, laquelle est abondamment prophétisée dans l’Ecriture et dans toute l’exégèse catholique la plus antique et la plus classique, il nous reste tout de même à bien comprendre de quelle manière le mystère d’iniquité a pu survenir au milieu du 20e siècle. Nous savons que les mouvances libérales et modernistes, ainsi que les sections occultistes tapies dans l’ombre, furent les principales artisanes de la révolution qui conduisit à l’avènement de l’église antéchristique de Vatican 2, au tournant du 19e et du 20e siècle. Or, il serait certainement naïf et faux de penser que des déviances sexuelles ne se produisirent qu’à partir de l’établissement de cette fausse religion, dans les années 1960. En réalité, l’avènement de la secte à Rome permit tout simplement de normaliser et de légitimer des pratiques qui, jusque-là, n’étaient que le fait de rares clercs indignes. En effet, l’homme étant ce qu’il est, il s’est toujours trouvé, même parmi les personnes consacrées, que ce soit à l’époque de l’Ancien Israël ou dans le temps de l’Eglise, des individus impropres au nom de chrétien, et plus encore impropres au titre de prêtre, de moine ou de religieux. Cela s’est toujours vu, le Didaché condamne le meurtre, l’adultère, la pédérastie et la fornication. Athenagoras d’Athènes, au 2e siècle, dénonce les pédérastes comme ennemis de l’Eglise. Le canon 71 du Concile d’Elvire, en 306, condamne les invertis coupables de pédophilie. Le canon 9 du Concile de Nicée, en 325, enseigne que les prêtres tombés dans l’impureté, avant ou après leur ordination, n’ont pas le droit d’exercer leur ministère. Certaines citations des pères du désert, tels que Saint Jean Colobos ou Isaac de Thébaïde, dans les Sentences, montrent bien que les pères durent parfois sévir contre des moines aux passions impures.

Un frère, ayant été tenté par un démon, vint trouver un ermite et lui dit : « ces deux moines là, qui vivent ensemble, vivent dans le péché ». Mais l’ermite savait qu’un démon trompait ce frère. Aussi, il appela à lui les frères. Le soir, il fit un matelas pour eux et les recouvrit d’une couverture, et il dit : « Ils sont les fils de Dieu, et de saintes personnes. » Puis il dit à son discipline : « Enferme ce frère calomniateur tout seul dans une cellule ; il souffre de la passion dont il accuse ceux-là ». – Sentences des pères du Désert, traduit de Sayings of the Desert Fathers, Penguin Books, 2003[20]

De même, le docteur de l’Eglise, Saint Pierre Damien, vécut la première période de l’histoire pendant laquelle des graves crimes de mœurs se répandaient dans le clergé, et jusqu’à Rome. C’était dans la première moitié du 11e siècle, vers la fin de la terrible période qu’on appelle la pornocratie. Pendant cette période, le court règne de l’indigne Benoit IX résume le trouble de ce temps. Néanmoins, et comme on le verra également pendant la seconde période où l’Eglise eut à souffrir de ce genre de cas (à savoir certains clercs au 15e siècle), ces rares « mauvais » papes, mauvais par leur immoralité personnelle, ne furent jamais des hérétiques, comme le remarque le grand historien, le père Mourret. Ces quelques papes indélicats dans l’histoire de l’Eglise, ne furent jamais des hérétiques, mais ils se montrèrent indignes de leur charge à cause de certains de leurs comportements privés. Là encore, ils n’ont jamais cherché à enseigner quoi que ce soit qui puisse justifier des comportements contredits par tout l’enseignement de la foi et de la morale. Ceci est donc très différent des antipapes de la secte Vatican 2, car la religion moderniste enseigne et conduit à la dépravation morale et aux comportements abominables, en particulier sexuels, sans compter la pratique disciplinaire tout aussi amorale, usitée par les chefs de la secte depuis les années 1960. En réalité, les modernistes sont, en matière de doctrine et de philosophie, les héritiers des néo-gnostiques et des libertins du Moyen-âge et de la Renaissance. Il est donc logique qu’ils en soient également les héritiers en matière de morale. Saint Pierre Damien, en son temps, avait été l’un des fers de lance d’un énergique plan de réformation contre les pratiques débauchées de certains individus dans les ordres religieux, un plan qu’il exposa au grand pape Léon IX, dans son célèbre Livre de Gomorrhe, où il expose tous les crimes sexuels ayant cours à l’époque, notamment les crimes pédophiles de nature homosexuelle, mais aussi les viols ou les rapports sexuels entre personnes consacrées des deux sexes et d’autres déviances communes à tous les hommes dégénérés. Saint Pierre Damien remarque d’ailleurs qu’il circulait à l’époque, parmi les individus impliqués, de faux extraits de droit canon, qui semblaient servir aux criminels à justifier, séduire ou minimiser leurs abominations auprès de leurs victimes ou auprès de leur propre conscience.

Mais, ô infamie inouïe ! O crime que doit pleurer toute la fontaine des larmes ! S’ils sont dignes de mort ceux qui consentent à ce que font les autres, quel supplice pourra-t-on imaginer qui soit digne de ceux qui commettent avec leurs fils spirituels ces maux extrêmes passibles de damnation ? Quel fruit pourra-t-on repérer dans les troupeaux, quand le pasteur s’est enfoncé dans le ventre du diable, en un effondrement d’une si grande profondeur ? Qui, demeurant sous sa gouverne, n’ignore pas qu’il est hostilement étranger à Dieu ? Celui qui d’un pénitent fait un concubin, soumet au pouvoir de fer de la tyrannie diabolique, comme un esclave, le fils qu’il avait engendré spirituellement à Dieu. Si quelqu’un viole une femme qu’il a levée des fonts baptismaux, existe-t-il un doute qui puisse faire obstacle à ce qu’il soit condamné à être privé de communion ? Et la censure des saints canons ne l’oblige-t-elle pas à passer par une pénitence publique ? Or, il est écrit que la génération spirituelle est plus grande que la charnelle. Il s’ensuit donc que la même sentence de condamnation doit frapper celui qui a entraîné la perte de sa fille charnelle et celui qui a corrompu sa fille spirituelle par une union sacrilège.  – Saint Pierre Damien, Livre de Gomorrhe, chapitre 6[21]

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Or, dès l’introduction de son livre, Saint Pierre Damien met principalement en cause le vice contre-nature, c’est-à-dire l’homosexualité. Il n’est donc pas surprenant que les hérésiarques de la secte moderniste ne cherchent pas à s’inspirer des sages écrits du saint docteur pour résoudre les innombrables affaires de mœurs dans leur clergé, ou qu’ils n’y fassent même pas référence :

Un vice infâme et ignominieux a pris naissance dans nos régions. A moins qu’on ne fasse un vigoureux effort pour l’extirper, il est certain que le glaive de la fureur divine est suspendu pour apporter cruellement la perte d’un grand nombre. Hélas ! J’ai honte de le dire. Je rougis d’imposer à des oreilles chastes un si honteux scandale. Mais si le médecin a horreur de la purulence des plaies, qui prendra la peine de manier le cautère ? Si celui qui est sur le point de soigner a la nausée, qui ramènera à la santé les poitrines malades ? Le vice contre nature se répand donc comme un cancer, jusqu’à atteindre l’ordre des hommes consacrés. Et, entre temps, comme une bête sanguinaire, elle sévit dans le bercail du Christ avec l’audace d’une si grande liberté que, pour la plupart, il eut été beaucoup plus sain de porter le joug de la milice mondaine que, après avoir été si librement enferrés par la religion, d’être asservis de plein droit par des tyrans diaboliques. Surtout en scandalisant les autres. Car la Vérité a dit : « Celui qui scandalisera un de ces petits, il convient que soit suspendue à son cour une meule d’âne, et qu’il soit précipité au fonds de la mer. » (Matthieu 18,6) Et à moins que le plus tôt possible la vigueur du siège apostolique ne l’affronte, il n’est pas douteux que, quand on voudra restreindre cette iniquité effrénée, on ne puisse plus la détourner de sa course impétueuse. – Ibid.

Contemporain de Saint Pierre Damien, l’évêque Burchard de Worms écrivit une compilation du droit canon en 20 livres et enseignait :

Le clerc ou le moine pervertisseur de jeunes garçons ou d’adolescents, qui a été pris en train d’en embrasser ou pris en d’autre occasion de comportement scandaleux avec des jeunes garçons ou des adolescents, devra être fouetté en public, devra perdre sa tonsure, et ainsi rasé, on devra lui cracher au visage, il sera attaché avec des chaines d’acier et devra être placé en prison pendant six mois, et il ne sera nourri que trois jours de la semaine avec du pain d’orge, le soir. Après cela, pendant six mois supplémentaires, il devra être isolé dans une cellule, sous la surveillance d’un supérieur spirituel, on devra lui faire faire des travaux manuels et de la prière, le soumettre aux vigiles et aux oraisons et il ne pourra se déplacer que sous la surveillance de deux frères, et ne sera pas autorisé à tenir une conversation privée avec quelque jeune homme que ce soit.[22]

Comme nous l’avons dit plus haut, la Renaissance, plus exactement le 15e et 16e siècle, fut également une époque où l’on constata une recrudescence de comportements scandaleux et de crimes de mœurs chez certains clercs. Le tournant de ce siècle est marqué par le règne d’Alexandre VI ou de Léon X, deux papes, tout à fait orthodoxes dans leurs enseignements, mais qui, par leur vie privée (même si une certaine littérature anti-chrétienne a démesurément exagéré leurs mœurs), représentent bien le problème qui se posait à l’époque, jusque dans la curie romaine. C’est l’époque où l’énergique Savonarole suscite l’admiration des foules pour son œuvre d’épuration morale de la société florentine. C’est l’époque où Martin Luther visite Rome et s’en trouve profondément choqué, ces observations accélérant sa rébellion, de façon paradoxale, puisqu’il se signalera lui-même par une vie hautement immorale. Là encore, ce n’est pas une question de doctrine, les deux ou trois papes « indélicats dans le privé » à cette époque, n’étant absolument pas des hérétiques, au contraire, puisque leurs enseignements, notamment le pape Léon X, furent radicalement catholiques. En revanche, il s’agissait bien d’une corruption générale et d’une progression de plus en plus inquiétante de l’esprit du temps dans la société toute entière. C’est pourquoi, par la grâce de Dieu, cette très brève période se conclut très vite et on vit apparaitre des papes extrêmement radicaux, tels le grand Paul IV ou encore Saint Pie V, qui fut d’ailleurs l’auteur d’une condamnation extrêmement violente des immoraux, des homosexuels ou des pédophiles dans le clergé, puisque la bulle Horrendum illud scelus prive de toute charge ecclésiastique et punit de mort, ceux qui auront été convaincus de tels crimes. La Sacrée Congrégation du Concile de Trente fit un travail particulier pour codifier toujours plus précisément, dans le droit canon, les peines pour les crimes de mœurs, condamnant ainsi à l’époque des prêtres coupables de pédérastie, à être défroqués et envoyés aux galères. Enfin, le code canon de 1917, au canon 2359.2, enseigne :

Si des clercs ont commis un délit contre le sixième commandement avec des mineurs de moins de seize ans, ou pratiqué adultère, viol, ‘bestialité’, sodomie, excitation à la prostitution ou inceste avec ses consanguins ou alliés au premier degré, ils doivent être suspendus, déclarés infâmes, privés de tout offices, bénéfice, dignité ou charge qu’ils pourraient avoir, et dans les cas les plus graves ils doivent être déposés.

Ne perdons pas de vue qu’à partir du 19e siècle, l’Eglise se trouvait de plus en plus isolée, à cause de l’apostasie de beaucoup de gouvernements, notamment en Europe. De ce fait, il n’est plus aussi aisément possible de sévir contre des clercs coupables de tels crimes, comme à l’époque de Paul IV et de Saint Pie V. Néanmoins, la méthode du « défrocage » ou de l’expulsion des ordres, demeurait efficace, jusqu’à ce que l’éventuelle complicité ou culpabilité de prélats libéraux et modernistes ne vienne sérieusement changer la donne à partir du début du 20e siècle. Très clairement, le courant moderniste est bien l’origine du problème de crimes pédérastiques et sexuels actuels, un système qui prend forme à mesure que cet état d’esprit hérétique se repend dans les têtes ou dans les milieux les plus favorables à l’hypocrisie ou au relativisme moral. Ainsi, il faut conclure à l’évidence, à savoir que ces comportements sexuels impurs et dégénérés, ne sont que l’expression de l’état « moral » normal du modernisme. Et aux problèmes de l’hérésie modernistes, les modernistes ne savent répondre que par davantage de modernisme. On annonce ainsi que la possibilité ou non d’accorder aux « prêtres » novus ordo de « rite romain » le droit de se marier, sera examiné lors d’un prochain synode amazonien[23]. Ce qui est certain, c’est que cette secte ira droit à sa perte, bien qu’elle soit pour nous un terrible châtiment, ses architectes et ses meneurs boiront la coupe de Jézabel jusqu’à la lie. Déjà, les deux camps, libéraux et conservateurs, de la religion moderniste se préparent pour les prochains coups d’état. Le cardinal Gerhard Müller se sent assez fort, ces temps-ci, pour doubler Schneider, Burke et Brandmüller sur le juteux marché de la réaction novusordite[24], tandis que le moderniste radical Helmut Schüller, partisan de la thèse « anti-cléricalisme » de François, prévient que « si l’église [novus ordo, ndt] ne réalise pas un changement de paradigme au cours des quatre à cinq prochaines années, alors c’en est fini.[25]»

[1] Ce dernier, après une longue et luxuriante carrière de criminel homosexuel, a servi de fusible pour donner des gages d’action http://www.ncregister.com/blog/edward-pentin/archbishop-mccarrick-dismissed-from-the-clerical-state

[2] https://catholicherald.co.uk/commentandblogs/2018/08/31/pope-francis-and-mccarrick-where-does-the-evidence-lead/

[3] LifeSiteNews, Francis ignored, covered-up abuse in Argentina, 4 Septembre 2018, https://www.lifesitenews.com/news/francis-ignored-covered-up-abuse-in-argentina-before-becoming-pope-german-d

[4] Crux, Key points in study of pedophile prieste Grassi, 19 septembre 2018, https://cruxnow.com/church-in-the-americas/2018/09/19/argentina-key-points-in-study-of-pedophile-priest-grassi/

[5] Catholic World Report, Vatican already knew about sexual abuse allegations against Argentine bishop, 20 janvier 2019, https://www.catholicworldreport.com/2019/01/20/former-vicar-vatican-already-knew-about-sexual-abuse-allegations-against-argentine-bishop/

[6] Mediapart, Michel Delarche, L’affaire Zanchetta ou l’hypocrisie de Bergoglio, 21 Janvier 2019, https://blogs.mediapart.fr/michel-delarche/blog/210119/laffaire-zanchetta-ou-lhypocrisie-de-bergoglio

[7] Catholic World Report, Abuse summit ends with more questions than answers, 1er mars 2019, https://www.catholicworldreport.com/2019/03/01/analysis-abuse-summit-ends-with-more-questions-than-answers/?fbclid=IwAR019v7ELdbWVQIO7r4aW7TiaAwBAfTw3lZEV3qg6M6in45Ux4MtZvChw3g

[8] De omnibus dubitandum est, Archbishop who gave closing homily at sex abuse summit under investigation, 27 février 2019, https://marklambert.blogspot.com/2019/02/archbishop-who-gave-closing-homily-at.html?fbclid=IwAR1bZXsNtUdUG5MAGemNWcUHtjQKoP_OdgMOwpaKIXmsz0InFxqt3iLuvEc

[9] Crux, John .L Allen Jr., On « gay lobby » debate, Francis again offers critics the sound of silence,3 mars 2019, https://cruxnow.com/news-analysis/2019/03/03/on-gay-lobby-debate-pope-again-offers-critics-the-sound-of-silence/?fbclid=IwAR0j0AT1bp_Mjo4bLEJSW8zHo5whdsORWu2DGUX1xM2pHamlfc3fPOWYQ_Q

[10] Church Militant, Cardinal Pell found guilty of all counts of sex abuse, 11 décembre 2018, https://www.churchmilitant.com/news/article/cardinal-pell-found-guilty-on-all-counts-of-sex-abuse

[11] Church Militant, Petition : Doubts about Pell’s verdict, 1er mars 2019, https://www.churchmilitant.com/news/article/petition-doubts-about-pells-verdict

[12] National Review, Why the case against cardinal George Pell doesn’t stand up, 26 février 2019, https://www.nationalreview.com/2019/02/why-the-case-against-cardinal-george-pell-doesnt-stand-up/?fbclid=IwAR3u_OTkGgXfpa33r9fRYGjJivab3xNYVps0L9xGFgKRamV7xfPSdInxMEE

[13] Le Figaro, l’Eglise de France sous le choc après la condamnation du cardinal Barbarin, 7 mars 2019, http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/07/01016-20190307ARTFIG00278-l-eglise-de-france-sous-le-choc-apres-la-condamnation-du-cardinal-barbarin.php

[14] La Croix, Que devient Bernard Preynat, 22 aout 2018, https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/devient-Bernard-Preynat-2018-08-22-1200963295

[15] Riposte Catholique, On n’attaque Mgr. Barbarin que parce qu’il a soutenu la manif poru tous, 16 mars 2016, https://www.riposte-catholique.fr/archives/118848

[16] Church Militant, Ex-seminarian exposes gay predation at conservative seminaries, 9 aout 2018, https://www.churchmilitant.com/news/article/seminarian-exposes-gay-predation-at-conservative-seminary?fbclid=IwAR1dQRAbcuYF51K43VTIZSG7oYANSyBaBpMVKg2fuVScPJh7Vg7gbJ4GLh0

[17] François a été “élu” meilleur dirigeant au monde, selon un sondage Gallup, paru en février 2019. Il faut se pincer pour y croire, mais ainsi va la démocratie libérale, le règne du pire : https://www.romereports.com/en/2019/02/08/gallup-rates-pope-francis-as-the-worlds-best-leader/

[18] Huffington Post, Believe it or not, I became a catholic because of gay pride, 29 aout 2018, https://bit.ly/2TnKiTL

[19] CRUX, Women religious openly discuss harassment, abuse, rape of nuns by clergy, 2 février 2019, https://cruxnow.com/vatican/2019/02/02/women-religious-openly-discuss-harassment-abuse-rape-of-nuns-by-clergy/

[20] https://bit.ly/2Hkqqtz

[21] http://jesusmarie.free.fr/pierre_damien_livre_de_gomorrhe.html

[22] Cité dans BRENDAN DALY, Sexual abuse and canon law, 2009, http://compassreview.org/spring09/6.pdf

[23] Crux, Married priests will be on agenda for the Amazon synod, theologian says, 28 février 2019, https://cruxnow.com/church-in-the-americas/2019/02/28/married-priests-will-be-on-agenda-for-the-amazon-synod-theologian-says/?fbclid=IwAR3G4V7CswiNc-crAmNNflQrVNzAWyzvJwBab_XwJC19T39iArG0IF5QbEc

[24] Catholic World Report, Cardinal Müller delivers manifesto of catholic teaching, 8 février 2019, https://www.catholicworldreport.com/2019/02/08/cardinal-muller-delivers-manifesto-on-catholic-teaching/

[25] La Croix International, Renown reformer : Church has 5 years for a complete turnaround or it’s over, 7 mars 2019, https://international.la-croix.com/news/renown-reformer-church-has-5-years-for-a-complete-turnaround-or-its-over/9618