L’antéchrist ne sera pas ouvertement connu comme tel, car autrement, il n’aurait pas d’adeptes. Il ne portera pas des collants rouges, il ne vomira pas littéralement du souffre, il ne sera pas équipé d’une fourche et n’agitera pas une queue fléchée comme le Méphistophélès de Faust. Nulle part, dans la Sainte Écriture, on ne trouve support pour le mythe populaire du diable apparaissant comme un bouffon vêtu de rouge. Au contraire, il est décrit comme un ange déchu et comme « le prince de ce monde », dont l’occupation est de nous assurer qu’il n’existe pas d’autre monde. Sa logique est simple : s’il n’y a pas de paradis, il n’y a pas d’enfer. S’il n’y a pas d’enfer, il n’y a pas de péché. S’il n’y a pas de péché, il n’y a pas de jugement, et s’il n’y a pas de jugement, alors, le mal est le bien, et le bien est le mal. Mais au-delà de toutes ces descriptions, Notre Seigneur nous enseigne que l’antéchrist Lui ressemblera tellement qu’il pourrait même tromper les élus –or, il est clair qu’aucun diable tel qu’on le connait dans les descriptions populaires, ne pourrait tromper les élus. Ainsi, par quel moyen viendra-t-il dans ce nouvel âge pour rallier des partisans de sa religion ?

Signes de l’antéchrist

  • Il viendra sous le déguisement d’un grand humaniste : il parlera de paix, de prospérité et d’abondance, non pas comme des moyens de nous élever à Dieu, mais comme des fins en elles-mêmes.
  • Il écrira des livres sur une nouvelle idée de Dieu, qui pourra s’adapter à la manière de vivre des gens.
  • Il induira à la foi dans l’astrologie, pour faire en sorte que les astres, et non la volonté, soient tenues responsables de nos péchés.
  • Il présentera le remord des péchés sous une forme psychologisante, comme des passions sexuelles refoulées, faisant sombrer l’homme dans la honte s’il n’apparait pas ouvert d’esprit et libéral auprès des autres.
  • Il présentera la tolérance comme étant l’indifférence entre le vrai et le faux.
  • Il suscitera davantage de divorces sous le prétexte que le concubinage et l’adultère sont vitaux.
  • Il augmentera la notion d’amour pour l’amour naturel et fera diminuer l’amour du salut des personnes.
  • Il utilisera le prétexte religieux pour détruire la Religion.
  • Il parlera même du Christ et affirmera qu’Il était le plus grand homme qui ait vécu.
  • Il dira que sa mission est de libérer l’homme de la servitude de la superstition et du fascisme, qu’il ne définira jamais.
  • Au milieu de sa prétention à aimer l’humanité et au milieu de son verbiage sur la liberté et l’égalité, il entretiendra un secret qu’il ne livrera à personne : il ne croit pas en Dieu. Et parce que sa religion sera la fraternité à l’exclusion du patriarcat de Dieu, il trompera même les élus.
  • Il établira une fausse église, qui singera l’Eglise, tout comme lui, le diable, singe Dieu. Cette église sera le corps mystique de l’antéchrist, ressemblant extérieurement à l’Eglise, corps mystique du Christ. Ayant désespérément besoin de Dieu, il induira l’homme moderne, dans sa solitude et sa frustration, à poursuivre de plus en plus l’adhésion à sa communauté qui offrira à l’homme l’extension des fins, sans aucune nécessité d’amendement personnel et sans aucune nécessité d’admettre les fautes personnelles. Ce sont ces jours pendant lesquels le diable aura reçu une longue permission.

Ce n’est pas l’infaillibilité pontificale qui nous inquiète, mais la faillibilité du monde. Nous ne croyons pas que Dieu puisse être détrôné, mais nous craignons le règne de la barbarie. Ce n’est pas la Transsubstantiation qui puisse disparaitre, mais le foyer chrétien. Ce ne sont pas les sacrements qui puissent s’éteindre, mais la loi morale. […] Car les promesses divines sont irrévocables : « et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. (Matthieu 16 ;18) Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. (Matthieu 28 ;20) Quiconque tombe sur cette pierre sera brisé; et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. » (Luc 20 ;18). Jamais dans l’histoire, il ne s’est trouvé un si grand argument en faveur de la nécessité du christianisme, car l’homme découvre maintenant que sa misère et ses malheurs, ses guerres et ses révolutions, augmentent en directe proportion avec le rejet du christianisme. Le mal est en lutte contre lui-même. Seul le bien, se préserve par lui-même.

Solutions pour survivre à ces temps

En tant que chrétiens, nous devons comprendre qu’un temps de crise n’est pas un temps de désespoir, mais un temps plein d’opportunités. Dès lors que nous comprenons que nous étions, depuis notre naissance, sous la colère de Dieu, nous devenons éligibles à la miséricorde divine. Les vrais disciples de Dieu suscitent l’espérance.

  • Les catholiques doivent exalter la foi, accrocher un crucifix dans leur foyer afin de se souvenir qu’ils ont une croix à porter.
  • Les familles doivent se rassembler chaque soir pour réciter le rosaire.
  • Les catholiques doivent aller tous les jours à la messe.
  • Ils doivent y faire chaque jour l’oraison sainte en présence de Notre Seigneur eucharistique, spécialement dans les paroisses où les pasteurs sont conscients des nécessités du monde, et conduisent ainsi des offices de réparation.
  • Ceux qui ont la foi feraient bien de demeurer en état de grâce et ceux qui n’ont ni l’un, ni l’autre, feraient bien de commencer à chercher de quoi il s’agit, car dans les temps qui arrivent, il n’y aura qu’un seul moyen de ne pas trembler des jambes : ce sera de se mettre à genoux et de prier.
  • Invoquez Saint Michel Archange.
  • Demandez l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie.

Mgr. Fulton J. Sheen, Sermon sur les signes des temps, 26 janvier 1947

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