Il existe de nombreuses preuves de l’invalidité de la messe de Paul VI. Dans cette première étude, nous chercherons à exposer à tous l’invalidité des paroles de la consécration dans le canon du rite institué par Paul VI, le jeudi saint 3 avril 1969, dans sa constitution « apostolique » Missale Romanum. En particulier, nous exposerons comment a été supprimée et déplacée la formule essentielle « Mysterium Fidei » et les conséquences graves de cette altération.


La révolution liturgique de Vatican 2 : quelques rappels

Saint Prospère d’Aquitaine, disciple de Saint Augustin, enseignait le principe catholique bien connu : « Lex Orandi, Lex Credendi »[1], ce qui signifie que les catholiques prient comme ils croient. La sainte messe, c’est est le résumé complet de la foi catholique. C’est pourquoi il est impossible que l’Église donne aux fidèles un rite impropre, ou un rite invalide, de la même manière qu’il est impossible que l’Église enseigne l’hérésie, encore moins au travers de ses rites, comme on le verra en conclusion de cet article.

Le culte qui est rendu par elle au Dieu très saint est, comme le dit de façon expressive saint Augustin, une profession continue de foi catholique et un exercice d’espérance et de charité : Fide, spe, caritate colendum Deum, affirme-t-il. (Enchiridion. cap. 3.) Dans la liturgie sacrée, nous professons la foi catholique expressément et ouvertement, non seulement par la célébration des mystères, l’accomplissement du sacrifice, l’administration des sacrements, mais aussi en récitant ou chantant le « Symbole »  de la foi, qui est comme la marque distinctive des chrétiens, et de même en lisant les autres textes, et surtout les Saintes Écritures inspirées par l’Esprit-Saint. Toute la liturgie donc contient la foi catholique, en tant qu’elle atteste publiquement la foi de l’Église. – Pape Pie XII, Mediator Dei

Notez bien pour ce qui va suivre, que le catéchisme de 1983, publié par la secte moderniste, reprend ce principe. Ce qui signifie que ceux qui participent aux messes Novus Ordo acceptent implicitement ou explicitement les doctrines hérétiques sur lesquelles est fondé ce rite[2]. Rappellons brièvement les principales abominations commises par Paul VI pendant son règne : en plus des hérésies de Vatican 2 qu’il a promulguées, Paul VI a achevé la révolution de Vatican 2 par une révolution liturgique. Les nouveaux rites de la messe, des ordinations et des consécrations épiscopales sont l’expression liturgique et sacerdotale de la théologie moderniste de Vatican 2. Pour rapidement mettre en place la révolution liturgique, Paul VI, par le décret Sacram Litugiam du 25 Janvier 1964[3], créa une commission spéciale, dont la tâche fût d’implémenter les prescriptions de la constitution Sacrosanctum Concilium du concile Vatican 2 :

D’ici là, il semble évident que beaucoup de prescriptions de la Constitution ne peuvent être appliquées dans une courte période de temps, notamment parce que certains rites doivent d’abord être révisés et les nouveaux livres liturgiques, préparés. Afin que ces travaux soient entrepris avec la sagesse et la prudence nécessaires, nous établissons une commission spéciale dont la tâche principale sera d’implémenter du mieux possible les prescriptions de la Constitution sur la liturgie sacrée elle-même. Toutefois, parce que parmi les normes de la Constitution, il s’en trouve qui peuvent être effectives dès maintenant, nous désirons qu’elles entrent immédiatement en application, afin que les âmes des fidèles ne soient pas plus longtemps privées de la grâce que nous espérons retirer d’elles. Ainsi, par notre autorité apostolique et de notre propre initiative, nous ordonnons et décrétons qu’à partir du prochain premier dimanche du Carême, c’est-à-dire à partir du 16 février 1964, à savoir la fin de la période d’intérim établie légalement, les normes suivantes entrent en application. – Paul VI, Sacram Liturgicam

Paul VI nommera comme secrétaire de cette commission un personnage clef de la révolution liturgique de Vatican 2 : Anibale Bugnini[4], un moderniste radical dont on découvrira plus tard qu’il était un franc-maçon. Dès le 26 septembre 1964, alors que le concile Vatican 2 est encore en session, cette commission spéciale va publier l’instruction Inter Oecumenici[5]. Cette instruction met en place une première version de la messe du Novus Ordo à titre expérimental, dans les diocèses qui voudront déjà l’essayer. Cette instruction permettait déjà l’usage des langues profanes, les autels abominables du novus ordo, et son missel avait supprimé un certain nombre d’éléments, tels que le Psaume introductif Judica Me, la récitation du dernier évangile ou encore les prières que le pape Léon XIII avait instituées en 1884, c’est à dire les trois Ave Maria, le Salve Regina et surtout la prière prophétique à Saint Michel Archange qui, sans doute, exposait de façon trop claire l’imposture de la secte moderniste. Dans les faits, le Novus Ordo est déjà mis en place, puisque le 7 mars 1965, l’antipape Paul VI célébrait déjà en italien et face au peuple. Le 7 mars 1967, cette commission publia l’instruction Ecclesiae Semper[6], laquelle introduisit la pratique de la concélébration ainsi que la pratique de la communion sous les deux espèces permise aux laïques à la seule discrétion des évêques, et non pas de l’exclusive du pape, une pratique condamnée au Concile de Constance (13e session). Le 4 mai 1967, la même commission publie l’instruction Tres Abhinc Annos[7], qui implémente encore de nouveaux changements, en particulier concernant les habits sacerdotaux pendant le culte. Entre Octobre 1967 et le début de l’année 1969, le rite abominable et invalide de Paul VI est ainsi déployé à travers le monde, à titre expérimental, mais déjà effectif. Pendant cette période, les premiers catholiques fidèles à l’orthodoxie prennent connaissance des textes hérétiques du concile et voient dans leurs églises apparaître un rite qu’ils identifient immédiatement comme étranger au vrai culte catholique. Deux tendances s’esquissent déjà dans le mouvement traditionaliste. Les premiers à réagir sont ceux qui seront plus tard appelés « sédévacantistes » : dès 1963, le Révérend Père Saenz y Arriaga, sous le pseudonyme Maurice Pinay, fait circuler aux pères du Concile des documentations démontrant l’ampleur des infiltrations maçonniques, ainsi que les hérésies de Paul VI, qu’il est l’un des premiers à clairement identifier comme antipape. A partir de la fin de l’année 1964, c’est surtout la diffusion de la première forme du rite de Paul VI qui fait réagir. Parmi ces catholiques alertes, on trouvera le père Gomar DePauw, mais aussi le laïc américain Patrick Henry Omlor, qui sera l’un des premiers à publier sur la question de la révolution liturgique en mars 1968, par un texte intitulé « Questioning the validity of the masses using the new, all-english canon ». Peu de temps après la publication de la constitution Missale Romanum, en avril 1969, deux dames romaines, Vittoria Cristina Guerrini et Aemilia Pediconi, proches du cardinal Ottaviani, réunissent autour d’elles quelques théologiens qui publieront en Juin de cette même année une critique de la messe de Paul VI sous le titre de « Courte étude critique du nouvel ordre de la messe »[8], qui sera rédigé par le R.P. Guérard des Lauriers, revue et signée par les cardinaux Ottaviani et Antonio Bacci. Ces derniers la transmettront à Paul VI. Cette étude était accompagnée d’une lettre dans laquelle les signataires résumaient :

Le novus ordo représente en tout et pour tout, ainsi que dans ses détails, un profond éloignement de la théologie catholique de la messe telle que formulée à la 22e session du Concile de Trente.Cardinal Ottaviani, Lettre sur le novus ordo missae

Ce document historique expose les principales erreurs du rite de Paul VI, mais également de l’Institutio Generalis qui accompagne la constitution Missale Romanum du 3 Avril 1969. Ces erreurs sont résumées comme telles par le père Anthony Cekada :

  • La nouvelle définition de la Messe comme «assemblée», plutôt que comme sacrifice offert à Dieu.
    • La suppression des passages exprimant la doctrine catholique — constamment récusée par les protestants — selon laquelle à la Messe, on offre satisfaction à Dieu pour les péchés.
    • La réduction du rôle du prêtre à des fonctions proches de celles d’un pasteur protestant.
    • La négation implicite de la Présence réelle et de la Transsubstantiation.
    • La transformation de la Consécration, action sacramentelle, en une simple présentation narrative de l’histoire de la dernière Cène.
    • L’atteinte portée à l’unité de Foi ecclésiale par la multiplication des options proposées.
    • L’emploi dans l’ensemble du nouveau rite d’un langage ambigu et équivoque, qui ouvre la voie à de multiples déviations.

Aux irréfutables critiques de « l’intervention Ottaviani », Paul VI et la commission Bugnini se contenteront de répondre froidement, le 12 novembre 1969, que les arguments présentés dans l’étude étaient « superficiels, exagérés, inexacts, émotionnels et faux ». Paul VI avait déjà officiellement promulgué ce rite pour la contre-église dans le monde latin, le 3 avril 1969, par sa constitution apostolique Missale Romanum[9]. Notez que le 3 avril 1969 coïncide avec le Jeudi Saint, mais aussi avec le jour de la Pâques des juifs talmudiques. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence, mais d’un signe clair que les chefs de la secte de Vatican 2 ont voulu symboliser une nouvelle mise à mort du Christ par l’établissement de ce rite impie et invalide. Il est également remarquable de savoir que l’antipape Paul VI avait l’habitude étrange de porter sur lui un éphod : la chose est connue de tous. L’éphod était porté par les pontifes de l’Ancien Testament. Caiphe, le chef du Sanhédrin qui condamna Notre Seigneur Jésus-Christ a mort, portait lui aussi un éphod. Considérez que, comme l’enseigne Saint Jérôme, Caïphe perdit automatiquement le souverain pontificat lorsqu’il prononça la sentence contre le Seigneur Jésus Christ. Clairement, la défection publique de Caïphe préfigura celle de Paul VI, qui lui aussi, perdit automatique sa charge pontificale du fait de ses hérésies publiques contre la foi catholique.

Et en déchirant ainsi ses vêtements, il [Caïphe] montra que les juifs avaient perdu la dignité sacerdotale et que le siège du Grand-Prêtre était désormais vacant. Car en déchirant ainsi ses vêtements, il déchira aussi le voile de la Loi qui le recouvrait. – Saint Jérôme, cité dans la Catena Aurea de Saint Thomas d’Aquin, commentaire de Matthieu 26 ; 59-68

Comme nous le savons, les juifs apostats, les précurseurs de l’hérésie talmudique, perdirent à jamais le sacerdoce d’Aaron lors de la destruction du second temple en 70 après Notre Seigneur Jésus-Christ. Mais la coutume étrange de Paul VI, d’arborer l’éphod s’explique peut être aussi par le fait que l’éphod est porté par les initiés du haut grade de 7e degré dit de la sainte arche royale, dans le rite d’York[10]. Finalement, l’intervention Ottaviani causera de tels remous que Paul VI, Bugnini et le Consilium se verront contraints de procéder à une légère et subtile révision de l’Institutio Generalis de 1969. Ainsi, deux autres versions seront publiées, l’une en 1970, l’autre en 1975, où les architectes du Novus Ordo s’efforcent de défendre l’orthodoxie du rite de Paul VI en diluant la définition trop manifestement hérétique et protestantisante de l’Institutio de 1969. Mais ces redéfinitions plus ou moins subtiles ne changeront rien à l’invalidité du rite en lui-même, comme nous allons le voir. Ce qui rend la messe de Paul VI invalide, c’est que, malgré ce qui fut déclaré dans Sacrosanctum Concilium, à savoir que la substance du sacrement de la messe serait conservée intacte, les faits prouvent de façon certaine que la messe Novus Ordo ne possède absolument pas la substance du sacrement.


Définition catholique de la substance du Sacrement

Les sacrements étant d’institution divine, l’Église n’a aucun pouvoir de changer la substance des sacrements. Tel est l’enseignement du Concile de Trente et du pape Pie XII, dans la constitution apostolique Sacramentum Ordinis[11] :

En effet, de même que Notre-Seigneur Jésus-Christ n’a donné à l’Église qu’un seul gouvernement sous l’autorité du Prince des Apôtres, une seule et même foi et un seul et même sacrifice, ainsi il n’a donné qu’un seul et même trésor de signes produisant la grâce, c’est-à-dire les sacrements. À ces sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’Église n’en a pas ajouté d’autres au cours des siècles et elle ne pouvait le faire, car, selon l’enseignement du Concile de Trente (Concile de Trente, VII° session, can. 1, « Des sacrements en général »), les sept sacrements de la Nouvelle Loi ont été tous institués par Notre-Seigneur, Jésus-Christ et l’Église n’a aucun pouvoir sur « la substance des sacrements », c’est-à-dire sur les choses que, au témoignage des sources de la révélation, le Christ, Notre-Seigneur, a prescrit de maintenir dans le signe sacramentel.Pape Pie XII, Sacramentis Ordinis

Il est important de ne pas confondre sacrement et rite. Par exemple, depuis les premiers temps de l’Église, il existe plusieurs rites de la Sainte Messe, c’est à dire un rite latin, un rite grec, un rite syriaque, un rite mozarabe, etc. Ces rites ne diffèrent que dans des éléments non essentiels. Ces rites catholiques sont tous valides car tous confèrent essentiellement le même et unique sacrement, en l’occurrence, le sacrement de la Sainte Eucharistie. C’est pourquoi le pape Pie XII, dans Mediator Dei[12], enseigne :

C’est pourquoi au seul Souverain Pontife appartient le droit de reconnaître et établir tout usage concernant le culte divin, d’introduire et approuver de nouveaux rites, de modifier ceux mêmes qu’il aurait jugés immuables (cf. C. I. C., can. 1257) ; le droit et le devoir des évêques est de veiller diligemment à l’exacte observation des préceptes des saints canons sur le culte divin (cf. C. I. C. can. 1261). Il n’est donc pas permis de laisser à l’arbitraire des personnes privées, fussent-elles de l’ordre du clergé, les choses saintes et vénérables qui touchent la vie religieuse de la société chrétienne, et de même l’exercice du sacerdoce de Jésus-Christ et le culte divin, l’honneur qui doit être rendu à la très sainte Trinité, au Verbe incarné, à son auguste Mère, et aux autres habitants du ciel, et le salut des hommes. – Pie XII, Mediator Dei

En effet, seul le souverain pontife peut modifier ou approuver les parties non-essentielles d’un rite, comme l’enseigne le Concile de Trente :

Si quelqu’un dit que les rites reçus et approuvés de l’Église catholique, en usage dans l’administration solennelle des sacrements, peuvent être ou méprisés ou omis sans péché, au gré des ministres, ou encore être changés en d’autres nouveaux par tout pasteur des églises : qu’il soit anathème. – Concile de Trente, Session 7, canon 13

Il s’en suit naturellement qu’un individu prétendant changer les parties essentielles d’un rite catholique, particulièrement de la Sainte Messe, est encore bien pire qu’un hérétique. Il est important de comprendre que la substance du sacrement, par exemple la substance du sacrement de la Messe ou de l’ordination des prêtres, concerne la forme, la matière, ainsi que le ministre du sacrement, c’est à dire les éléments essentiels qui rendent possible et confèrent effectivement le sacrement. Si un seul de ces éléments essentiels manque, le sacrement n’est pas effectué. Tel est l’enseignement du pape Eugène IV, au Concile de Florence[13] :

Dans la Nouvelle Loi, il existe sept sacrements, à savoir le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, la pénitence, l’extrême-onction, les ordres et le mariage, qui diffèrent fortement des sacrements de l’Ancienne Loi. […] Chacun de ces sacrements sont constitués de trois éléments, à savoir : ce qui est de la matière, les paroles qui constituent la forme, et la personne du ministre qui confère le sacrement avec l’intention de faire ce que l’Église fait. Si un seul de ces éléments manque, le sacrement n’est pas effectué. – Pape Eugène IV, Cantate Domino, Concile de Florence, Session 8

Pour comprendre simplement en quoi consiste la validité d’un sacrement, prenons l’exemple du baptême, qui sera plus familier à tous. Le sacrement du baptême requiert la forme, que sont les paroles « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ; la matière, qui est l’eau versée sur le baptisé ; et le ministre, qui est la personne qui prononce les parole et verse l’eau sur le baptisé avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise. Si un seul de ces éléments manque, le sacrement ne serait pas valide. C’est à dire que s’il existe un vice de forme, le sacrement ne serait pas valide. Par exemple, si le ministre du baptême ajoutait ou omettait un mot essentiel à la formule : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Si le ministre omettait le nom du Fils, ou ajoutait par exemple une quatrième personne, le sacrement ne serait pas valide. Ainsi, à propos du sacrement de la Sainte Eucharistie, le pape Saint Pie V, au Concile de Trente[14], enseigne :

Les défauts dans la forme surviennent lorsque quelque chose manque dans la formule complète requise pour l’acte de consécration. Si le prêtre abrège ou charge la forme de la Consécration du Corps et du Sang, de telle façon que cette altération dans la formulation des paroles ne signifiât pas la même chose, il ne confère pas le Sacrement. – Pape Saint Pie V, De Defectibus, Concile de Trente


L’invalidité du Canon de la messe dans le rite Novus Ordo

De très nombreux éléments qui démontrent sans conteste que la messe de Paul VI est invalide, impie, blasphématoire et qu’elle est clairement l’œuvre du démon, et certainement pas l’œuvre de l’Église catholique. Nous allons tout d’abord nous concentrer sur le point central et culminant de la messe, à savoir le sacrement de l’Eucharistie au Canon de la Messe. Le mot Canon vient du grec et signifie « norme ». C’est pourquoi le Canon de la Messe contient les parties essentielles du Sacrement de l’Eucharistie. Nous allons voir que dans le rite inventé par Paul VI et ses complices, le Canon, et donc le sacrement de l’Eucharistie, est invalide dans sa forme. Les preuves à ce sujet sont stupéfiantes et éclatantes. Dans le Novus Ordo Missae, la formule de consécration du Vin a été supprimée et ainsi fut déplacé le terme « Mysterium Fidei »[15]. C’est un acte extrêmement grave, car cette expression fait partie de la forme du sacrement de l’Eucharistie, à savoir la Présence Réelle de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous allons voir que les architectes du Novus Ordo cherchent à éliminer la Transubstantiation que signifie cette formule. Notez par ailleurs, que dans le rite de Paul VI, on ne parle pas de Canon de la Messe, mais de « prière eucharistique ». Dans sa constitution apostolique Missalae Romanum[16], l’antipape Paul VI déclare :

Pour des raisons d’ordre pastoral, et afin de faciliter la concélébration, Nous avons voulu que les paroles du Seigneur soient identiques dans chaque formulaire du canon. Ainsi, en chaque prière eucharistique, on dira les paroles suivantes. Sur le pain : ACCIPITE ET MANDUCATE EX HOC OMNES: HOC EST ENIM CORPUS MEUM, QUOD PRO VOBIS TRADETUR. Sur le calice : ACCIPITE ET BIBITE EX EO OMNES: HIC EST ENIM CALIX SANGUINIS MEl NOVI ET AETERNI TESTAMENTI, QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDETUR IN REMISSIONEM PECCATORUM. HOC FACITE IN MEAM COMMEMORATIONEM. (FOR THIS IS THE CHALICE OF MY BLOOD, THE BLOOD OF THE NEW AND ETERNAL COVENANT, WHICH WILL BE POURED OUT FOR YOU AND FOR MANY FOR THE FORGIVENESS OF SINS). L’expression MYSTERIUM FIDEI, tirée du contexte des paroles du Christ Seigneur, et dite par le prêtre, sert d’introduction à l’acclamation des fidèles.Paul VI, Missalae Romanum

On lit ainsi que dans la proclamation de son Novus Ordo, Paul VI enseigne clairement une formule de consécration du vin qui omet complètement le terme « mysterium fidei », le terme étant déplacé plus loin et placé comme simple « introduction de l’acclamation des fidèles ». C’est une diabolique machination. Il faut comprendre que la formule « mysterium fidei » ne peut absolument pas être supprimée du Canon de la consécration du Vin, encore moins sous le prétexte scandaleux et impie de la déplacer plus loin comme « introduction à l’acclamation des fidèles ». La formule « mysterium fidei » est une formule essentielle de la Consécration du Vin dans le rite romain. Cette formule signifie la Transubstantiation du vin en Sang Très-Précieux du Seigneur Jésus-Christ. La suppression du terme « mysterium fidei » et son déplacement comme « introduction à l’acclamation des fidèles » est une hérésie liturgique, un outrage et un vice de forme absolument certain. Le pape Saint Pie V, dans De Defectibus, enseigne :

Les défauts dans la forme surviennent lorsque quelque chose manque dans la formule complète requise pour l’acte de consécration. Ainsi, les paroles de la Consécration, qui sont la forme de ce Sacrement, sont :

HOC EST ENIM CORPUS MEUM, et HIC EST ENIM CALIX SANGUINIS MEI, NOVI ET AETERNI TESTAMENTI: MYSTERIUM FIDEI: QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDETUR IN REMISSIONEM PECCATORUM

Si le prêtre abrège ou charge la forme de la Consécration du Corps et du Sang, de telle façon que cette altération dans la formulation des paroles ne signifiât pas la même chose, il ne confère pas le Sacrement. Si, d’un autre côté, le prêtre ajoute ou retranche quoi que ce soit qui ne changerait pas le sens de la formule, le Sacrement est valide, mais le prêtre commettrait un grave péché. – Pape Saint Pie V, De Defectibus, chapitre 5, n°20

Clairement, la formule introduite par Paul VI dans son Novus Ordo invalide complètement la consécration. Paul VI est condamné par le Concile de Trente, mais aussi par le pape Eugène IV, qui avait également défini la formule exacte de la consécration du Calice au Concile de Florence :

La Sainte Église Romaine, reposant sur l’enseignement et l’autorité des apôtres Pierre et Paul, utilise cette forme de paroles dans la consécration du Sang du Seigneur :

HOC EST ENIM CORPUS MEUM, et HIC EST ENIM CALIX SANGUINIS MEI, NOVI ET AETERNI TESTAMENTI: MYSTERIUM FIDEI: QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDETUR IN REMISSIONEM PECCATORUM (FOR THIS IS MY BODY. And of His blood: FOR THIS IS THE CHALICE OF MY BLOOD, OF THE NEW AND ETERNAL TESTAMENT: THE MYSTERY OF FAITH, WHICH SHALL BE SHED FOR YOU AND FOR MANY UNTO THE REMISSION OF SINS) Pape Eugène IV, Cantate Domino, Concile de Florence, Session 8

La chose est certaine : il n’y a aucune transubstantiation dans le rite de Paul VI. Son rite est invalide. Il faut remarquer par ailleurs, que la formule « mysterium fidei » provient directement de la source sacrée tradition apostolique, raison pour laquelle le pape Eugène IV dit dans Cantate Domino qu’il enseigne en se reposant « sur l’enseignement et l’autorité des apôtres Pierre et Paul ». Le pape Innocent III, dans Cum Marthae Circa a précisément explicité la forme du Sacrement de l’Eucharistie, l’inclusion de la formule « mysterium fidei » et l’origine de ce terme :

Vous avez en effet demandé qui avait ajouté à la forme des paroles que Christ Lui-Même exprime lorsqu’Il changea le pain et le vin en Corps et Sang, qui se trouvent dans le Canon de la Messe que l’Église générale utilise, mais qu’aucun des évangélistes n’a explicité. Dans le Canon de la Messe, cette expression, « mysterium fidei » se trouve interposée parmi les Paroles de Jésus-Christ. Assurément, nous trouvons aussi bien d’autres choses que le Seigneur a dites ou faites et qui sont omises par les Evangélistes, mais où l’on lit que les Apôtres ont suppléé à ces choses par la parole ou par les actes. Ainsi, Nous croyons que la forme de ces paroles, telles qu’elles se trouvent dans le Canon, les Apôtres les ont reçues du Christ, et leurs successeurs les ont reçues des Apôtres. – Pape Innocent III, Cum Marthae Circa

La suppression de l’expression « mystérium fidei » de la formule de consécration dans la messe de Paul VI n’est évidemment pas un acte anodin de la part des architectes du Novus Ordo. Tout d’abord, les architectes du Novus Ordo ont intentionnellement reproduit un culte sensiblement similaire au rite anglican, lequel est invalide. En effet, dans son livre de prière, l’hérétique Thomas Cramner avait spécifiquement supprimé le terme « mysterium fidei » dans la formule de consécration de sa fausse messe. C’est loin d’être la seule similitude anglicane avec le rite Novus Ordo. Par ailleurs, Paul VI n’ignore évidemment pas la portée de son acte. Le 3 septembre 1965, il publie une encyclique nommée précisément « Mysterium Fidei »[17]. Dans cette encyclique, il semble effectivement affirmer la doctrine de l’Église concernant le sacrifice eucharistique, la transsubstantiation, et citant même le Concile de Trente, le Concile de Vatican ou encore le Pape Pie VI dans Auctorem Fidei, et consacrant même un court paragraphe (15) sur la question du « mystère de la foi ». Mais cette encyclique, d’apparence orthodoxe, est vaine à côté de l’hérésie qu’il va introduire dans sa formule invalide de la consécration. Cette sorte de contradictions sournoises est la marque même de l’hérésie moderniste, ainsi que l’enseigne le pape Saint Pie X :

En bref, afin de maintenir et de défendre ces théories, ils n’hésitent pas à déclarer que le plus grand hommage qui peut être rendu à l’Eternel et d’en faire l’objet de propositions contradictoires. Mais s’ils justifient même la contradiction, que ne tenteront-ils pas de justifier ?Pape Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis

Le fait que l’expression « mysterium fidei » ait été déplacée juste après la formule invalide de consécration du Novus Ordo suffit déjà à montrer que ce rite est un faux rite romain. Mais surtout, le fait qu’il ait été déplacé comme « introduction à l’acclamation des fidèles » est en réalité conforme aux doctrines anthropocentristes de Vatican 2 en matière de liturgie, à savoir, la prétention de faire des fidèles laïcs des concélébrateurs des saints mystères. Pie XII, dans Mediator Dei, avait déjà explicitement condamné ces pratiques modernistes :

Il y a en effet, Vénérables Frères, des gens qui, se rapprochant d’erreurs jadis condamnées (cf. Conc. Trid., Sess. XXIII, cap. 4), enseignent aujourd’hui que dans le Nouveau Testament, le mot  » sacerdoce  » désigne uniquement les prérogatives de quiconque a été purifié dans le bain sacré du baptême ; de même, disent-ils, le précepte de faire ce qu’il avait fait, donné par Jésus-Christ à ses apôtres durant la dernière Cène, vise directement toute l’Église des chrétiens, et c’est par conséquent plus tard seulement qu’on en est arrivé au sacerdoce hiérarchique. C’est pourquoi, ils prétendent que le peuple jouit d’un véritable pouvoir sacerdotal, et que le prêtre agit seulement comme un fonctionnaire délégué par la communauté. A cause de cela, ils estiment que le sacrifice eucharistique est au sens propre une  » concélébration « , et que les prêtres devraient  » concélébrer  » avec le peuple présent, plutôt que d’offrir le sacrifice en particulier en l’absence du peuple. Combien des erreurs captieuses de ce genre contredisent aux vérités que Nous avons affirmées plus haut, en traitant de la place que tient le prêtre dans le Corps mystique du Christ, il est superflu de l’expliquer. Nous estimons cependant devoir rappeler que le prêtre remplace le peuple uniquement parce qu’il représente la personne de Notre Seigneur Jésus-Christ en tant que Chef de tous les membres s’offrant lui-même pour eux ; quand il s’approche de l’autel, c’est donc en tant que ministre du Christ, inférieur au Christ, mais supérieur au peuple (cf. S. Robert Bellarmin, De Missa, II, cap. 4). Le peuple, au contraire, ne jouant nullement le rôle du divin Rédempteur, et n’étant pas conciliateur entre lui-même et Dieu, ne peut en aucune manière jouir du droit sacerdotal.  – Pape Pie XII, Mediator Dei

Rappellons d’une part qu’Unitatis Redintegratio, n°13 et 15 enseignent l’hérésie selon laquelle les schismatiques ou les sectes qui se disent chrétiennes édifient l’Eglise par leurs « eucharisties » et que la communion grandit entre elles et l’Eglise par la concélébration. De plus, la commission spéciale pour l’implémentation des prescriptions de Sacrosanctum Concilium avait enseigné et annoncé les principes de la concélébration moderniste dans l’instruction Ecclesiae Semper. Ainsi, la secte moderniste enseigne que les hérétiques et les schismatiques participent à l’unité de l’Église. Remarquez aussi que la forme invalide du rite de Paul VI a pour effet de signifier la désunion de l’assemblée des fidèles modernistes avec l’Église. En effet, le pape Eugène IV, dans Cantate Domino[18], au sujet du sacrement de l’Eucharistie, enseigne :

Il est approprié de signifier l’effet de ce sacrement, qui est l’union du peuple chrétien avec le Christ. Car, l’eau signifie le peuple, selon ces paroles de l’Apocalypse : beaucoup d’eaux, beaucoup de peuples. Et le pape Julius, second après le bienheureux Silvestre, a dit : Le Calice du Seigneur, par un précepte des canons, doit être offert par un mélange de vin et d’eau, car nous voyons que le peuple est signifié par l’eau et le sang du Christ est manifesté dans le vin ; ainsi, lorsque le vin et l’eau sont mélangés dans le calice, le peuple est rendu un avec le Christ et la messe des fidèles est liée et jointe avec Lui, en Qui ils croient. Ainsi, puisqu’aussi bien la Sainte Eglise romaine, fondée sur l’enseignement des très saints apôtres Pierre et Paul ainsi que les autres églises des latins et des grecs, dans lesquelles les lumières de toute sainteté et de doctrine ont brillé avec éclat, ont fait ainsi depuis les tout débuts des développements de l’Église et font encore de cette façon, il paraît très impropre que tout autre région diffère de cette observance universelle et raisonnable.Pape Eugène IV, Cantate Domino, Concile de Florence, Session 8

Enfin, ajoutons encore que sous Pie XII, le Saint Office a spécifiquement condamné certaines communautés modernistes qui avaient déjà établi une pratique invalide et hérétique de la consécration du vin en supprimant les termes « mysterium fidei ». La preuve est définitivement établie :

Cette Suprême et Sacrée Congrégation a appris que dans une certaine traduction du nouvel ordo de la Semaine Sainte en langue vernaculaire, les mots « mysterium fidei » dans la forme de la consécration du calice, sont omis. Il a également été rapporté que certains prêtres omettent ces mots dans la célébration même de la messe. Ainsi, cette Suprême Congrégation prévient qu’il est impie d’introduire un changement concernant une matière si sacrée, et de mutiler ou d’altérer les éditions des livres liturgiques (cf. Can. 1399,10). Ainsi, les evêques, suivant les avertissements du Saint Office le 14 février 1958, doivent veiller à ce que les prescriptions des canons sacrés du culte divins soient strictement observés, et doivent être particulièrement attentifs à ce que personne n’ait l’audace d’introduire le plus petit changement dans la matière et dans la forme des sacrements.Saint Office, Monitum, « Omission des mots « mysterium fidei » dans la consécration du calice », 24 juillet 1958, Acta Apostolicae Sedis. Vol. 50, p. 536

Nous venons de le voir, la seule omission de la formule éternelle « mysterium fidei » dans le novus ordo de Paul VI, suffit à exposer ce rite comme totalement invalide et sacrilège. La falsification de la forme du vrai rite romain par Paul VI constitue un abominable outrage et démontre que la messe de Paul VI n’est substantiellement pas une messe catholique. Le pape Saint Pie X enseigne :

Il est bien connu que l’Église ne possède aucun pouvoir d’innover quoi que ce soit en ce qui concerne la substance des sacrements.Pape Saint Pie X, Ex quo no no

Le pape Pie XII enseigne de même :

À ces sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’Église n’en a pas ajouté d’autres au cours des siècles et elle ne pouvait le faire, car, selon l’enseignement du Concile de Trente (Concile de Trente, VII° session, can. 1, « Des sacrements en général »), les sept sacrements de la Nouvelle Loi ont été tous institués par Notre-Seigneur, Jésus-Christ et l’Église n’a aucun pouvoir sur « la substance des sacrements », c’est-à-dire sur les choses que, au témoignage des sources de la révélation, le Christ, Notre-Seigneur, a prescrit de maintenir dans le signe sacramentel.Pape Pie XII, Sacramentum Ordinis

Le vice de forme de la consécration du calice dans le rite Novus Ordo de Paul VI montre donc qu’il est un culte invalide et sacrilège. Mais c’est évidemment loin d’être la seule preuve de l’invalidité de ce culte abominable.


Conclusion : L’invalidité du rite de Paul VI prouve qu’il était un faux pape

Notons enfin qu’il est absolument impossible que ce soit un vrai pape catholique ou l’Eglise catholique, qui ait institué un rite invalide et implicitement abominable. Ceux qui, chez les modernistes-conversateurs, déplorent les « abus liturgiques », tout en affirmant que le rite Paul VI est simplement « mal dit », ou qu’il faille le donner en latin ou « ad orientem », se trompent et s’aveuglent. Le pape Pie VI, dans Auctorem Fidei, enseigne :

Par la généralité des expressions, le synode comprend et soumet à l’examen, qu’il prescrit, même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible et conduisant à la superstition et au matéria­lisme. Cette proposition est fausse, téméraire, scan­daleuse, pernicieuse, offensive des oreilles pies, injurieuse pour l’Église et pour l’Esprit de Dieu par qui elle est conduite, et erronée pour le moins.Pape Pie VI, Auctorem Fidei, n°78

Que la chose soit donc claire pour tous : il est absolument impossible que l’Eglise promulgue des rites scandaleux, et encore moins qu’elle promulgue des rites invalides. Cela devrait être évident pour tout le monde.

Assurément notre pieuse Mère brille d’un éclat sans tache dans les sacrements où elle engendre ses fils et les nourrit; dans la foi qu’elle garde toujours à l’abri de toute atteinte; dans les lois très saintes qu’elle impose à tous et les conseils évangéliques qu’à tous elle propose ; enfin, dans les grâces célestes et les charismes surnaturels par lesquels elle engendre avec une inlassable fécondité des troupes innombrables de martyrs, de confesseurs et de vierges. – Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi

Notons enfin que l’antipape Paul VI n’institua une fausse messe et des faux ordres sacerdotaux que dans le monde catholique de rite latin, y compris le rite ambrosien. Il n’a pas été jusqu’à chercher à contraindre directement les rites catholiques non-latins à accepter ses faux sacrements, bien que les évêques maronites le firent (uniquement pour le rite de la messe maronite, encore que certains prêtres maronites préfèrent le vrai rite maronite) et que par ailleurs, les évêques et prêtres des rites catholiques non-latins se soumirent tous aux doctrines hérétiques de Vatican 2. Néanmoins, il est notable d’observer que ces rites, aussi bien pour les sacrements de la Messe que pour les sacrements d’ordres, sont généralement demeurés valides. Il est d’autant plus remarquable de comparer le canon de la messe du rite catholique romain avec celui des rites catholiques non-latins. Tous partagent le même canon et les mêmes formules essentielles. Il est remarquable de voir que l’hypocrisie des architectes modernistes du Novus Ordo fut mise à jour de cette manière. Ajoutons à cela que les rites catholiques non-latins partagent tous exactement la même formule de consécration au canon de la messe.

La conclusion est évidente et sans appel. Le rite de Paul VI est sans aucun doute invalide. Cela prouve que Paul VI ne fut pas un vrai pape et que la secte moderniste n’est pas l’Eglise catholique. Le lecteur lira également avec profit cette brève étude exposant les stupéfiantes prophéties de la Sainte Ecriture qui désignent clairement le rite impie de Paul VI comme faisant partie de l’abomination de la désolation préfigurée dans le Livre des Macchabées et prédite par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même dans Matthieu 24


[1]     Migne, Patrologia Latina, pp.209-210

[2]     https://web.archive.org/web/20071014002913/http://www.vatican.va/archive/catechism/p2s1c1a2.htm

[3]     http://w2.vatican.va/content/paul-vi/en/motu_proprio/documents/hf_p-vi_motu-proprio_19640125_sacram-liturgiam.html

[4]             Annuario Pontificio 1969 pp. 1047-1048

[5]     https://adoremus.org/1964/09/26/inter-oecumenici/

[6]     http://www.catholicliturgy.com/index.cfm/FuseAction/documentText/Index/2/SubIndex/41/ContentIndex/334/Start/333

[7]     http://www.adoremus.org/TresAbhinc.html

[8]     https://www.ewtn.com/library/curia/reformof.htm

[9]     http://w2.vatican.va/content/paul-vi/en/apost_constitutions/documents/hf_p-vi_apc_19690403_missale-romanum.html

[10]  https://www.sacred-texts.com/mas/dun/dun08.htm

[11]  http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/06-magistere-sacrements/1947-pie_12-sacramentum_ordinis/PIE_XII_Sacramentum_Ordinis_francais.pdf

[12]  https://sanctamissa.org/fr/resources/pdfs/documents/mediator-dei.pdf

[13]  http://www.ewtn.com/library/COUNCILS/FLORENCE.HTM#3

[14]  https://fidecatholica.wordpress.com/2018/04/08/magistere-saint-pie-v-de-defectibus/

[15]  http://www.latinliturgy.com/OrdinaryFormD20.pdf

[16]  https://lacriseintegriste.typepad.fr/weblog/1969/04/constitution-apostolique-missale-romanum-de-paul-vi.html

[17]  http://w2.vatican.va/content/paul-vi/en/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_03091965_mysterium.html

[18]  http://www.rosarychurch.net/consecration/armenian_decree.html