Ceci est une traduction d’extraits de la revue Beis Moschiach, organe international du mouvement sioniste et kabbalistique Chabad-Loubavitch (voir plus de détails en bas de page). Ces quelques extraits montrent l’influence qu’avaient les chefs de ce mouvement en France, sur l’ex-président Nicolas Sarkozy.

Ma relation avec Sarkozy ne débuta pas avec les élections, mais remonte aux tout débuts de la maison Chabad. C’était peu après Hanoukka et je décidais qu’en dépit que la démographie largement catholique de la ville, nous devions nous aussi obtenir une menora publique, selon les vœux du Rebbe. Quelques jours après Hanoukka, je me suis rendu au bâtiment municipal où se trouvait le bureau du maire Sarkozy. Je me rendis dans son bureau et il me reçut cordialement. Je fis ma requête et je lui dis que cela se faisait autour du monde, dans les grandes villes, et en France aussi. Je n’imaginais pas recevoir l’approbation dont j’avais besoin si rapidement. Ceux qui vivent en France savent que notre ville est considérée comme une zone où vivent exclusivement des diplomates et des artistes célèbres. Sarkozy me donna son attention et approuva immédiatement la menora. Il était très intéressé et plein de soutien. Dès le début, je sentais qu’il n’était pas juste un autre politicien français, mais qu’il avait une considération toute chaleureuse pour le judaïsme. Cette année-là, Sarkozy ne pouvait pas se rendre à l’illumination de la menora, et il envoya son délégué, le Dr. Lagman, qui est juif. Juste à cette époque, Sarkozy fut choisi comme porte-parole du gouvernement français en plus de sa position de maire. Les gens étaient attirés par son charisme. La force irradie de lui. Plus tard, il monta en grade et devint ministre du Trésor et plus tard, ministre de l’immigration. Bien qu’il ait gravi les échelons de la politique rapidement, nous sommes toujours restés en contact. Je lui envoyais des invitations à chaque évènement que nous organisions, de même que les prospectus que nous produisions. Bien qu’il fût très occupé comme ministre français, il faisait l’effort de participer aux évènements que nous organisions. Avec le temps, il apprit ce qu’était un rebbe, ce qu’était le Moshiach, ainsi que le rôle des shluchim (ndt : émissaires du mouvement Chabad). Lorsqu’il ne pouvait pas venir, il envoyait des lettres chaleureuses.

Je savais que Hashem, avec la providence divine, m’avait guidé vers cette relation et je continuais à rester en contact avec Sarkozy. Il usait de sa puissante influence pour aider les juifs. Lors de l’illumination de la Menora lors de la cérémonie que nous avions organisée en 5763, il s’exprima devant les médias et fit la promesse qu’il ferait tout pour protéger les juifs de France, dont la loyauté est indubitable. Il loua la tradition juive et demanda au gouvernement de la respecter. A cette époque, des historiens français découvrirent un siddour du temps de Napoléon, qui avait une prière pour le bien du gouvernement. Je la montrais à Sarkozy et il en fut très ému. Il nota la loyauté des juifs envers la France à cette époque.

Ces dernières années, les shluchim de France ont nourri un grand interêt pour la promotion du message des sept lois noachides. La fille juive d’une juive, voulait que son père ait un enterrement juif. Elle voulait le déplacer du cimetière chrétien. Elle avait de forts ressentiments à propos des personnes qui savaient qu’il était juif. Elle vint me consulter pour savoir comment elle pourrait faire savoir à toute la France qu’il était juif. J’eus alors une idée et je suggérais qu’elle fasse publier une publicité sur une page complète dans le plus grand journal de France, Le Figaro, dans laquelle elle pourrait énumérer les sept lois noachides et écrire en fin de page que ceci était fait en sa mémoire. Tous ceux qui liraient cela sauraient qu’il était juif. Nous avons également produit de belles feuilles de parchemin sur lesquelles les sept lois noachides étaient écrites dans un style attractif, et je rapportai l’une de ces feuilles à Sarkozy. Sarkozy y prit de l’intérêt et s’engagea même à les observer.

Figurez-vous cela : des douzaines de policiers et d’agents de sécurité gardent le président français nouvellement élu. Une énorme foule de fans font rugir leur joie. C’est alors que le shliach [émissaire] du Rebbe [Schneerson] s’approche, arborant un chapeau noir et sa barbe, plein de fierté juive. Le président nouvellement élu Nicolas Sarkozy le remarque, arrête tout, et va vers lui. Il étreint le shliach et lui serre chaleureusement la main. Les caméras de télévisions capturent la scène, retransmettant la chose dans toute la république française et cela fait un énorme Kiddousch Hashem. Nous demandons au R’Zaoui de nous raconter cette rencontre :

Pendant les nombreux mois de campagne, j’ai promis à Sarkozy qu’il n’avait aucun souci à se faire et qu’il serait le prochain président, grâce au bracha du Rebbe. Comme je l’ai mentionné précédemment, il est un fervent fidèle du Rebbe. Entre les deux tours de l’élection, les services secrets français apprirent qu’Al Qu’aida voulait le tuer parce qu’il était favorable aux juifs et parce qu’il menait la lutte contre les immigrés musulmans. Nous étions quelques jours avant le deuxième tour et Sarkozy était très occupé, mais j’avais le sentiment qu’il était important que je lui témoigne mon soutien. Je me rendis donc à l’un de ses meetings de campagne afin de le voir. Quand il me vit, il stoppa tout ce qu’il faisait. Je lui dis qu’il n’avait aucune raison de craindre ses ennemis, car ayant mérité les bénédictions du Rebbe, il serait victorieux. Je pris un dollar du Rebbe et je le donnai à Sarkozy comme une segula et une sécurité. Il fut extrêmement touché et il avait les larmes aux yeux. Jusqu’à ce jour, il garde le dollar du Rebbe dans son portefeuille.

Peu après sa victoire, Sarkozy prit de courtes vacances avec sa famille. Quand il revint au palais de l’Elysée, je reçus une invitation à le rencontrer. Lors de la rencontre, il me remercia pour mon aide et me dit qu’il portait toujours le dollar avec lui. Je lui demandai alors de continuer à disséminer les sept lois noachides et d’aider les juifs. En effet, il aida à chaque fois que ce fut possible. J’ai récemment arrangé une rencontre entre lui et un juif qui tient une école pour enfants juifs handicapés. Le président a non seulement promis son aide, mais a tenu sa promesse. Je suis sur que Sarkozy fut élu président de la France à cause des bénédictions du Rebbe, et parce que Sarkozy y croyait aussi.

Nosson Avrohom, The french connection : Shliach of the rebbe and personal friend of the new french president, Beis Moshiach, n°606, pp.12-20 [lien] Traduction par Fide Catholica.

File:Rabbi Menachem Mendel Schneerson2.jpg

Rebbe Loubavitcher Menachem Mendel Schneerson

Commentaire sur le mouvement Chabad-Loubavitch :

Beis Moshiach est une publication internationale majeure des sectes juives Hassid du mouvement Chabad-Loubavitch. Fondé en 1775 par le Rebbe Schneur Zalman de Liadi, ce mouvement des l’un des plus connus et des puissants mouvements hassid, fameux pour son activisme communautaire, social et politique. Avec près de 200000 membres, c’est l’une des plus grandes organisations juives au monde, déployée sur tous les continents. L’actuel chef spirituel de ce mouvement est le Rebbe Menachem Mendel Schneerson, 7e de la lignée, bien qu’il soit décédé depuis 1994 : en effet, considéré par beaucoup comme le « messie » de son vivant, sa mort a causé quelques divisions entre ceux qui le pensaient toujours vivant, et d’autres, plus modérés. Quoiqu’il en soit, le mouvement ne lui a pas désigné de successeur. En plus du traditionnel Talmud, le mouvement Chabad, depuis ses origines, est l’une des principales sectes kabbalistiques du judaïsme apostat. Le mouvement étudie particulièrement le mysticisme kabbalistique du Zohar, de la kabbale lourianique, des enseignements de Yisroel Ben Eliezer (le Baal Shem Tov, fondateur du hassidisme) et de Dovber Ben Avraham, le succésseur d’Eliezer. Enfin, ils fondent leurs principes spirituels et philosophiques sur l’œuvre de leur fondateur, le SeFer HaTanya, qui synthétise la philosophie morale et les concepts métaphysiques du hassidisme. La Kehot Publication Society est leur maison  de publication.

Le mouvement Chabad se signale par un messianisme exacerbé (voir ci-dessus, leur fameux chant « We want Moschiach now, we don’t want to wait »), ainsi qu’une obsession pour la reconstruction du Temple. En outre, ces suprémacistes juifs travaillent activement à la diffusion des sept lois noachides, lois destinées à être suivies par l’ensemble des non-juifs. Conformément aux doctrines hérétiques du Talmud et de la Kabbale, les Chabad, à l’instar de tous les jujifs talmudiques, considèrent que les non-juifs sont des êtres inférieurs, en raison d’un degré d’âme médiocre. Ils se signalent également, en plus de leur activisme communautaire hors-pair (écoles, organisations étudiantes, réunions, campagnes de mitzvoth, etc.),  par un activisme politique remarquablement efficace auprès des grandes nations apostâtes du monde moderne, notamment en Europe, en Amérique du Sud, mais surtout aux Etats-Unis.

Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mouvement Chabad a gagné une influence considérable, dans la personne de Jared Kushner, qui s’est marié avec Ivanka Trump, l’une des filles du président. Kushned, actuellement directeur du bureau de l’Innovation et conseiller senior du président Trump, est né dans une famille richissime et fut élevé selon les principes du judaïsme « moderne-orthodoxe ». Diplomé d’Harvard, disposant d’une grande fortune, il est un fervent adhérent du mouvement Chabad. Entre 2003 et 2013, la famille Kushner a donné près de 350.000 dollars au mouvement Chabad. Les Kushner sont loin d’être les seuls donateurs. Les plus grandes fortunes juives du monde entier soutiennent financièrement ce mouvement. Pour se rendre compte de l’influence énorme du mouvement Chabad dans le sionisme actuel, il suffit d’observer l’autorité exceptionnelle dont jouissait le Rebbe Schneerson auprès de richissimes juifs ou de dirigeants politiques (voir ci-dessus, l’exemple de Ronald Reagan). L’exemple de Sarkozy, que nous avons montré ici, n’en est qu’un parmi d’autres. Une histoire analogue s’est déroulée avec Jair Bolsonaro, le « Trump » brésilien nouvellement élu, apostat de la foi catholique et passé depuis dans les sectes « évangéliques » protestantes qui, dans leur immense majorité, adhèrent à l’hérésie dispensationnaliste et sont ainsi les efficaces sous-fifres du messianisme sioniste. Pour le néophyte, l’image du Rebbe Schneerson distribuant des dollars aux personnalités qu’il rencontrait (ou à qui il faisait envoyer ces billets par ses shluchim, qui en distribuent toujours) est saisissante et mérite une explication. Selon le site du Chabad, cette pratique de donner des dollars bénis, « sert comme un rappel que le peuple juif est là pour aider les autres, aussi bien spirituellement que matériellement. […] Recevoir un dollar du Rebbe donne à celui qui le reçoit la responsabilité d’aider les autres. »