Avec le respect dû aux rabbins et la sainte audience réunie ici, nous devons maintenant aborder un certain sujet : nous devons parler du sanhédrin. Nous parlons ici de la pureté de ce tribunal. Comme nous l’avons dit, nous parlons ici du peuple juif. Mais quel pouvoir a le  Sanhédrin sur les autres nations du monde. Disons qu’ils viennent ici et qu’ils décident de faire un procès, puis de rendre un jugement condamnant à telle ou telle peine. Il peut d’agir du pape (François), du président des Etats-Unis (Obama) : il est écrit quelque part, ce qui doit être fait dans ce cas. Nous lu cela hier, bien que nous n’ayons pas tout lu. Ceci est au nom de Maimonide. Maimonide a dit : C’est ce que la Torah  ordonne, c’est ce que Moïse nous ordonne, de la bouche même du Très-Haut. [Ndlr : Il faut avoir conscience ici que pour les talmudistes, la Torah ne peut se comprendre que par les sentences impies de la Guémarah et de la Kabbale].

Lorsque Maimonide dit cela, cela signifie que c’est un commandement de la Torah, qui ordonne d’agir. Où cela est-il écrit ? Nous avons lu [Deutéronome 20 ; 10] dernièrement : Lorsque tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix.

Que signifie ici « la paix » ? Maimonide dit qu’ils (les non-juifs] doivent accepter de suivre les sept lois noachides. Alors, (pourrait-on objecter) pourquoi appelez-vous à la guerre ? Restez chez vous ! Pourquoi aller en guerre ? Parce que c’est un commandement de la Torah que d’entreprendre cette action. De la même façon qu’il y a un commandement de conquérir la terre d’Israël, il y a un commandement pour conduire des « guerres légales ». Ce sont des commandements [mitzvoth]. C’est écrit. Dans une guerre légale, si vous voyez une femme séduisante, il existe également un commandement : peux-tu marier cette femme, comment, etc. [Ndlr : comprendre, pouvez-vous la marier, ou la violer, comme le permet le judaïsme talmudique] Ce sont là des commandements de la Torah [mitzvoth torah]. Qui prend la décision de lancer une guerre légale ? Le Roi David s’adressa pour cela au Sanhédrin. (Il demanda] par exemple : « Est-ce que je peux lancer une guerre sur le nord de la Syrie et sur Alep ? » Maimonide dit que le Roi David est allé voir le Sanhédrin et leur a demandé s’il pouvait sortir du pays pour faire des conquêtes. Tout ce que David fit fut autorisé par le Haut Tribunal, c’est ce que Maimonide affirme. C’est ainsi qu’il alla conquérir le Nord de la Syrie et Alep. Le peuple d’Israël, vous pouvez les juger devant le tribunal, ici à Jérusalem. Pour ce qui est du Nord de la Syrie et d’Alep, mettons que vous décidiez qu’ils méritent toutes sortes de châtiments : pouvez-vous les traduire devant le tribunal et décider alors comment procéder à cela ? Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne. La loi s’applique différemment pour eux [ndt : les non-juifs]. En Israël, vous prenez la personne et vous lui intentez un procès. Concernant un converti au judaïsme qui ne suit pas les lois religieuses, vous le jugez et vous le punissez. Mais concernant les non-juifs qui ne suivent pas les sept lois noahides, telles que « tu ne tueras pas », « tu ne voleras pas », etc. [ndlr : Notez que les considérations talmudiques des 10 commandements ne sont évidemment pas universelles, mais concernent seulement le meurtre du juif ou le vol du juif par un non-juif, comme nous allons le voir], vous devez alors leur proclamer la paix. Ceci signifie que vous devez leur demander « Est-ce que vous vous soumettez aux sept lois ? Si tel est le cas, nous vous permettrons de vivre. » S’ils disent non, tuez tous leurs mâles, par l’épée. Épargnez seulement les femmes. Dans quelle mesure les épargnerez-vous ? Elles doivent toutes se soumettre aux sept lois. C’est ainsi que vous devez imposer les sept lois dans cette cité. Quelqu’un dit : « Nous n’avons pas la puissance nécessaire pour combattre ». Or, qui décide si nous avons la puissance ou non ? Dieu ! Il vous donne la puissance pour lever une armée. Ainsi, c’est lui qui nous ordonne d’aller de ville en ville, pour conquérir et pour imposer les sept lois à travers le monde. Tel est, entre autres, le travail du Messie. Il ne vient pas en tant que Messie, il vient pour porter ces commandements. On conquiert la ville et ensuite, elle doit suivre les sept lois. Nous conquerrons l’Irak, la Turquie, l’Iran également. Nous imposerons les sept lois noachides dans tous ces endroits. Mais les imposer, ici, ne signifie pas les imposer par des tribunaux, mais par la guerre ! Il ne s’agit pas juste de tuer, mais au contraire, on annonce : « Je vous offre la paix ». S’ils se rendent, alors qu’ils disent : « désormais, il n’y a plus de christianisme, il n’y a plus d’islam, les mosquées, les clochers et les croix des églises tombent, à partir de maintenant, nous suivons les sept lois noachides ». Vraiment, c’est l’œuvre du Messie que de soumettre le monde entier aux sept lois. Ce n’est pas une question de processus judiciaires, c’est une question d’action, purement et simplement. C’est pourquoi Maimonide dit que si vous voyez une personne dans la rue qui ne suit pas les sept lois, si vous en avez le pouvoir, vous devez le tuer. Par exemple, si vous tombez sur le président Obama dans la rue et que vous savez qu’il ne suit pas les sept lois, etc. [Quelqu’un dans l’assistance souligne : Il vous est commandé de le tuer. Oui, il vous est commandé de le tuer, le plus tôt sera le mieux.] C’est pourquoi nous avons le RamBam [ndt : c’est à dire Maïmonide]. Si quelqu’un vous menace afin de vous ruiner, vous devez le tuer, vous devez l’éliminer en premier. Or, le serpent se distingue en de nombreux degrés, ainsi, vous devez agir, degré par degré. On ne peut pas inventer des lois religieuses qui n’existent pas [ndlr : aveuglement ironique dans ce propos, vu que la religion talmudique est entièrement une invention d’hommes]. Il se peut que ce propos ne soit pas plaisant à entendre, mais c’est la raison pour laquelle nous avons la Torah de Moïse. Il nous est également interdit de mentir [de mentir entre juifs, peut-être, mais pourquoi alors le rite du Kol Nidrei]. Nous devons proclamer la vérité de la Torah [ndlr : Comprendre, l’interprétation talmudique de la Torah]. Puissions-nous mériter de suivre les commandements et voir le Messie suivre ces commandements.

Rabbi Yisrael Ariel, Instructions, 9 Septembre 2015, Jérusalem. Traduit de l’anglais par Fide Catholica, traduction de l’original en hébreu par David Sheen [lien].

Commentaire :

Le Rabbi Yisrael Ariel n’est pas n’importe qui. Ce n’est pas un obscur rabbin « radical » de quartier. Il s’agit de l’une des plus éminentes autorités du judaïsme rabbinique actuel, en particulier du mouvement sioniste religieux radical. Né en 1939, il fut un élève de la Mercaz HaRav yeshiva du Rabbi Avraham Kook, la principale figure du sionisme religieux au 19e-20e siècles. Pendant la guerre des six jours, Ariel était soldat dans les brigades de parachutistes qui capturèrent le kotel, c’est à dire le mur occidental. Talmudiste fervent et sioniste radical, Ariel se présenta aux élections de 1981, en tant que numéro deux du parti ultra-nationaliste Kach. Le numéro un de cette liste était le célèbre terroriste juif, le rabbi Meir Kahane. Ce dernier fut le fondateur de la Ligue de Défense Juive. Dans les années 1970, il commit un certain nombre d’attentats mortels et d’autres tentatives. D’autres membres célèbres du parti Kach se signalèrent également par de semblables actes terroristes, le plus célèbre étant peut-être le Massacre d’Hébron en 1994, commis par Baruch Goldstein dans un contexte politique extrêmement tendu, et qui se solda par la mort de 29 personnes, essentiellement des palestiniens musulmans. Le parti Kach fut alors interdit. Toutefois, Baruch Goldstein et surtout Meir Kahane, demeurent des personnalités extrêmement respectées et tenues comme des modèles par toute une génération de juifs militants. Meir Kahane fut par exemple loué par des personnalités aussi diverses que Bob Dylan (qui fut toujours un fervent sioniste et partisan du mouvement Chabad Loubavitch), Mordechai Eliyahu (l’ancien grand rabbin de la communauté sépharade) ou encore Yaakov Yosef (le fils du grand-rabbin sépharade Ovadia Yosef) et Zvi Yehuda Kook, le fils d’Avraham Kook. Le mouvement KaCh a laissé une influence politique considérable dans l’ensemble de la droite du mouvement sioniste. L’idéologie kahaniste fut ainsi très importante dans le rapprochement des droites populistes sionistes (y compris dans la diaspora) avec les droites populistes américaines ou européennes. Le Rabbi Yisrael Ariel est lui aussi profondément marqué par cet héritage, qui a tout spécialement prospéré dans certaines colonies sionistes, d’autant plus radicalisées par leur voisinage direct avec les populations spoliées. Il est le fondateur du Temple Institute (Machon HaMikdash), une organisation en charge de préparer la construction du 3e Temple à Jérusalem. Ce projet est pris très au sérieux par la plupart des sectes talmudiques et par les plus hautes autorités rabbiniques. L’Institut a déjà reconstitué des vêtements de grand-prêtre, avec ChoShen et Ephod. D’autres individus ont déjà préparé certaines pierres de fondation, d’autres, des ornements ou des instruments de culte. Des protestants allemands, par exemple, zélés esclaves noahides, ont récemment offert une gigantesque menorah en or, qu’ils financèrent avec 120000 euros de donations. Ariel est aussi un fervent partisan de la formation d’un nouveau Sanhédrin. Tout ceci explique pourquoi, loin d’être une personnalité ostracisée dans l’état sioniste, Ariel est au contraire, comme nous l’avons dit, une personnalité extrêmement respectée. On peut le voir, ci-dessous, en février 2019, en compagnie du grand rabbin ashkenazi Yonah Metzger, venu visiter l’Institut du Temple.

Le discours du Rav Ariel résume les considérations talmudiques concernant l’imposition des lois noachides aux non-juifs, dans une situation politique dans laquelle les juifs ont la domination du lieu. Remarquez plusieurs points notables :

  • Le Rav fait plusieurs fois référence à Deutéronome 20 ; 10. Notez que dans la législation talmudique, la paix en question, ne consiste évidemment dans la paix universelle du catholicisme, mais dans une politique suprématiste : les juifs sont jugés selon leurs lois et seulement par eux-mêmes. Les non-juifs sont soumis à un autre système de lois civiles, où ils ont un rang notoirement inférieur.
  • L’imposition des lois noachides aux non-juifs est, selon les talmudistes, une mitzva, c’est-à-dire un commandement divin. Ainsi, les conquis ont le choix entre renier leur religion (nous avons vu que le christianisme est directement désigné) et se soumettre aux lois noachides, ou alors, refuser cette soumission et dès lors, être mis à mort par le pouvoir juif. Les catholiques connaisseurs de ces questions savent que l’hérésie islamique a tiré de nombreuses doctrines à partir du judaïsme talmudique. L’islam a également emprunté au talmudisme, l’obsession pour les décapitations. Maimonide, dans le Sefer Shofetim, aux Hilkhot Melakhim 9; 14 enseigne : « Si un non-juif viole une des sept lois noahides, il est passible de la mort par décapitation« .

  • Le Rav va jusqu’à affirmer, s’appuyant sur l’autorité de Maimonides, que le juif a droit de vie ou de mort sur le non-juif qui ne respecte pas les sept lois noahides. Pire encore, c’est un devoir pour le juif de tuer un tel individu, si toutefois, il en a le pouvoir.
  • Enfin, remarquez bien que le « messie » des talmudistes, n’a rien de commun avec le Messie biblique, c’est-à-dire le Seigneur Jésus-Christ. Le « messie » talmudo-kabbalistique, comme nous l’avons déjà dit dans nos diverses études et émissions, c’est le peuple juif lui-même ! C’est pourquoi on entend le Rav prononcer ces phrases qui peuvent apparaitre comme étranges aux néophytes : « Ainsi, c’est lui qui nous ordonne d’aller de ville en ville, pour conquérir et pour imposer les sept lois à travers le monde. Tel est, entre autres, le travail du Messie. », « c’est l’œuvre du Messie que de soumettre le monde entier aux sept lois » ou encore « Puissions-nous mériter de suivre les commandements et voir le Messie [sic] suivre ces commandements ». En effet, si l’œuvre du « messie » est d’aller de ville en ville imposer les sept lois noahides, pourquoi est-ce que ce sont les activistes juifs qui font ce travail ? De même, pourquoi espérer « voir le messie suivre ces commandements » ? Peut-on imaginer que le Messie ne suive pas ces commandements, puisque les juifs sont convaincus d’avoir la seule vraie interprétation de l’Ecriture ? Ces tournures de phrases montrent que les juifs talmudiques ont conclu, notamment par la métaphysique panthéiste de la kabbale, qu’ils étaient le peuple-messie, le peuple-pasteur, devant régner et légiférer le monde entier, en imposant les sept lois noahides à la race inférieure que constituent les non-juifs. Tel est la fausse notion de l’universalisme juif : un suprématisme racial, panthéiste, blasphématoire, avançant par les moyens du mensonge et de la dissimulation.