Citons le Magistère de l’Eglise :

« La foi chrétienne base ses exigences morales sur la connaissance des vérités essentielles et de leurs relations… A partir de la création, dit l’Apôtre, l’homme entrevoit et saisir en quelque sorte le Créateur, sa puissance éternelle et sa divinité, et cela avec une telle évidence qu’il se sait et se sent obligé à reconnaître Dieu et à lui rendre un culte, de sorte que négliger ce culte ou le pervertir dans l’idolâtrie est gravement coupable, pour tous et dans tous les temps. »

Pie XII, allocution du 18 avril 1952, contre la Situationethik (l’éthique de situation).

Citons l’Aquinate :

« C’est donc un péché de rendre aux idoles un culte quelconque, extérieur ou intérieur. On doit au Dieu Souverain un hommage spécial puisque sa perfection le met à un titre unique au-dessus de tous : tel est le culte de latrie. En effet, dit Saint Augustin (Cité de Dieu 6, 10) : « Les sacrifices extérieurs sont le signe des sacrifices intérieurs, comme les paroles qui résonnent au-dehors le sont des choses qu’elles désignent. Aussi, de m^me que dans nos prières et nos louanges nous faisons monter nos paroles – qui sont des signes – vers Celui à qui, dans notre cœur, nous offrons la réalité des sentiments qu’elles expriment ; de même, offrant le sacrifice, nous savons que l’oblation visible est due exclusivement à Celui à qui nous présentons dans nos cœurs le sacrifices invisible, dont nous-même sommes l’offrande. » D’autres ont pensé qu’on ne devait pas rendre aux idoles de culte extérieur de latrie, à ne considérer que l’opportunité et la bonté de cet acte lui-même ; mais qu’il le fallait pour s’accorder à la coutume du vulgaire. Ainsi parle Sénèque, cité par Saint Augustin (Cité de Dieu 6, 10) : « Nous adorons, mais en nous rappelant que ce culte s’accorde pour avec l’usage plus qu’avec la réalité ». A cette erreur se rattache l’assertion de certains hérétiques, d’après laquelle on pourrait, sans nuire à son salut, rendre un culte extérieur aux idoles, sous la contrainte de la persécution, pourvu que l’on garde la foi dans son cœur. Mais cela est manifestement faux. Car, puisque le culte extérieur est le signe du culte intérieur, rendre ce culte contrairement à son sentiment intérieur est un mensonge pernicieux tout autant que si l’on affirmait en paroles le contraire de la vraie foi que l’on éprouve dans son cœur. Aussi Saint Augustin nous dit (Cité de Dieu 6, 10) que « Sénèque agissait d’une façon d’autant plus condamnable qu’il observait ces pratiques mensongères de manière que, dans le peuple, on les estimât vraies ». »

Saint Thomas, IIa IIae, a. 94, 2.

Poursuivons avec l’article « Foi » paru dans le Dictionnaire de théologie catholique, colonne 301 :

« La raison décisive est la pratique générale de l’Eglise, dès les premiers siècles. Quand à l’époque des persécutions les Chrétiens étaient traînés devant les prétoires et devaient choisir entre l’apostasie et le Martyre, l’Eglise a toujours considéré non seulement la confession publique de la foi comme obligatoire en général et objectivement, mais encore l’apostasie comme subjectivement criminelle et dans tous les cas : c’est un des crimes principaux qu’elle soumettait dans tous les cas à la pénitence publique, et à la plus rigoureuse, supposant par conséquent que le fidèle en est toujours responsable… Donc la thèse qui admet des cas d’apostasies légitimes est opposée à la pensée et à la doctrine de l’Eglise. »

Commentaire de l’érudit Père Louis-Claude Fillion (1843-1927), qui fut notamment membre de la Commission biblique pontificale, sur Apocalypse 12, 16, commentant une photographie montrant une femme hindoue portant au front la marque des adorateurs de « Shiva » :

« Marque idolâtrique portée au front, dans l’Orient moderne. Les païens se faisaient parfois marquer ainsi du signe de leur dieu favori, pour indiquer qu’ils lui appartenaient corps et âme. »

Enfin, terminons avec un commentaire du Père jésuite, théologien et bibliste de renom, Cornélius a Lapide sur III Rois 18, 40 :

« Car ceux-ci étaient les auteurs, docteurs et gardiens de l’idolâtrie, et par conséquent du blasphème à l’encontre de Dieu, que par Moïse Dieu avait ordonné d’exécuter. Ecoutez l’auteur des merveilles de l’Ecriture (L. 2) : « Cela, parce qu’Elie vivait sous cette Loi qui ordonne qu’on ne souffre point que le blasphémateur vive (Lévitique 24, 10-16). Or nul homme n’honore une idole sans se rendre coupable par là même d’un blasphème à l’encontre de Dieu. Aussi, celui qui exécutait ceux qui pratiquaient l’idolâtrie, purgeait la terre de blasphémateurs et de sacrilèges ». »

La réponse est donc non, un Chrétien ne peut recevoir de lui-même publiquement sur son front la marque d’une idole sans qu’il s’agisse d’un acte public d’apostasie.

 

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En voyage en Inde, le pseudo Pape « Jean-Paul II » recevant d’une prêtresse hindoue le signe du tilak…

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