Ce 30 septembre 2019, après un mois de voyages et de déclarations mécréantes et agressives contre les catholiques, le pseudopape François vient de publier une lettre « apostolique » sous forme de motu proprio. Cette lettre, intitulée « Aperuit Illis » entend instituer un « dimanche de la parole de Dieu » au 3e dimanche du temps ordinaire du calendrier liturgique moderniste, qui sera « consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la parole de Dieu ». Pieuse intention que celle de ce document qui se veut très vite d’apparence docte, en citant d’entrée la Sainte Ecriture, Saint Jérôme et Saint Ephrem. Il va sans dire que ce document bernera aisément les plus naïfs. Or, ayant l’expérience des documents modernistes et de leur méthodologie, depuis longtemps éventée par les vrais pontifes romains, nous ne tardons pas à trouver dans cette lettre bergoglienne, les empreintes de l’ennemi. Après avoir introduit sur l’importance de la vitalité de « notre identité » chrétienne, non sans avoir osé qualifier les apôtres et les disciples « d’hommes effrayés et déçus », François propose donc de créer un « dimanche entièrement consacré à la parole de Dieu », « de façon particulière », pour « faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable ». Voici qui est fort surprenant de la part d’un individu qui n’a cessé, tout particulièrement en ce mois de septembre, de condamner les catholiques « fondamentalistes » qui font du « prosélytisme » et cherchent à convertir les infidèles et les hérétiques, les qualifiant même de malades mentaux et de pervers. Mais soit. François affirme donc vouloir que les fidèles puissent, à l’occasion d’un dimanche particulier, « témoigner avec cohérence » du don de la parole de Dieu. Avec cohérence ? Que les naïfs ne s’y trompent pas : il s’agit évidemment de pratiquer ce témoignage au moyen de la « grande impulsion » du concile œcuménique de Vatican 2, de la « redécouverte de la parole de Dieu par la constitution dogmatique Dei Verbum » et de l’exhortation « apostolique » Verbum Domini de Benoit XVI. Tout d’abord, nous ne savions pas que l’Eglise dut attendre le concile de Vatican 2 pour « redécouvrir » le sens des Saintes Écritures, comme si celui-ci n’avait pas été compris et explicité depuis les temps apostoliques, par les pères, les docteurs, les papes et les théologiens. En fait, une telle insinuation est condamnée par le Concile de Trente, par le Concile de Vatican et par bien d’autres sources :

Si quelqu’un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Église catholique et qu’on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine ; s’il méprise en connaissance de cause et de propos délibéré les traditions susdites : qu’il soit anathème.

Ensuite, il est étrange de prétendre vouloir « consacrer un dimanche à la Parole de Dieu ». Nous ignorons comment les choses se passent dans les « messes » modernistes, mais dans une messe catholique, la parole de Dieu est présente, chaque jour, chaque dimanche. Sans doute qu’entre le vacarme des guitares, les sermons hérétiques, les danses païennes et les interventions impromptues de laïcs, la parole de Dieu n’est effectivement que trop peu audible dans les rituels infernaux du Novus Ordo. Mais passons, car les apparentes bonnes intentions des deux premiers paragraphes du document vont rapidement laisser place à quelques « perles » modernistes. Au point 3 de ce document, nous apprenons quelle est la réelle signification de ce « dimanche de la parole de Dieu » selon l’antipape François :

Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide.

Avez-vous bien lu ? François enseigne qu’à l’occasion de ce dimanche, les fidèles de l’église moderniste sont « invités à renforcer les liens avec les communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens ». Cela n’est pas surprenant. Le 3e dimanche du temps ordinaire dans le calendrier liturgique moderniste, coïncide en effet, plus ou moins variablement, avec la période de Roch Hoshanah et de Yom Kippour, c’est-à-dire le début de l’année dans le calendrier des sectes du judaïsme talmudique, cette religion qui méprise les prophètes, qui blasphème Dieu, qui rejette le Messie Jésus-Christ, qui insulte la Sainte Vierge Marie, qui qualifie les non-juifs d’âmes inférieures et qui idolâtre la race de ses adeptes. D’ailleurs, à cette occasion, les juifs talmudiques se prêtent au rituel du Kol Nidrei, un rite qui leur permet par avance, de renoncer à toutes les promesses qu’ils pourraient avoir à faire au cours de l’année à venir.

Le pseudo-cardinal Cupish, moderniste radical, souhaite tranquillement Rosh Hoshanah, histoire de maintenir ses  »grands frères » juifs dans leur culte païen et dans leur rejet du Messie Jésus-Christ.

Voici à quoi les fidèles de la secte modernistes sont donc invités. De plus, François invite les fidèles à « prier pour l’unité des chrétiens », reprenant les fameuses hérésies ecclésiologiques d’Unitatis Redintegratio, laissant entendre que l’Eglise n’est pas une, mais que son unité est un objectif futur, éventuel et bien sûr, oecuméniste. Certes, c’est entendu : si l’Eglise catholique est une, sainte, catholique et apostolique, la secte moderniste est divisée, impie, syncrétiste et moderniste. Toujours au point numéro 3, François reste dans la parfaite orthodoxie liturgique montinienne, puisqu’il rappelle que, conformément aux dispositions de Sacrosanctum concilium :

Les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie. Il est fondamental, en effet, de faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion.

Au point numéro 4, l’antipape François fait une analogie fort intéressante entre les fidèles de l’église moderniste et les judéens de retour de l’exil de Babylone, qui écoutent émus la lecture des livres saints par Néhémie et Esdras, livres dont ils avaient oublié jusqu’à l’existence. Or, le parallèle est assez prodigieux en effet, car c’est à Babylone que beaucoup de juifs sombrèrent dans le paganisme ou dans une forme de syncrétisme, qui donnera d’ailleurs en grande partie naissance à la kabbale juive. Or, François affirme implicitement que les fidèles de l’église moderniste se sont tellement détournés de la foi catholique, qu’ils doivent à présent mettre en place des dimanches spéciaux. Ou alors, alternativement, et plus probablement, François considère de façon hérétique qu’avant Vatican 2, l’Eglise n’avait qu’une connaissance faible, imparfaite et superstitieuse de la Sainte Ecriture, et qu’elle n’a « redécouvert » celle-ci que grâce au concile. C’est ce que laisse supposer la suite du point 4 où il affirme : « Souvent, il y a des tendances qui tentent de monopoliser le texte sacré en le reléguant à certains cercles ou groupes choisis. Il ne peut en être ainsi. » En effet, protestants et modernistes ont toujours affirmé que l’Eglise avait « caché » ou « monopolisé » les livres saints au détriment des fidèles, comme pour les maintenir dans une ignorance servile. Rien n’est moins faux, blasphématoire et insultant. En revanche, il est vrai que l’interprétation et l’enseignement du sens de l’Ecriture est le privilège de l’Eglise et de ses théologiens. Dans la religion de François, la Parole de Dieu est un plat comme un autre, à l’instar de la « communion » novus ordo, dans le self-service du grand fast-food moderniste. Certes, au point 5, François met en garde et exhorte ses « pasteurs » à « expliquer », « à rendre accessible », « à ne pas improviser les commentaires aux lectures sacrées », « à ne pas s’étendre aux arguments étrangers ». C’est-à-dire, arguments étrangers à la théologie moderniste.

Pour le reste, François, ou plutôt le rédacteur de cette lettre, ne prend pas de grands risques et certains passages sont même assez bien écrits, se piquant le plus souvent d’orthodoxie. Mais là encore, telle est la méthode typique des modernistes : empoisonner le vrai avec le poison du mensonge. Tel est l’enseignement du pape Léon XIII :

Il ne peut y avoir rien de plus dangereux que ces hérétiques qui admettent presque l’ensemble de la doctrine, et par un seul mot, comme une goutte de poison, infectent la foi vraie et simple enseignée par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique » […] La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloigne le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère. – Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9