Nos lecteurs et abonnés ont suivi avec nous les événements stupéfiants qui ont émaillé le week-end précédent l’ouverture, aujourd’hui lundi 7 octobre, du synode moderniste sur l’Amazonie. C’est évidemment en premier lieu l’incroyable acte d’idolâtrie à laquelle François a participé vendredi matin avec des membres de la curie moderniste et un groupe de militants indigénistes qui a choqué le monde entier. D’ailleurs, depuis cet événement scandaleux au cours duquel nous avons découvert la déité païenne inca du nom de Pachamama, la « Mère Terre », cette dernière n’a cessé de réapparaître pendant tout le reste de la fin de semaine. Comme par exemple au cours de cette « messe » Novus Ordo de samedi soir, dans l’église occupée de Santa Maria in Traspontina, pendant laquelle les militants indigénistes se sont employés à appliquer à fond le récent motu proprio de l’antipape argentin instituant un « dimanche de la parole de Dieu » sensé aider les simples laïcs à honorer la Sainte Ecriture. Naturellement, le sens de l’honneur, chez les modernistes, est tout relatif. Quant à Pachamama, elle était bien sûr présente à cette occasion.

Abomination dans le Lieu Saint

On pensait avoir vu passer le pire, mais les squatteurs illégaux du Vatican nous réservaient une nouvelle surprise.

Dès lundi matin, pour l’ouverture du Synode, les prélats Novus Ordo ont donc investi la basilique en fanfare en y introduisant l’idole païenne de Pachamama installée dans une sorte de pirogue miniature. Ils étaient naturellement accompagnés de François. L’idole païenne fut ainsi installée au sol, accompagnée de tout une série d’autres ustensiles profanes. Puis, un grand cercle se forma et les prélats modernistes, accompagnés de fidèles occidentaux et sud-américains se mirent à entonner des chants dans une langue amérindienne, à frapper dans leurs mains, à sautiller et à danser. On a même vu un pseudo-évêque moderniste faire un geste de prosternation face à l’abomination Pachamama. La scène semble surréaliste et comme nous l’avons déjà fait remarqué dans nos précédents articles, bien que nous soyons nous-mêmes des catholiques sédévacantistes, spécialistes de l’histoire des hérésies et autres actes apostats commis par la secte moderniste, ce que nous observons depuis quelques jours nous semble d’une intensité exceptionnelle. En effet, il y a une chose que nous sommes quelques-uns à avoir remarqué. Par le passé, les pontifes de Vatican 2 commettaient généralement leurs apostasies syncrétistes ailleurs qu’à Rome, du moins ailleurs que dans la basilique Saint-Pierre elle-même, bien que le rite Novus Ordo soit une abomination en puissance. Par exemple, c’est à Assise que Jean-Paul II commit les horreurs que l’on sait. Or, ce que nous avons vu ce matin, c’est l’introduction très solennelle, par la hiérarchie de la contre-église, d’une abomination païenne majeure, puisqu’il s’agit d’un culte tellurique et donc d’une divinité primordiale, dans la plupart des systèmes panthéistes. Oui, en ce 7 octobre 2019, en la fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire, en cette journée de mémoire de la glorieuse victoire des armées catholiques à Lépante et quelques jours avant l’anniversaire de la mort du pape Pie XII, tous les catholiques aimant sincèrement le Christ, qu’ils soient sédévacantistes, lefebvristes, conservateurs, ont tous unanimement crié, une nouvelle fois : ABOMINATION DANS LE LIEU SAINT.

En effet, de telles abominations, nous en avons vu de nombreuses, au sein de la secte moderniste. Mais de mémoire, il nous semble n’avoir jamais eu connaissance d’une pareille suite d’événements idolâtriques au Vatican même, ni l’introduction d’une idole païenne au sein même du très saint lieu qu’est la Basilique Saint Pierre, le cœur géographique même de l’Eglise, à quelques mètres du tombeau du prince des apôtres et de l’autel pontifical ! Voici un événement qui fait de François un nouvel Antiochus IV ou un nouveau Jason, et de Pachamama la Jupiter de l’heure. Nous avions signalé hier la naïveté, sans doute feinte, des journalistes indépendants de Catholic Sat, qui après avoir été les premiers à avoir assisté, choqués, à l’acte d’apostasie publique de François vendredi dernier, rétro-pédalèrent en affirmant que « François ne savait clairement pas ce qu’il faisait ».

Cette affirmation grotesque, s’il fallait y porter crédit, fut complètement balayée dès ce matin. Tout aussi pathétique, cette longue et pénible tentative, par des modernistes-conservateurs, de prouver que François n’avait commis aucun acte idolâtre vendredi dernier.

Après avoir profané la basilique Saint Pierre, un long cortège s’est dirigée vers la salle où s’est ouvert la première session du synode. Les pseudo-évêques sont entrés dans le bâtiment en portant sur leurs épaules l’abomination Pachamama.

Par ailleurs, on a été frappés de retrouver un peu partout le même groupe militant du Pan-Amazonian Ecclesial Network et du REPAM, c’est-à-dire les mêmes personnes qui rendirent le culte à la déité Pachamama avec François, vendredi dernier.

Ce sont eux qui étaient présents samedi à Santa Maria di Traspontina. Ce sont eux qui, après la « messe » de dimanche à Saint Pierre déployèrent une grande banderole devant l’autel Novus ordo, où l’on pouvait lire « Ecoutez la clameur de la Mère Terre, et celle du peuple de Dieu, l’église prophétique ». Oui, le laïcat qui plait à François, c’est la quintessence de la peste moderniste : œcuménisme, panthéisme, charismatisme et théologie de la libération. Voici les marques de la religion qui préside actuellement à ce synode.

L’esprit du synode selon François

Après les événements de ce weekend, on pouvait être certains des auspices diaboliques sous lesquelles s’ouvrait ce synode amazonien. Ceci d’autant plus que lors de son sermon, pendant la « messe » d’ouverture de dimanche (rite novus ordo en latin, ce qui a ravi les modernistes-conservateurs de Catholic Sat), François avait clairement donné le ton :

Si les choses restent comme elles sont, si nous vivons notre vie en nous contentant de dire que ‘les choses ont toujours été faites ainsi’, alors, le don [de la lumière, ndt] disparaît, consumé par les cendres de la peur et de l’inquiétude, en défendant le statuo quo.

Il faut donc faire fi du « statut quo », selon François. Il faut donc révolutionner la révolution Vatican 2. Autant dire aller plus loin encore dans l’apostasie et l’hérésie. Le pseudopape François a donc ouvert la première session du synode amazonien en exposant ses souhaits et directives relatives à la tenue des travaux. D’entrée, il a à plusieurs reprises insisté sur l’importance de l’Esprit Saint en demandant aux acteurs principaux de « ne pas le jeter hors de la salle« . Toutefois, considérant l’absence de foi catholique chez l’ensemble des participants et considérant les différentes démonstrations idolâtriques auxquelles nous avons assisté depuis vendredi, il va sans dire que François ne peut ici revendiquer que l’assistance d’un esprit qui n’a rien de saint, mais qui sent le souffre si fort qu’il a empesté toute la chrétienté. Outre les habituelle lénifiantes recommandations de l’antipape, ce dernier est revenu à quelques reprises sur certaines critiques qu’il aurait entendu en marge de la « messe » d’ouverture du synode, dimanche dernier. Il s’est ainsi plaint de ce que quelqu’un se moqua d’un amérindien qui apporta une offrande (l’un des fameux bols utilisés vendredi lors de l’acte d’idolâtrie à Pachamama), coiffé d’un chapeau de plumes. Evidemment, pour François, le problème ne tient pas dans le fait de pratiquer des rituels syncrétistes, mais plutôt de ce que l’on se moque de ces admirables tenues traditionnelles : « Dites-moi : quelle différence il y a-t-il entre porter un chapeau de plumes et le tricorne porté par certains membres de notre dicastère ? »

Visiblement soucieux de désamorcer, autant que possible, le scandale général parmi les fidèles légitimement choqués par les stupéfiantes images de ces derniers jours, il a également embrayé sur la marche à tenir concernant les communications extérieures. En premier lieu, il a mis en garde les participants contre le risque d’un « double synode », « le vrai », et « celui des médias ». Puis, après avoir donné quelques directives en ce sens, demandant de la « délicatesse et de la prudence dans la communication« , il s’est piqué d’une curieuse remarque, affirmant qu’il ne fallait pas tomber dans le « secret, plus propre aux loges qu’à la communauté ecclésiale« . En somme, François déclare qu’il veut éviter certains remous médiatiques qui ont pu avoir lui lors de précédents synodes. Enfin, il précise les « dimensions » du synode, au nombre de quatre : « la dimension pastorale, culturelle, sociale et écologique. La première, la dimension pastorale, est celle qui est essentielle, celle qui englobe le tout« . Note aux traditionalistes et conservateurs en union avec la secte moderniste.

François s’est également lancé dans un vaste réquisitoire, tout d’abord contre les « idéologies« , qui sont « une arme dangereuse, qui sont réductrices, qui nous conduisent à exagérer notre prétention à comprendre intellectuellement, mais sans accepter, à comprendre sans admirer, à comprendre sans assumer et alors, le réel n’est plus percu que par catégories, les plus communes d’entre elles sont les catégories des ‘ismes« . Derrière ce verbiage pénible, le connaisseur aura reconnu la phobie de François pour les adjectifs et pour tout ce qui peut sembler de l’ordre du certain, du vrai. En somme, il s’agira pour les participants « d’approcher sur la pointe des piefs, de respecter leur histoire, leurs cultures, leurs manières de ‘buen vivir’ (sic)« . Mais surtout, tonne François, il s’agit de se méfier des « gens qui veulent promouvoir uniquement leurs propres idées, former leur propre groupe, éliminer les différences en essayant de rendre tout et tout le monde uniforme« . Pour un idéologue comme lui, ça se passe de commentaires. Mais sans doute que l’antipape Bergoglio aurait quelque chose à redire à propos d’un certain Messie Jésus-Christ, Qui a clairement enseigné :

Celui qui n’est point avec Moi est contre Moi, et celui qui n’amasse point avec Moi disperse. – Matthieu 12; 30

Sans doute aussi, François ne supporterait pas qu’on lui fasse un rappel simple des paroles du Crédo si souvent répété par les vrais papes du passé. Ce serait faire preuve d’un horrible « isme », sous forme de catholicisme :

La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Eglise catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, elle, hors de laquelle il n’y a ni salut, ni rémission des péchés, comme l’Epoux le proclame dans le cantique : ma colombe est unique, elle est parfaite. Elle est la mère qui a été choisie pour être sa génitrice. – Pape Boniface VIII, Unam Sanctam

La « nouvelle évangélisation » moderniste au programme

Dans le même temps, en bon théologien de la libération, François a également condamné la « colonisation idéologique« , qui souhaite « domestiquer les peuples autochtones« . Aussi a-t-il exprimé des « regrets pour les temps où l’Eglise agît ainsi« . On s’en doute, dans la ligne de Vatican 2, François condamne les méthodes de l’Eglise catholique, qui osa se livrer au prosélytisme à l’encontre de ces civilisations païennes, plutôt que « d’admirer » leurs cultes idolâtriques, lesquels consistaient entre autres choses (voir à ce sujet notre livre Mystères de la Révolution), à régulièrement procéder à des sacrifices humains en masse. C’est donc, non pas l’horrible « prosélytisme » catholique que François souhaite engager pour venir en aide aux populations autochtones d’Amérique du Sud, mais bien la « nouvelle évangélisation » dans la pure tradition de Vatican 2. Et en effet, c’est bien là l’un des objets principaux du synode : « remédier au manque de vocations religieuses, relever les challenges écologiques et les obstacles à l’évangélisation« .

Mais c’est tout le dilemme de la secte moderniste. Chacun sait les effets cataclysmiques provoqués par la révolution antéchrist de Vatican 2 sur les vocations sacerdotales (certes, celles-ci, à l’échelle globale et selon les lieux, ont connu un certain regain, mais sous le rite Paul VI, une grande partie de ces ordinations furent invalides), sur la fréquentation des sacrements et sur la foi catholique en général : par exemple, seulement un tiers des catholiques américains croient effectivement à la doctrine sur l’Eucharistie. Ce n’est pas pour rien que ce concile fût appelé celui de l’apostasie : c’est qu’il conduisit effectivement des millions de catholiques à quitter l’Eglise et à perdre la foi, à commencer par les mécréants qui promulguèrent ces doctrines. Pendant ce temps, l’Eglise catholique, la vraie, celle-là même dont Bergoglio et les autres antipapes prennent un blasphématoire loisir à critiquer le passé prétendument plein de crimes et d’erreurs, a évangélisé et donc converti des millions et des millions de gens entre le 15e siècle et le début des années 1960 en Amérique du Sud, en Chine, au Japon, en Corée et dans les Afriques, au prix de dizaines de saints et glorieux martyrs, morts pour le Christ et pour l’amour de la charité.

Sainte Messe offerte par le père Henrique de Coimbra, missionnaire franciscain, sur la plage de Coroa Vermelha, dans l’actuel état de Bahia, le 26 avril 1500.

La charité faisant défaut, tout comme la foi et l’espérance, chez les modernistes, vertus remplacées par des contrefaçons de celles-ci, il va sans dire que les projets de « nouvelle évangélisation » parmi les peuples autochtones d’Amérique du Sud ne conduira pas à y apporter la parole de Dieu, mais à y conforter les idoles du Diable, hélas. D’ailleurs, le bilan de l’apostolat des communautés modernistes les plus anciennement engagées dans ces zones géographiques se passerait de commentaires. Ainsi, l’Institut de la Consolata pour les Missions Etrangères, fondé par la secte moderniste en 1965, possède par exemple la mission de Catrimani parmi le peuple Yanomamis au Brésil. Cette mission moderniste a d’ailleurs de point de référence pour les travaux préparatoires du Synode, en raison de la longévité de son établissement. En 53 ans de présence, selon les déclarations des membres de cette mission, ils n’ont pas baptisé une seule âme parmi les quelques 30000 Yanomamis. Littéralement, pas une seule. Lire à ce sujet la passionnante étude de TFP. Pourtant, ces Yanomamis avaient bien besoin d’être sauvés : ces peuples présentent une bonne représentation des moeurs et des traditions « admirables » que Bergoglio veut exalter. Comme le montre l’étude réalisée par Tradition, Famille et Propriété, les Yanomamis pratiquent traditionnellement une forme d’avortement particulièrement atroce. Les jeunes mères peuvent choisir, soit de garder le nouveau-né, soit de l’enterrer vivant, si par exemple, une malformation ou un sexe non-désiré advient. Ils sont aussi connus pour être de dangereux guerriers et se livrent à des formes de cannibalisme rituel.

Les sacrifice humains sont une partie intégrante des différents cultes païens indigènes d’Amérique. Ils sont encore pratiqués aujourd’hui.

Ainsi, le synode moderniste propose de trouver des solutions pour augmenter la présence de « prêtres » modernistes, préférablement autochtones et à qui le statut marital serait accordé, ce qui provoque naturellement stupeurs et tremblements parmi les membres les plus conservateurs de la contre-église. Hier, lors de la session de l’après-midi, on a pu entendre différents témoignages de ces missionnaires modernistes impliqués parmi les peuplades indigènes de la forêt tropicale d’Amérique du Sud. On a ainsi pu entendre le témoignage de la « Soeur » Cediel Castillo, qui nous informe de façon stupéfiante que « lorsque les prêtres ne peuvent être présents, nous baptisons et nous entendons les confessions« . Tiens donc ? Des femmes qui entendent des confessions, chose réservée à un prêtre ? Voici un témoignage qui laisse présager un autre sujet brûlant du synode, celui de l’extension du ministère féminin dans la secte apostate.

Quant à l’évangélisation des peuplades d’Amazonie, il est évident que les hérétiques de la secte moderniste n’ont aucun souci pour le salut de ces pauvres âmes, mais qu’ils ne cherchent qu’à les faire entrer dans une forme à peine plus évoluée et modernisée de leurs croyances païennes. Rich Raho accusait ce weekend les catholiques traditionalistes d’être des racistes parce qu’ils critiquaient les cultes païens d’Amazonie. La vérité c’est que les vrais racistes, ce sont les modernistes, qui n’ont aucun amour réel pour leur prochain, puisqu’ils ne veulent pas leur salut dans la foi catholique, mais veulent les précipiter dans les ténèbres de leurs propres erreurs.

Ouvrir les portes et abattre les murs de la secte moderniste

Enfin, terminons en relevant quelques passages intéressants de l’intervention de l’un des architectes en chef du synode, le très moderniste « cardinal » Claudio Hummes. Celui-ci, appliquant le programme radical de François, a déclaré :

L’Eglise ne peut demeurer inactive dans son propre cercle fermé, concentrée sur elle-même, entourée de murs protecteurs et elle peut encore moins apparaître comme nostalgique du passé. L’Eglise doit ouvrir grandes ses portes, abattre les murs qui l’entourent et construire des ponts, aller dans le monde et se mettre dans la marche de l’Historie. C’est aller de l’avant, qui fait que l’Eglise demeure loyale à sa vraie tradition. Le traditionalisme, qui reste attaché au passé, est une chose, mais la vraie tradition […] est l’histoire vivante de l’Eglise.

Ce passage nous intéresse à plus d’un titre. Tout d’abord, il est ironique de voir les hauts dignitaires modernistes attaquer le traditionalisme en le présentant comme un phénomène nostalgique, alors que ces mêmes modernistes ne cessent de louer les traditions ancestrales païennes des indigènes d’Amérique du sud. On comprend bien qu’il est question ici de défendre la plus pure tradition moderniste, et non la tradition catholique. D’ailleurs, lorsque Hummes appelle à « ouvrir les portes de l’Eglise et à abattre les murs qui l’entourent« , il faut bien réaliser que cet individu, bien qu’il n’en soit peut-être pas conscient, ne peut pas parler de l’Eglise catholique, dont il n’est ni membre, encore moins cardinal. Il parle de sa secte moderniste. Et en effet, nous pensons que les événements stupéfiants que nous avons rapporté ces derniers jours, notamment ces actes d’idolâtrie commis par le sommet de la hiérarchie moderniste, ont été d’une intensité assez exceptionnelle. Nous pensons que les paroles de Hummes, qui font d’ailleurs écho à celles que Ratzinger a un jour tenues en louant l’action destructrice du concile Vatican 2.

Mais surtout, elles nous font penser à ce passage du livre des Saints Macchabées, un livre de l’Ancien Testament qui semble préfigurer et prophétiser beaucoup d’événements qui nous avons vécus depuis soixante ans, passage dans lequel on lit ceci à propos des juifs apostats qui pactisèrent avec les envahisseurs païens :

Et ils fortifièrent la ville de David avec une muraille grande et solide, et des tours solides, et ils en firent (elle devint pour eux) une forteresse ; ils y mirent une race de péché, des hommes méchants (iniques), et ils s’y établirent puissamment ; ils y apportèrent des armes et des vivres, et ils y rassemblèrent les dépouilles de Jérusalem, qu’ils y mirent en réserve ; et ils devinrent un grand piège. Et cela fut une embûche (un piège) pour le sanctuaire (lieu saint), et un mauvais démon (diable mauvais) pour Israël ; et ils répandirent le sang innocent autour du sanctuaire (lieu saint), et ils souillèrent le sanctuaire (lieu saint). Les habitants de Jérusalem s’enfuirent à cause d’eux ; elle devint la demeure des étrangers, et elle fut étrangère à sa propre race, et ses enfants l’abandonnèrent. Son sanctuaire (lieu saint) fut désolé comme une solitude ; ses jours de fête se changèrent en pleurs, ses sabbats en opprobre, et ses honneurs furent anéantis. Son ignominie se multiplia à l’égal de sa gloire, et son élévation se changea en deuil. – 1 Maccabées 1; 35-42

En effet, nous ne sommes pas sans savoir que selon la Sainte Ecriture et selon le Magistère, l’Eglise catholique est la Nouvelle Sion et les papes enseignent que cette Eglise fondée par le Christ est indéfectiblement protégée par les murailles de la Foi, lesquelles sont gardées notamment par les membres du corps mystique du Christ, à commencer par les pasteurs. Il est clair que la révolution Vatican 2 fut semblable à une invasion armée de païens, aidés de complices apostats, qui voulurent détruire cette muraille. Ils ne réussirent pas, car cela est impossible et parce qu’un restant de vrais catholiques, prêtres, évêques et fidèles, demeure jusqu’à ce jour. Or, il est vrai aussi que les usurpateurs modernistes se sont établis dans la ville sainte et qu’ils ont en quelque sorte érigé leur propre fortification, au moyen de leurs doctrines abominables. Toutefois, nous savons aussi que par la grâce de Dieu, la rétribution de leurs crimes adviendra bientôt. Et il nous semble qu’à la manière du royaume divisé contre lui-même, dans lequel des démons chassent d’autres démons, à la façon de la maison bâtie sur du sable, et non sur la pierre d’achoppement, la secte Vatican 2 travaille jour après jour à saper son propre édifice impie. D’ailleurs, plus le temps avance, plus ils appliquent de façon radicale le programme de Vatican 2. C’est ainsi que dans le même discours, le pseudo-cardinal Hummes a professé clairement la doctrine panthéiste par ailleurs déjà enseignée à Vatican 2, par Jean-Paul II (se rapporter à notre livre Mystère de la Révolution), par Benoit XVI et par François, notamment dans la lettre encyclique Laudato Si, dans laquelle Bergoglio répète à plusieurs reprises ce slogan qui a durablement marqué la dernière génération moderniste : « Tout est lié« . C’est ainsi que Hummes reprend sur le même thème :

L’écologie intégrale nous enseigne que tout est connecté entre les êtres humains et la nature. Tous les êtres vivants sur la planète sont les enfants de la terre. C’est ainsi que Dieu S’est clairement connecté Lui-Même à toute Sa création

Le journaliste George Neumayr a d’ailleurs trouvé, toujours dans l’église Santa Maria di Traspontina, en marge des rituels païens de ce weekend, une affiche de propagande placardée dans l’église même, par quelques militants modernistes. Le message y est ouvertement panthéiste et reprend en espagnol, le slogan de Laudato Si « Todo es conectado » :

Pour finir, notons l’intervention du journaliste moderniste Austen Ivereigh qui, facétieux, a demandé hier après-midi à un « évêque » Novus Ordo de bien vouloir confirmer l’identité de l’idole vénérée dans les jardins du Vatican vendredi dernier. Visiblement gêné par la question, le prélat moderniste fut néanmoins forcé d’admettre que la figurine représentait « la fertilité, la femme, la vie« , sans vouloir préciser s’il s’agissait bien d’une idole païenne ou s’il s’agissait, comme certains l’ont prétendu, d’une représentation, pour le moins scandaleuse, de la Sainte Vierge Marie.

D’ailleurs, avez-vous remarqué, chers lecteurs ? De toute cette journée, pas une seule fois, à notre connaissance, François n’a évoqué Notre Dame du Très Saint Rosaire, et encore moins, on s’en doute, la commémoration de la bataille de Lépante. C’est plutôt sous les auspices du paganisme amazonien que François et ses sbires se sont placés. Un dilemme, d’ailleurs, pour tous ceux parmi les catholiques de tradition, qui se disent en communion avec la secte de Vatican 2. Il est clair, une fois de plus, qu’en étant en communion avec François, on prend le risque d’être directement en communion avec l’erreur, avec l’hérésie et avec l’abomination Pachamama. Les prélats duovaticanistes d’orientation conservatrice, comme « Mgr » Strickland ou comme le « père » Mark Goring, feraient bien de s’en apercevoir et de prendre leurs responsabilités, pour l’amour du Christ, plutôt que de prétendre une chose et son contraire.

Avant de terminer ce rapport, nous signalons, via l’agence indépendante Catholic Sat, que conformément à l’une des disposition du synode, visant à permettre des rites Novus Ordo inculturés (en réalité des rites syncrétistes), il a également été proposé hier d’établir un rite ad experimentum, qui, soyons en sûrs, ne manquera pas d’introduire l’idole Pachamama au cœur de la célébration :

Nous arrêtons là notre rapport sur la première journée du synode moderniste sur l’Amazonie. Nous continuerons à quotidiennement tenir nos abonnés au courant des actualités sur notre page Facebook et sur Twitter, et nous tâcherons de faire un bilan futur de l’avancée des travaux.