Voici ce qui s’est passé lors du conclave du 26 octobre 1958 qui se tenait à Rome pour élire un successeur au Pape Pie XII…

26-10-1958 White Smoke Signals

Comme après la mort de chaque Pape, les cardinaux de l’Eglise catholique romaine se réunirent en 1958 dans la Chapelle Sixtine, dans la Cité du Vatican, afin de déterminer qui succéderait à feu le Pape Pie XII, mort le 9 octobre. Le conclave a ouvert ses portes le samedi 25 octobre. Officiellement, il s’est terminé le mardi 28 octobre par l’élection du Cardinal Angelo Roncalli, qui a pris le nom de « Jean XXIII ». Officiellement.

Quiconque se rend dans une bibliothèque pour faire des recherches sur le conclave de 1958 – ou même pour faire des recherches sur internet, comme on peut facilement le faire de nos jours – découvrira que quelque chose d’étrange s’est produit le dimanche 26 octobre, c’est-à-dire le deuxième jour du conclave : vers 18h00 ce jour-là, de la fumée blanche, signalant l’élection réussie d’un Pape, s’échappa de la cheminée de la chapelle Sixtine. Ce ne furent pas seulement quelques bouffées, comme cela peut facilement arriver lorsque la paille peine à prendre feu, mais une grande quantité de fumée clairement blanche, tout ceci pendant une durée totale de cinq minutes. Si vous pensez que cinq minutes, ce n’est pas si long que cela, comptez jusqu’à cinq fois 60 secondes dans votre tête…

En plus de la fumée blanche, les cloches de Saint-Pierre sonnèrent pour confirmer le succès de l’élection papale, et les gardes suisses se hâtèrent de préparer l’accueil du nouveau Pape à leurs postes assignés. La foule s’est rassemblée sur la place Saint-Pierre pour applaudir l’élu. Radio Vatican a annoncé avec confiance : « Il n’y a absolument aucun doute. Un Pape a été élu ». Le problème, c’est qu’aucun Pape n’est jamais apparu. En effet, au bout de cinq minutes, la fumée, initialement blanche, a commencé à prendre une teinte grisonnante, ce qui a semé la confusion. Au bout d’une demi-heure environ, la foule s’est dispersée et Radio Vatican a dû annoncer qu’une erreur (operationem erroris, cf. 2 Thessaloniciens 2 ; 11) avait apparemment été commise.

Tout cela a été rapporté par l’Associated Press, ainsi que dans divers journaux à travers le monde dès le lendemain, c’est-à-dire le 27 octobre. Puis, le 28 octobre, le conclave produisit à nouveau de la fumée blanche, et cette fois le cardinal Angelo Giuseppe Roncalli apparut comme le « Pape Jean XXIII ». Vous pouvez regarder la vidéo de l’apparition de Roncalli ici. Plus d’images du conclave sont disponibles ici. N’oubliez pas que ce conclave – celui de 1958 – est celui qui a provoqué de si grands changements pour les catholiques. C’était, pour ainsi dire, le début officiel, quoique très discret, de l’église (ou « secte ») Novus Ordo, car c’est « Jean XXIII » qui a commencé à faire basculer les choses et qui, comme par hasard, a « convoqué » le « Concile Vatican II », exigeant que celui-ci débute même sans préparation suffisante (NDT : « Jean XXIII » qui, dans un drôle d’illuminisme, aimait qualifier « Vatican II » de « nouvelle Pentecôte » : quand « Jean XXIII » parle de « Vatican II » comme d’une « nouvelle pentecôte », n’est-ce pas blasphémer contre le Saint-Esprit, qui assiste déjà quotidiennement l’Eglise, car en effet pourquoi procéder à un « nouvel » envoi, si ce n’est parce que l’ancien ne suffisait pas… ?!). C’est « Jean XXIII » (1) qui a jeté les bases de la religion Novus Ordo, en effet :

il a institué le Secrétariat spécial pour l’Union des chrétiens (NDT : et précisément, par son Motu proprio Superno Dei nutu du 5 juin 1960. Il est intéressant de noter que ce Secrétariat se nomme pour l’union des chrétiens et non pour l’unité des chrétiens, ce qui est tout à fait différent, car dans l’union demeure la multitude des entités substantielles, et il n’y a pas d’unité en dehors de l’Eglise catholique : faut-il y voir les prémices de l’ecclésiologie – sinon de la sotériologie – « conciliaire » ?), ouvrant ainsi la porte à l’œcuménisme (au sens moderniste du terme) ;

il a loué le gouvernement mondial unique et la liberté religieuse dans son texte Pacem in Terris, « encyclique » essentiellement maçonnique (voir nn. 136-138 ; n. 14) ;

il réhabilita des théologiens soupçonnés d’hérésie sinon hérétiques (leurs thèses ayant déjà été condamnées) et réduits au silence sous les Papes Pie XI et Pie XII en les nommant comme experts théologiques pour le « concile », tels que Joseph Ratzinger, Yves Congar (2), Jean Daniélou, Karl Rahner et Henri de Lubac (NDT : en bref, des théologiens dont les doctrines sont visées et condamnées par – entre autres – l’encyclique Humani generis du pape Pie XII. Pourtant, le cardinal Angelo Giuseppe Roncalli n’avait-t-il pas juré sur le Serment antimoderniste ? Ici, en invitant – et donc en réhabilitant – de tels théologiens, on va au-delà de la forfaiture, on agit pour nuire à l’Eglise.) ;

il a fait en sorte que tous les schémas théologiques orthodoxes qui avaient été préparés pour Vatican II soient rejetés et remplacés par des schémas modernistes et hétérodoxes ;

il a passé un accord avec les Soviétiques garantissant que le « concile » ne dénoncerait pas le communisme (3) ;

il a fait en sorte que Mgr Giovanni Battista Montini devienne « Pape » en ne perdant pas un instant pour l’élever au « cardinalat » (NDT : il nomma Mgr Giovanni Battista Montini « cardinal » le 15 décembre 1958, soit lors de son premier consistoire, à peine un peu plus d’un mois après sa pseudo intronisation).

Nous serions stupides d’ignorer les bizarreries objectivement vérifiables qui entourent ce conclave. Ce fut le moment clef qui inaugura tout ce que nous avons connu depuis lors, à savoir l’étrange nouvelle religion du Novus Ordo. Que s’est-il passé au cours de ce conclave ? Pourquoi y avait-il de la fumée blanche deux jours avant la fin officielle du conclave ? Quelqu’un d’autre a-t-il été élu Pape avant le cardinal Roncalli ? La fumée en question est produite par la combustion des bulletins de vote brûlés avec de la paille humide ou sèche. La paille humide produit de la fumée noire, la paille sèche produit du blanc. La fumée blanche ne se serait jamais signalée à moins que le cardinal élu n’accepte aussi l’élection, car ce n’est qu’alors qu’il devient Pape.

Quelqu’un a-t-il été élu Pape ce jour-là, et si oui, qui ? Franchement, nous ne le savons pas. Le nom le plus souvent cité [aux Etats-Unis d’Amérique] est celui de l’archevêque de Gênes, le cardinal Giuseppe Siri, dont il est souvent dit qu’il était l’homme que Pie XII lui-même voulait avoir comme successeur et, en tout cas, très favorisé pour être le prochain Pape après Pie XII. A partir du milieu des années 1950, Siri se préparait déjà à un éventuel pontificat : le Cardinal Siri se préparait à succéder au Pape Pie XII, voyez la vidéo ici. Federico Tedeschini et Grégoire-Pierre Agagianian sont d’autres cardinaux qui sont parfois présentés comme ayant été élus pape en 1958. De fait, en 2004, le très sérieux magazine Inside the Vatican a publié ce qui suit dans ses pages (P. Charles-Roux, Inside the Vatican : https://insidethevatican.com/, septembre 2004, p. 41) :

Il y a eu certaines irrégularités dans l’élection pendant ce conclave de 1958, comme le Cardinal Tisserant l’a lui-même reconnu. Certains disent qu’Agagianian a été élu, d’autres Siri, d’autres encore un autre cardinal, et que le camerlingue [Benedetto Aloisi Masella, le cardinal chambellan] a alors annulé l’élection.

Ces « irrégularités » expliqueraient certainement pourquoi le cardinal Francis Spellman de New York a été vu « sortant du conclave visiblement secoué et livide », comme le rapporte Mgr Joseph C. Fenton dans un de ses journaux personnels – voir entrée du 2 novembre 1960. Une autre particularité de ce conclave fut le fait qu’après sa fameuse apparition sur le balcon, « Jean XXIII » ordonna à tous les cardinaux de revenir dans le conclave pour y demeurer 24 heures supplémentaires – au grand dam des éminences âgées et malades :

[Jean XXIII] ordonna aux cardinaux de rester en conclave avec lui pendant encore vingt-quatre heures, afin qu’il ait la possibilité de les consulter. Les cardinaux, sans doute, avaient hâte de sortir de leurs quartiers confinés (beaucoup d’entre eux étaient en effet très âgés – un avait quatre-vingt-seize ans – et plusieurs étaient malades). Mais ils acceptèrent le commandement dans l’esprit dans lequel il avait été donné : le désir ardent de Jean de tous les attirer dans le gouvernement de l’Église, en contraste frappant avec son prédécesseur. C’était un présage de choses à venir. Mais le commandement, naturellement, n’a pas été immédiatement communiqué au monde extérieur. L’annonce du nouveau pontife a été faite à quatre heures quarante-cinq, du balcon de la basilique Saint-Pierre. [Mgr Domenico] Tardini, le secrétaire d’État par intérim, a supposé que le conclave était maintenant terminé et, avec un groupe de hauts fonctionnaires, a fait irruption dans la zone scellée pour rendre hommage à son nouveau maître. Cela a suscité la colère moralisatrice du [Cardinal Eugène] Tisserant, qui a excommunié Tardini sur-le-champ – la punition canonique pour avoir interrompu un conclave. C’était un épisode bizarre, mi-comique, mi-sérieux. Personne ne se souvenait de la dernière fois qu’un secrétaire d’État, même par intérim, avait été retranché de l’Église. Le pape Jean, de bonne humeur, a levé la peine le lendemain. Mais c’était tout de même le premier signe, et un signe troublant, pour les monsigniori de la Curie, que l’Église était entrée dans une nouvelle ère.

Paul Johnson, Pape Jean XXIII, Boston, MA : Little, Brown and Company, 1974, pp. 114-115.

Qui sait si Roncalli voulait vraiment simplement « consulter » ses cardinaux, ou s’il leur expliqua clairement quelles seraient les conséquences au cas où l’un d’entre eux aurait un jour laissé entendre qu’il avait usurpé la chaire papale. En 2003, l’ancien consultant du F.B.I. Paul L. Williams, qui n’est pas un sympathisant du sédévacantisme, a publié un livre dans lequel il écrivait longuement sur le conclave de 1958 et citait des documents de renseignements américains selon lui déclassés et selon lesquels la fumée blanche avait effectivement été causée par l’élection du cardinal Siri comme Pape Grégoire XVII :

« En 1954, le comte Della Torre, rédacteur en chef du journal L’Osservatore Romano du Vatican, avertit [le Pape] Pie XII des sympathies communistes du [cardinal Angelo] Roncalli. D’autres membres de la « Noblesse noire » ont exprimé des préoccupations similaires. Roncalli [plus tard connu sous le nom de « Jean XXIII »] n’échappa pas non plus à l’attention du FBI et de la CIA. Les agences ont commencé à accumuler d’épais dossiers sur lui et sur les activités douteuses d’autres « progressistes » au Vatican, dont Monseigneur Giovanni Battista Montini (le futur Paul VI). (…) Pie XII avait nommé le cardinal Giuseppe Siri comme son successeur désiré. Siri était un anticommuniste impitoyable, un traditionaliste intransigeant en matière de doctrine ecclésiastique et un habile bureaucrate. En 1958 [le 26 octobre], lorsque les cardinaux furent enfermés dans la chapelle Sixtine pour élire un nouveau pape, des événements mystérieux commencèrent à se produire. Au troisième tour de scrutin, Siri, selon des sources du FBI, obtient les votes nécessaires et est élu Pape Grégoire XVII. Une fumée blanche s’échappe de la cheminée de la chapelle pour informer les fidèles qu’un nouveau Pape a été choisi. La nouvelle a été annoncée avec joie à 18 heures sur la radio du Vatican. L’annonceur dit : « La fumée est blanche… Il n’y a absolument aucun doute. Un pape a été élu ». Mais le nouveau pape n’est pas apparu. On s’est demandé si la fumée était blanche ou grise. Pour dissiper ces doutes, Monseigneur Santaro, secrétaire du Conclave des Cardinaux, informa la presse que la fumée, en effet, avait été blanche et qu’un nouveau Pape avait été élu. L’attente continuait. En soirée, la radio du Vatican a annoncé que les résultats restaient incertains. Le 27 octobre 1958, le Houston Post faisait la une des journaux : « Les Cardinaux ne parviennent pas à élire le Pape en 4 tours de scrutin : « La confusion dans les signaux de fumée provoque de faux rapports. » Mais les rapports étaient valides, c’est-à-dire qu’au quatrième tour de scrutin, selon des sources du FBI, Siri a bien obtenu les votes nécessaires et a été élu Souverain Pontife. Mais les cardinaux français ont annulé les résultats, affirmant que l’élection provoquerait des émeutes généralisées et l’assassinat de plusieurs évêques importants derrière le rideau de fer. Les cardinaux ont alors choisi d’élire le cardinal Frederico Tedischini comme « pape de transition », mais Tedischini était trop malade pour accepter ce poste. Enfin, le troisième jour du scrutin, Roncalli a reçu le soutien nécessaire pour devenir le Pape Jean XXIII… »

Paul L. Williams, The Vatican Exposed, Amherst, NY : Prometheus Books, 2003, pp. 90-92.

(…)

Une vidéo intrigante sur l’affaire de la fumée blanche et de l’élection présumée du cardinal Siri comme Pape se trouve sur YouTube. Cette vidéo fait partie du documentaire Papal Imposters, que nous avons détaillé plus loin. Au contraire, c’est certainement une question qui suscite la réflexion. Soyons clairs : nous n’essayons pas de favoriser ici la thèse « sirianiste », c’est-à-dire l’hypothèse selon laquelle le cardinal Siri fut élu pape et prit le nom de « Grégoire XVII », laquelle pose plusieurs problèmes importants. Nous n’essayons pas non plus de suggérer que savoir ce qui s’est passé dans ce conclave de 1958 serait nécessaire pour certifier la position (dite) sédévacantiste ; en effet ce n’est certainement pas nécessaire, car même si nous ne connaissons pas exactement tout ce qui s’est passé ce jour là, nous en connaissons certainement les conséquences, et ces conséquences nous indiquent que « l’église de Vatican II » est une fraude.

(…)

Qu’essayons-nous donc de faire ? Quel est l’intérêt d’en parler ? Tout simplement, nous attirons l’attention sur cet événement étrange et inédit dans l’histoire de l’Eglise parce qu’il est l’heure zéro de la religion Vatican II, c’est-à-dire son origine même. Jusque-là, le monde n’avait encore rien vu de cette religion Novus Ordo : pas d’œcuménisme, pas de Vatican II, pas de « Nouvelle Messe », pas de nonnes New Age en pantalons, pas de petites filles servantes d’autel, pas de clowns à la « messe », pas de condamnation de la peine de mort, pas de « Grand renouveau » ou « Nouveau printemps » ou « Nouvelle Pentecôte », pas de « JMJ », pas de voyages « papaux » à travers le monde, pas de religion humaine, etc. Bref, la religion que le monde d’aujourd’hui connaît (faussement) sous le nom de « catholicisme romain » n’existait pas jusqu’à cette époque. Tout cela a commencé avec l’« élection » de « Jean XXIII ». Car élection, il y a eue. Mais élection à la papauté de l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, nonAinsi, s’il y a un événement décisif qui a marqué la transition de l’Église catholique vers la secte Novus Ordo, c’est bien ce conclave  – un conclave qui a produit un faux pape (NDT : cela a été envisagé par des papes véritables eux-mêmes : cf., par exemple, la Bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV, 1559, où il y est clairement enseigné – c’est la partie irréformable de cette Bulle, sur laquelle personne ne peut revenir, il en est de l’ecclésiologie catholique dont font fi ceux qui rejettent sans distinction et avec mépris ce document papal – que l’élection d’un hérétique, schismatique ou apostat serait à considérer comme (sic) « nulle et non avenue » ; car, comme l’écrira trois siècles plus tard le pape Léon XIII dans son encyclique Satis cognitum « car il serait absurde qu’un homme exclu de l’Eglise a quelque autorité dans l’Eglise » : dont acte.) – et il est certainement légitime de se demander quelle fut la raison de ce gigantesque désastre qui nous a frappé depuis lors. Un vrai Pape élu avant Jean XXIII expliquerait certainement beaucoup de choses, indépendamment, pour le moment, de savoir qui était ce vrai Pape.

Ainsi, si un autre cardinal avait été élu Pape le 26 octobre, c’est-à-dire avant le cardinal Roncalli, et que cet autre cardinal avait accepté son élection [et c’est bien, logiquement, ce qui a dû se passer : il n’y aurait pas eu cette fumée blanche], cela peut expliquer (mais pas seulement) pourquoi le cardinal Roncalli n’a pas pu accéder légitimement au Souverain Pontificat, parce qu’un autre Pape régnait déjà. Bien qu’elle soulèverait un certain nombre d’autres questions et problèmes [d’ecclésiologie notamment], cette explication fournirait néanmoins la clef pour comprendre pourquoi un conclave pourrait tout d’un coup produire un antipape même si le monde entier acceptait virtuellement l’homme comme pape véritable/légitime (cf. les commentaires du cardinal Louis Billot sur ladite « acceptation pacifique universelle  » ci-après – en anglais : https://novusordowatch.org/billot-de-ecclesia-thesis29/). Après tout, il est de loi divine que personne ne peut légitimement être élu Pape alors qu’un Pape légitime règne déjà. (NDT : De même, quelqu’un qui serait hérétique formel, ou aurait donné son nom à une secte acatholique, comme l’est la franc-maçonnerie, n’est pas éligible à la Papauté – idem un enfant, une femme, un aliéné, pour ajouter ces trois exemples).

Connaître et comprendre les faits entourant le conclave de 1958 aide à donner de l’espoir aux gens, car cela explique comment l’Eglise catholique pourrait être « éclipsée » (« cachée ») par la secte Novus Ordo et comment la papauté pourrait être apparemment vaincue sans être vaincue en réalité. C’est pourquoi nous continuons à dire que la seule façon de soutenir de manière crédible que les portes de l’enfer n’ont pas prévalu contre l’Église catholique – qui est un dogme infaillible et garanti par le Christ Lui-Même – est de tenir que « François » n’est pas un Pape légitime et que l’institution à Rome n’est plus l’Église catholique. Voyez nos articles (en anglais) :

Cette affaire n’est donc pas certainement indigne de faire l’objet d’une enquête plus approfondie. Gardez à l’esprit que pendant de nombreuses décennies, les vrais Papes nous avaient mis en garde contre l’infiltration maçonnique dans l’Eglise, les Papes Pie IX et Léon XIII ont ordonné la publication des plans divulgués de la Haute Vente, précisant comment l’infiltration allait se faire et l’Apocalypse, dans la Sainte Écriture elle-même, prophétise une élection papale perturbée. De plus, l’ancien garde noble du Vatican Franco Bellegrandi a révélé en 1994 dans un livre explosif (Nikitaroncalli, biographie critique de Jean XXIII, traduction française François Thouvenin, 2017, éditions saint Rémi) que l’élection de Roncalli avait été déterminée et planifiée à l’avance (NDT : voyez aussi Papal anomalies and their implications de M. Steven Speray, notamment cet extrait – en anglais – citant notamment, mais pas que, Nikitaroncalli de Franco Bellegrandi) – le cardinal Roncalli devait être le choix des maçons pour « consacrer l’œcuménisme », faire de Montini un « cardinal » [pour sa future « élection »], et mettre en marche la révolution théologique de Vatican II. Mission accomplie.

Il y a tant de choses à dire et à spéculer à ce sujet, et il y a beaucoup de questions non résolues. Nous n’allons pas essayer de raconter tous les faits maintenant, ni d’évaluer toutes les rumeurs entourant ce conclave.

(…)

Le Père Herman Kramer avait averti en 1956 : « If Satan would contrive to hinder a papal election, the Church would suffer great travail. » (« Si Satan s’efforçait d’empêcher une élection papale, l’Église souffrirait beaucoup. »)

Si vous en avez les moyens, veuillez vous rendre dans les bibliothèques, et essayez de rassembler autant d’informations que possible sur le(s) conclave(s) de 1958. Qui sait, peut-être qu’un petit détail d’information caché quelque part nous donnera la clef pour enfin comprendre comment l’usurpation du trône pontifical a été accomplie, et ce qui s’est passé pendant cette semaine fatidique à Rome.

* * *

Ajouts par le traducteur (citation extraite des pp. 235-236 du livre Le réseau Rampolla et l’éclipse de l’Eglise catholique, Henri Barbier, éditions Fatima Christ-Roi) :

L’abbé Mouraux, fondateur d’un des premiers bulletins traditionalistes, très combatif, Bonum Certamen (Le Bon Combat), écrivait dans son n°122 :

« Nonce à Paris, Mgr Roncalli [ami du haut gradé 33ème degré, le Baron Yves Marsaudon] recevait à table ouverte Edouard Herriot et Vincent Auriol, francs-maçons notoires et politiciens qui menaient une action persécutrice de l’Eglise. Dans la chaleur d’un banquet, il leur dit un jour : « Ce qui nous sépare est de peu d’importance ». Tout son bonheur semblait être celui de la table où il voulait avant tout plaire » !

Au sujet du félon [Mgr] Montini (« Paul VI »), Malachi Martin (4) répondit, en tant que vaticaniste au courant, secrétaire de cardinaux et interprète à différents conclaves :

« Personne ne connaît vraiment tous les ancêtres [juifs] de Montini. Non, Paul VI ne fut jamais remplacé par un sosie. »

Ancien secrétaire du cardinal [note : nommé cardinal par « Jean XXIII », précisons-le…] Béa, Malachi Martin répondit :

« Le cardinal Béa était occupé à introduire le plus de doctrines et politiques progressistes possibles. Il fut la main dirigeante dans le schéma sur l’oecuménisme. J’ai refusé de suivre ce que Jean XXIII et Béa proposaient à propos du rôle de la réputation des Juifs ».

A la question de savoir si Mgr Bugnini, architecte de la destruction de la liturgie traditionnelle avait été initié à la Franc-Maçonnerie, voici la réponse du Père Malachi Martin : 

« Oui, Bugnini était membre de la Loge ».

A une autre question concernant Carlo Falconi, écrivain italien et vaticaniste renommé, auteur du livre Vu et Entendu au Concile (Rocher, 1965), dans lequel on trouve cette perle :

« Et j’ajouterai que l’information que m’a communiqué comme certaine un 33ème degré, par ailleurs digne de foi, selon laquelle Montini serait inscrit dans une loge maçonnique m’a toujours laissé très perplexe » (p. 69), Malachi Martin répondit :

« Oui, pendant une certaine période, Montini fut membre de la Loge, comme le fut Jean XXIII ».

Enfin, à une question relative à l’élection du cardinal Siri, Malachi Martin déclara :

« en qualité d’interprète au Conclave, je dus traduire un message destiné au cardinal : – Si vous acceptez le pontificat, nous engageons des représailles contre votre famille ».

Le message venait des Cardinaux, probablement des Cardinaux Villot et… En tout cas, c’était l’expression du refus de la Loge Spéciale. Cette loge est réservée à Rome aux Cardinaux en liaison étroite avec le Grand Orient. Jean XXIII et Paul VI ont fait partie de la Loge Spéciale ».

A ceux que toutes ces choses pourraient faire sourire, ou qu’ils qualifieraient avec hâte et fatuité de « complotisme », qu’ils écoutent cette célèbre intervention (qui contient des inexactitudes ecclésiologiques, certes, propres à la position théologique fausse « reconnaître-et-résister » ou « lefebvriste ») de Mgr Marcel Lefebvre et méditent ces enseignements des Docteurs de l’Eglise :

1) Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur l’Évangile selon saint Matthieu, XXIV, 29 : « Alors en effet, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière [Mt. XXIV, 29] parce que l’Église n’apparaîtra plus, tandis que les impies persécuteurs séviront outre mesure. Alors des étoiles tomberont du ciel et les vertus des cieux seront ébranlées, parce que beaucoup qui semblaient resplendir par la grâce de Dieu céderont aux persécuteurs et chuteront, et même les fidèles les plus fermes seront troublés. »

2) Saint Ambroise, in Apocalypse, IX, 1 : « Et je vis une étoile tombée du ciel en la terre [Apoc. IX, 1]. Par cette étoile sont désignés les hérésiarques, car de même que les étoiles brillent dans le ciel, de même ceux-ci, avant qu’ils tombent, brillaient dans l’Église par la doctrine et la sagesse. Elle tombe du ciel en la terre, en tant que, coupés de l’Église, ils s’associent au corps des réprouvés signifié par la terre. »

3) Saint Augustin, in Apocalypse, IX, 1-2 : « Cette étoile est le corps d’un grand nombre tombant par les péchés. L’étoile tombée du ciel en la terre est donc le peuple pécheur ayant chuté de l’Eglise. […] Elle ouvrit le puits de l’abîme [Apoc. IX, 2], c’est-à-dire il a manifesté ce qu’il avait dans son cœur sans la moindre crainte ou pudeur de pécher. Et une fumée monta du puits [id.]. Du peuple s’éleva ce qui couvre et obscurcit l’Église, au point qu’il dise : Et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. Il dit le soleil obscurci, non tombé, car les péchés des hommes mauvais et orgueilleux qui sont commis partout à travers le monde obscurcissent le soleil, l’Église, et jettent en même temps l’obscurité sur les saints et les justes, en tant que le nombre des mauvais est si élevé que les bons n’apparaissent presque pas au milieu d’eux. »

4) Saint Thomas d’Aquin, in Apocalypse, IX, 2 : « Et la fumée monta du puits. Il montre ici un triple effet : 1° la production de sa doctrine dépravé ; 2° l’obscurcissement de la vraie doctrine ; 3° la multiplication des faux prédicateurs, qui seront les précurseurs de l’Antéchrist, dont il est ici question sous le nom de sauterelles. […] Et le soleil fut obscurci. Tel est le deuxième effet de la puissance diabolique, l’obscurcissement de la vraie doctrine. Car le soleil signifie les docteurs catholiques illuminant les autres de la connaissance du vrai et les enflammant à l’amour du bien ; l’air, ceux qui sont éclairés. Ces deux catégories seront obscurcies par la fumée de la fournaise, la doctrine dépravée de l’Antéchrist et de ses précurseurs, en tant que la vraie doctrine ne sera plus considérée, sera même répudiée par beaucoup comme fausse. D’où ce qui est dit en Job [ILI, 21] : Sous lui seront les rayons du soleil, et il s’étend sur l’or comme sur la boue. C’est ce qui est dit ici : le soleil et l’air furent obscurcis, c’est-à-dire en raison de la doctrine dépravée, leur doctrine sera dépréciée au profit de la nouvelle doctrine des pseudo prédicateurs. Il semble que cela arrive déjà en ce temps, car aujourd’hui la nouveauté plaît davantage que la vérité, et l’on écoute plus volontiers une vaine subtilité, qui provoque l’admiration, que l’utile vérité qui conduit à la componction. D’où : Viendra un temps où ils ne supporteront plus la saine doctrine, mais multiplieront les maîtres selon leurs désirs, en la démangeaison de leurs oreilles, ils se détourneront de l’écoute de la vérité, mais se tourneront vers des fables [Tim. IV, 3 ss.]. Ou encore cela est dit parce que beaucoup de ceux-ci et de ceux-là, parmi les plus grands et les plus petits, seront trompés par la doctrine dépravée des mauvais sous l’instigation du diable et, sans plus faire cas de la saine doctrine du Christ, s’empresseront de suivre les précurseurs de l’Antéchrist. »

5) Saint Augustin, Homélie XI sur l’Apocalypse, XIII : « Mais elle parlait comme le dragon, c’est là cette assemblée qui sous le nom chrétien présente l’Agneau, afin d’infuser de manière cachée le venin du dragon, c’est là l’Église hérétique. Car elle n’imiterait pas la ressemblance de l’Agneau si elle parlait ouvertement : à présent, elle feint l’identité chrétienne pour tromper plus sûrement ceux qui n’y prennent point garde. C’est pourquoi le Seigneur a dit : Prenez garde aux faux prophètes [Mt. VII, 15]. »

Nos deux vidéos :

Non, la secte née du conciliabule du Vatican (1962-1965) n’est pas l’Eglise catholique romaine n°1

Non, la secte née du conciliabule du Vatican (1962-1995) n’est pas l’Eglise catholique romaine n°2

 

A partir de Novus Ordo Watch, Smoke Signals : The white smoke of Oct. 26 1958, 26 Octobre 2019, traduit partiellement de l’anglais et annoté par Martial Léonard pour Fide Catholica.

(1) L’hérésie formelle du cardinal Roncalli est démontrable avant et après sa pseudo élévation au Souverain Pontificat, là contre un intérêt idéologique à refuser de reconnaître son hérésie formelle. Par exemple, Mgr Roncalli a financé la reconstruction de lieux de culte « orthodoxes » (schismatiques orientaux) lorsqu’il était en Bulgarie (or, le canon 2316 stipule : « celui qui aide, spontanément et en connaissance de cause, de quelque manière que ce soit à la propagation de l’hérésie, ou qui communique in divinis cum haereticis contre la prescription du canon 1258, est suspect d’hérésie. ») et, en 1926, il a également écrit à un schismatique oriental (c’est nous qui soulignons) : « Catholiques et orthodoxes ne sont pas ennemis, mais frères. Nous partageons la même foi, nous participons aux mêmes sacrements, et surtout à la même eucharistie. Nous ne sommes séparés que par quelques malentendus tournant autour de la Constitution de l’Église de Jésus-Christ. Ceux qui furent cause de ces malentendus sont morts depuis des siècles. Oublions les vieilles querelles et, chacun dans son camp, travaillons à rendre nos frères meilleurs, en leur proposant nos bons exemples. Plus tard, bien que nous ayons cheminé sur des voies différentes, nous nous retrouverons dans l’union des Églises pour qu’elles forment, toutes ensembles, la véritable et seule Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Cf. Luigi Accattoli, Quand le pape demande pardon, Albin Michel, Paris, 1997, page 41. Il a également été initié dans la franc-maçonnerie bien avant sa pseudo élévation au Souverain Pontificat. Or, faut-il rappeler tous les documents, les excommunications et les peines liées à une telle appartenance ? Comment peut-on faire partie de l’Eglise du Christ, qui est l’Eglise catholique romaine, et simultanément être un membre de la Synagogue de Satan, comme l’est la franc-maçonnerie ? « Jean XXIII », second du nom, aurait donc été le premier « vicaire du Christ et de l’Antéchrist » ? Or, c’est impossible, le pape de l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique et romaine ne peut être le vicaire « du Christ et de l’Antéchrist ». Voyez plus de détails sur « Jean XXIII » ici. Sa prétendue élection au Souverain Pontificat était « nulle et non avenue », selon l’expression du pape Paul IV en sa Bulle Cum ex apostolatus officio : il fallait s’en tenir au dogme défini de l’infaillibilité pontificale, dogme défini au concile du Vatican à la fin du XIXème siècle, et non pas à la prétendue « acceptation pacifique et universelle » tenue pour prétendument attestée (pour le cas de l’élection du cardinal Roncalli au Souverain Pontificat) qui, devant le dogme défini de l’infaillibilité pontificale, ne vaut rien : contre les dogmes rien ne vaut, et un prétendu fait dogmatique (un « fait apparent » dogmatique) ne vaut rien si cet apparent fait dogmatique en vient à faire nier un dogme : or, c’est bien au dogme qu’il faut s’en tenir, car un dogme est une règle de foi, alors qu’un fait dogmatique non attesté par l’Eglise n’est pas une règle et, de même, il y a largement possibilité d’erreur (cela débuta par de la confusion et de la consternation, pour tromper un maximum de personnes et obscurcir et « anesthésier » les intelligences et les volontés de chacun) ; en effet, de fait, la quasi universalité des catholiques se sont faits, sur le coup, tromper par les pseudo élections du cardinal Roncalli et ensuite de Mgr Montini. En effet, l’élection d’un hérétique/schismatique/apostat au Souverain Pontificat est nulle et non avenue : « l’acceptation pacifique et universelle » n’y change rien car elle ne peut purger ce qui dépend de la loi divine. D’une élection intrinsèquement nulle et non avenue on ne peut en faire, par « l’acceptation pacifique et universelle », une élection légitime et véritable. Autre exemple : une femme qui serait « élue » au Souverain Pontificat, quand bien même elle aurait été « acceptée pacifiquement et universellement comme « pape » » ne serait pas pape, car une femme ne peut pas être pape, c’est une question ontologique. Un hérétique, un apostat, un schismatique, ou un non-baptisé, mêmement. « Jean XXIII » et « Paul VI » ont enseigné, apparemment comme vicaire du Christ, l’hérésie ? et ont « mené l’Eglise vers les fumées de Satan, dans une Nouvelle Pentecôte » ?, c’est bien la preuve a posteriori que c’était des imposteurs, certes revêtus comme l’Agneau mais parlant comme la Bête.

Enfin, consultez également [Magistère] Pie IX : La foi du pape ne peut défaillir : c’est une doctrine très importante, aujourd’hui presque oubliée ou reléguée comme « spéculation théologique » ; lors même que les papes ont clairement enseigné que la foi du pape ne peut défaillir ; car c’est ce qui permet aussi la confiance, et donc l’amour filial, envers le Souverain Pontife. En effet, si on admet qu’un Pape peut défaillir dans la Foi, alors on doit constamment mettre une distance entre lui et nous ; et non seulement une distance, mais on doit chercher aussi une norme pour le juger dans ses décisions, vérifier si, là, il n’a pas chuté. En l’occurrence, les traditionalistes, surtout les « reconnaître-et-résister », adeptes du libre examen, le jugent selon le « respect envers la Tradition ». Du coup, on n’est plus soumis au Pontife Romain… mais à la Tradition, interprétée… à notre manière : cela ne peut que favoriser l’anarchie. Digression : on peut lier cela à une opposition, en droit, que faisait le juriste et philosophe allemand catholique Carl Schmitt entre le normativisme et le décisionnisme. Le normativisme, c’est croire que la loi se régule d’elle-même, qu’il n’y a pas de décision humaine à avoir en la matière. Une loi nouvelle ne peut être créée que par une loi supérieure. Schmitt a montré que cette conception détruisait toute espèce de souveraineté, c’est-à-dire toute capacité de décider dans les cas d’exception à la règle, exception niée en principe par le normativisme. L’Union Européenne est fortement normativiste, rien ne peut être au-dessus des Droits de l’Homme, supposées lois architecturales de la vie politique : c’est du kantisme politique. À l’inverse, le décisionnisme met l’accent sur la légitimité de l’autorité dans la production des nouvelles normes. Une loi est juste lorsqu’elle est promulguée par une autorité légitime. Certains ont voulu voir dans ce point une apologie de l’amoralisme, mais ce n’est pas exact, car la loi naturelle – ou surnaturelle d’ailleurs – n’est pas du ressort de la souveraineté d’un chef d’État, il n’a pas à « promulguer » une loi nouvelle en la matière, ni s’opposer à une loi existante, ce n’est pas son domaine de souveraineté. Dans son domaine, par contre, la légitimité est forcément présente, et l’obéissance exigée. Les traditionalistes, malheureusement, dans leur « crainte » (ou « constante et active résistance ») du « Pape » pouvant chuter, sont passés du décisionnisme traditionnel – où c’est le Pape qui est la source de la légitimité de la Loi, parce que Pape (Rome a parlé, la cause est entendue, disait-on) -, au normativisme, où c’est la « Tradition » qui régulerait la légitimité des lois… Il ne faut pas s’étonner si, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les milieux traditionalistes – pour le coup tous bords confondus, hélas ! – sont fortement anarchistes en pratique, sinon en doctrine même…

(2) « Yves Congar, un péritus contre le magistère de l’Eglise » (Adrien Abauzit) : https://www.editions-altitude.fr/yves-congar-un-peritus-contre-le-magistere-de-leglise-a-abauzit/.

(3) Voyez notamment l’accord de Metz. Aussi, cette grave omission de ne pas condamner le communisme semble aussi aller au-delà de la forfaiture, surtout que le Décret du Saint-Office sur le communisme est sans ambiguïté (1er juillet 1949) : « Interrogé par un prélat, le Saint-Office fournit sa réponse :

« « Il a été demandé à la SS Congrégation » :

  1. « S’il est permis de donner son nom aux partis communistes ou de les favoriser » ;
  2. « S’il est permis d’éditer, de propager ou de lire livres, périodiques, journaux ou feuilles qui patronnent la doctrine ou l’action des communistes ou d’y écrire » ;
  3. « Si les fidèles qui ont accompli librement et sciemment les actes dont il est question aux paragraphes 1 et 2 peuvent être admis aux sacrements » ;
  4. « Si les fidèles qui professent la doctrine matérialiste anti-chrétienne des communistes, et surtout ceux qui la défendent ou la propagent, encourent par le fait même, comme apostats de la foi catholique, l’excommunication spécialement réservée au Saint-Siège. »

« Les Emmes et Rdmes Pères préposés à la garde de la foi et des moeurs, après avoir lu l’avis des Rdmes Consultateurs dans la séance plénière du 28 mars 1949, ont décidé de répondre » :

« 1. A la première question négativement. Le communisme est en effet matérialiste et anti-chrétien ; et les chefs communistes, bien que parfois, en paroles, ils professent de ne pas combattre la Religion, en fait cependant, soit par la doctrine, soit par l’action, se montrent ennemis de Dieu et de la vraie Religion et de l’Eglise du Christ. »

« 2. A la deuxième question négativement. C’est défendu par le droit même (Can 1399 CIC). »

« 3. A la troisième question négativement. Selon les principes ordinaires touchant les sacrements à refuser à ceux qui ne sont pas disposés. »

« 4. A la quatrième question affirmativement. »

« Et le Jeudi suivant, le 30 du même mois et année, Notre Saint Père le Pape Pie XII, en l’audience habituelle accordée à l’Excme et Rdme Assesseur du Saint-Office, a approuvé la résolution à lui rapportée des Emmes Pères et il a ordonné de la promulguer dans la Revue officielle des actes du Siège Apostolique. Donné à Rome le 1er Juillet 1949. » »

Décret du Saint-Office sur le communisme, A.A.S., XLI, 334.

(4) Érudit, connaissant les langues anciennes, le Père jésuite Malachi Martin parlait couramment 14 langues, raison pour laquelle il servit d’interprète à plusieurs conclaves. Sur cette photographie, on le voit entre Mgr José Franklin Urbina Aznar et le Père Rama Coomaraswamy (auteur d’études liturgiques très intéressantes en langue anglaise, et d’une célèbre correspondance avec Mère Teresa de Calcutta – que les traducteurs de cette correspondance soient ici remerciés -, véritable icône de la « religion conciliaire »), tous deux clercs catholiques romains de constat « sédévacantiste » :

Mgr Urbina Aznar Père Martin Père Coomaraswamy Mgr Lopez-Gaston

De gauche à droite : Mgr José Franklin Urbina Aznar, le Père jésuite Malachi Martin, le Père Rama Coomaraswamy (converti au catholicisme romain, médecin et théologien, il est le fils du célèbre historien de l’art et métaphysicien srilankais de l’école pérennialiste – qui n’était pas catholique – Ananda Coomaraswamy), et Mgr José Ramon Lopez-Gaston.