A la veille, puis pendant le synode sur l’Amazonie, la secte conciliaire a suscité une légitime colère en organisant un culte païen au cœur même du Vatican. Ceci, comme nous allons le voir, n’est pas le fruit du hasard mais une conséquence du « magistère conciliaire », officiellement infaillible en matière de foi et de mœurs…

Description des faits

Dans une lettre ouverte traduite et publiée sur le site de Jeanne Smits, « Mgr » Athanasius Schneider décrit les évènements : « Le 4 octobre 2019, à la veille du Synode de l’Amazonie, une cérémonie religieuse a eu lieu dans les Jardins du Vatican, en présence du Pape François et de plusieurs évêques et cardinaux, en partie dirigée par des chamans et dans laquelle des objets symboliques ont été utilisés, notamment une sculpture en bois représentant une femme enceinte déshabillée. Ces représentations sont connues et appartiennent aux rituels indigènes des tribus amazoniennes, et plus particulièrement au culte de la Pachamama, la Terre Mère ; au cours des jours suivants, les statuettes de femmes nues en bois étaient également vénérées dans la Basilique Saint-Pierre, devant la Tombe de Saint-Pierre. Le Pape François a également salué deux évêques portant en procession la « chose » Pachamama sur leurs épaules à l’intérieur de la salle du Synode où elle a été mise à une place d’honneur. Des statues de Pachamama ont également été exposées dans l’église de Santa Maria in Traspontina.

En réponse aux protestations des fidèles catholiques concernant ces rites et l’utilisation de ces statues, les porte-parole du Vatican et les membres des comités du Synode amazonien ont minimisé ou nié le caractère syncrétiste religieux évident de ces statues, mais leurs réponses étaient évasives et contradictoires ; elles n’étaient que des acrobaties intellectuelles et des négations de preuves manifestes.

L’entreprise américaine de visuels de presse « Getty Images » a réalisé une photo de presse officielle de ce rituel en y ajoutant cette description : « Le pape François et le cardinal Cardinal Claudio Hummes, archevêque émérite de São Paulo, président du Réseau Ecclésial Pan-Amazonien (REPAM), se tiennent devant une statue représentant la Pachamama (Terre Mère). Le Père Paulo Suess, participant au Synode sur l’Amazonie, n’a laissé subsister aucun doute sur le caractère païen des cérémonies autour des images en bois dans les jardins du Vatican, et il a même osé saluer ces rites païens, affirmant : « Même s’il s’agissait d’un rite païen, c’est néanmoins un culte païen rendu à Dieu. On ne peut pas rejeter le paganisme comme n’étant rien » (interview du 17 octobre, Vatican News). Dans un communiqué officiel, le 21 octobre, le Réseau ecclésial panamazonien (REPAM) a condamné l’acte héroïque de ces Messieurs qui avaient jeté les images en bois dans le Tibre en le qualifiant d’acte « d’intolérance religieuse ». Ils ont ainsi dévoilé les mensonges et les astuces dont ils se sont servis pour nier le caractère religieux des images en bois vénérées. Les volontaires de l’église carmélite Santa Maria in Traspontina, où les statues en bois étaient exposées, ont corroboré cette affirmation en affirmant : « La mère[sculptée] que j’ai ramenée du Brésil… qui était dans la procession, eh bien, nous l’avons ramenée du Brésil. Elle a été réalisée par un artiste indigène, et nous lui avons demandé une œuvre d’art qui symboliserait toute cette connexion de la Terre Mère, des femmes, l’aspect féminin de Dieu, le fait que Dieu est le protecteur de la vie et celui qui la nourrit. » Elle l’a qualifiée à la fois de symbole de la « « Terre-Mère »et de « Pachamama »

Des sources objectives notent que la Pachamama est un objet de vénération, une déesse à laquelle certains Boliviens sacrifient des lamas, une divinité terrestre vénérée par certains Péruviens, enracinée dans les croyances et pratiques païennes inca. »

Athanasius Schneider oublie simplement de préciser que le 4 octobre, les images vidéo en font foi, Bergoglio a « béni » des « participants » du rite païen qui se tenaient sous ses yeux. Il a donc validé la scène d’idolâtrie de la Terre-Mère.

Le magistère conciliaire divinise la planète Terre

Il n’y a pas lieu de s’étonner que la secte conciliaire ait organisé le culte et la vénération d’une idole païenne représentant la Terre-Mère, car le « magistère conciliaire » divinise lui aussi la Terre dans son enseignement.

Pour rappel, le Magistère ordinaire est infaillible, ce qui signifie que, sous peine de tomber dans l’hérésie, il doit être cru de foi divine par un catholique, au même titre que les Saintes Ecritures, la Tradition et le Magistère extraordinaire (Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius).

Plus précisément, à l’instar du Magistère extraordinaire, le Magistère ordinaire est infaillible en matière de foi et de mœurs.

Pie XII nous rappelle dans Humani generis que les encycliques appartiennent au Magistère ordinaire de l’Eglise.

Ainsi, officiellement, l’« encyclique » (sic) Laudato Si’ de Bergoglio est infaillible en matière de foi et de mœurs…

Il va de soi que tout ce qui concerne l’Incarnation appartient au domaine de la foi. Or, que nous enseigne Bergoglio à ce sujet dans Laudato Si’ ? Lecteurs catholiques attachez vos ceintures : « Le Père est l’ultime source de tout, fondement aimant et communicatif de tout ce qui existe. Le Fils, qui le reflète, et par qui tout a été créé, s’est uni à cette terre quand il a été formé dans le sein de Marie » (cf. « Encyclique » Laudato Si’, 238).

Bergoglio nous enseigne donc explicitement, au premier degré, que le Christ s’est uni à la planète Terre. Ainsi, selon la religion conciliaire, le Christ ne s’est pas seulement uni à la nature humaine, mais à toute la Terre ! Si le Christ et la Terre sont unis, mécaniquement, ils ne font plus qu’un, et la Terre passe du statut de création à celui de divinité à honorer. De toutes pièces, est constituée une sorte de « Pachamama-version chrétienne ». Si Pachamama est la « Terre-mère » (sic), le Christ conciliaire est un « Terre-Fils » [SIC] !

Lors du synode, la secte conciliaire a d’ailleurs beaucoup parlé de « conversion écologique »

De Pachamama à cette « unification Christ/planète Terre », nous voyons qu’il n’y a qu’un pas, pour ne pas dire une véritable analogie. Dans les deux cas, nous aboutissons à un culte de la Terre. Il n’est dès lors pas surprenant que nous ayons assisté à une jonction entre la secte conciliaire et le culte païen de Pachamama.

Au cœur de la religion mondiale, l’eschatologie climatique

A ce stade des événements, la principale leçon du synode sur l’Amazonie est que l’écologie paganisante est au cœur de la religion mondiale que la secte conciliaire cherche à créer, de Vatican II, en passant – pour ne citer que les pièces de choix – par les réunions d’Assise, Amoris Laetitia, Laudato Si’, et la déclaration d’Abou Dabi de février 2019.

Pourquoi ce choix de l’écologie paganisante ? Parce qu’elle est un point de jonction facile pour les « croyants » et non-croyants de tous horizons, dont les cerveaux ont été préalablement lessivés par la propagande sur le réchauffement climatique. A ce sujet, le degré d’hystérisation des débats est tel qu’il faut pour être exact parler d’eschatologie climatique. Hermétiques à toute forme de spiritualité, les gauchistes sont les premiers à se jeter tête la première dans la farce de l’eschatologie climatique.

Les catholiques, eux, pour qui « les dieux païens sont des démons » (Psaume 96, 5), ne seront pas dupes.